| Alala | |
| Déesse mineure de la mythologie grecque | |
|---|---|
| Caractéristiques | |
| Nom grec ancien | Ἀλαλά / Alalá |
| Fonction principale | Allégorie du cri de guerre |
| Lieu d'origine | Grèce antique |
| Période d'origine | Antiquité grecque |
| Groupe divin | Divinités guerrières |
| Famille | |
| Père | Polémos |
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Dans la mythologie grecque, Alala (en grec ancien Ἀλαλά / Alalá) est une déesse mineure allégorique, personnifiant le cri de guerre.

Le nom d'Alala vient du grec ancien, de l'onomatopée ἀλαλή / alalḗ (en dorien ἀλαλά / alalá), qui désigne le cri de guerre, en particulier celui poussé au début du combat,.
Selon Pindare, Alala est la fille de Polémos (une personnification de la guerre), et est qualifiée par le poète de « prélude du jeu des lances, à qui les hommes, pour défendre leur cité, font offrande du sacrifice de leur vie »,.
À l'époque classique, notamment durant la guerre du Péloponnèse, les hoplites Athéniens crient « Ἀλαλά » au moment de se lancer dans la bataille. D'après Hésiode, ce cri a une connotation politique pour les Athéniens, car il ressemble au hululement de la chouette, symbole de la déesse Athéna, protectrice de la cité.
À la fin de la Première Guerre mondiale, Gabriele D'Annunzio promeut l'utilisation du cri de guerre « Eia! Eia! Eia! Alalà! » (ou « Eja! Eja! Eja! Alalà! »), en substitution de l'expression « Hip hip hip hourra », : l'expression anglaise est remplacée par une autre, d'origine grecque et italienne, plus nationale. Il est repris par ses partisans, et rapidement par le mouvement fasciste,, par exemple dans leur hymne officiel Giovinezza[réf. souhaitée].