| Naissance | |
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| Décès |
(à 68 ans) Lyon 6e |
| Sépulture | |
| Nom de naissance |
Claude Alexandre Albert Falsan |
| Nationalité | |
| Formation |
Faculté des sciences de Lyon (d) |
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| Père |
Pierre-Honoré Falsan (d) |
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| Distinction |
Grande médaille du Congrès des sociétés savantes, prix Bordin, médaille d'or du concours de la Sorbonne, médaille d'or de l'Académie de Lyon |
Albert Falsan, né le à Lyon où il est mort le , est un géologue français.
Il étudie les Alpes, la vallée du Rhône et la période glaciaire en France et en Suisse. Il retrouve notamment les traces des anciens glaciers dans la vallée du Rhône et en dresse les cartes.
Né à Lyon en 1833, Claude Alexandre Albert Falsan, usuellement Albert Falsan, est le fils de Pierre-Honoré Falsan, négociant et industriel de la soie, et de sa seconde femme, née Thérèse Niepce, parente de Nicéphore Niépce ; il est le petit-fils de l'industriel et économiste lyonnais Claude François Falsan. Il est aussi l'oncle et le parrain du Père Lagrange.
Il se marie avec Louise Jordand en 1867 à Arbignieu et auront quatre enfants : Thérèse, Amélie, Alexandrine et Pierre.
Albert Falsan fait ses études au collège des Minimes. Il se destine au commerce, mais aime suivre les cours de la Faculté des sciences de Lyon ; un accident de santé l'empêche de suivre les études préparatoires au commerce, il peut alors suivre ses goûts, et étudie les arts et les sciences naturelles. Il sera formé au dessin par Jean-Michel Grobon et Adolphe Appian et ses œuvres le feront remarquer au salon lyonnais de 1864. Cependant, ce sont la géologie et la botanique qui l'intéressent particulièrement. Avec quelques camarades, il fonde la Société des amis de la nature et en devient le directeur. Le géologue Joseph Fournet lui prodigue une solide formation scientifique,.
En 1860, il accompagne sa mère pour un séjour médical à Hyères, ce qui donnera lieu à l'écriture de son premier ouvrage géologique consacré à cette région.
Sans diplôme et sans réelle profession, Albert Falsan se consacre à l'étude géologique du Jura, de la région lyonnaise, des Alpes.
Il dresse des cartes géologiques et publie de nombreux travaux sur les glaciers du bassin du Rhône, sur leurs moraines, sur les sédiments jurassiques et leurs fossiles, sur la période glaciaire. Il s'illustre notamment par l'observation des traces des anciens glaciers dans la vallée du Rhône, il est le premier à en reconnaître les limites et il en dresse la carte. Ce travail, fruit de douze ans d'exploration en collaboration avec Ernest Chantre, est un ouvrage majeur d’une grande précision.
Sa méthode, sa grande rigueur scientifique, et sa scrupuleuse exactitude lui permettent d'affirmer des résultats certains. Par exemple, en 1866, il publie avec Arnould Locard une monographie du Mont-d’Or lyonnais, dont l'une des cartes à 1/20 000 sera directement reprise dans la feuille Lyon à 1/80 000, et ne subira que quelques retouches jusqu’à la parution de la carte à 1/50 000 en 1978. Ce sera également une œuvre majeure de la fin du XIXe siècle pour le fossé rhodanien et la première synthèse de ce massif de terrains triasiques et liasiques.
Il collaborera aussi Eugène Dumortier, paléontologue lyonnais, sur les gisements à poissons et végétaux du Bas-Bugey, mais également avec le comte Gaston Saporta, sur l'ouvrage posthume de Victor Thiollière ayant pour sujet les fossiles de Cerin.
Au Congrès géologique de Genève en 1875, la présentation de ses travaux sur les glaciers lui vaut un grand succès et la reconnaissance scientifique, et assurent sa renommée en France et en Suisse,. Il reçoit ensuite un grand nombre de récompenses. Il reçoit la grande médaille du Congrès des sociétés savantes, le prix Bordin décerné par l'Institut, la médaille d'or du concours de la Sorbonne en 1880, la médaille d'or de l'Académie de Lyon, et de nombreuses autres distinctions françaises et étrangères.
Il est élu le à l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Savoie, avec pour titre académique Correspondant. Il sera également membre de l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon à partir du .
La collection Albert Falsan, entrée par donation, fait partie des grandes collections nominatives au Musée des Confluences, héritier du Museum de Lyon.
Il meurt dans le 6e arrondissement de Lyon le , ses obsèques ont lieu le même jour à Saint-Cyr-au-Mont-d'Or ; le docteur Bondet prononce l'allocution. Il est enterré au cimetière de Loyasse, allée 81/2.
Ont aussi été nommés en son honneur :