| Albert Viger | |
Portrait gravé d'Albert Viger, publié dans l’Album Mariani. | |
| Fonctions | |
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| Ministre de l'Agriculture | |
| – (11 mois et 25 jours) |
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| Gouvernement | Brisson II Dupuy IV et V |
| Prédécesseur | Jules Méline |
| Successeur | Jean Dupuy |
| – (5 mois et 28 jours) |
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| Gouvernement | Bourgeois |
| Prédécesseur | Antoine Gadaud |
| Successeur | Jules Méline |
| – (2 ans et 15 jours) |
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| Gouvernement | Ribot II Dupuy I, II et III Casimir-Perier |
| Prédécesseur | Jules Develle |
| Successeur | Antoine Gadaud |
| Sénateur français | |
| – (19 ans, 2 mois et 13 jours) |
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| Circonscription | Loiret |
| Député français | |
| – (16 ans, 6 mois et 21 jours) |
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| Élection | 18 octobre 1885 |
| Réélection | 22 septembre 1889 20 août 1893 8 mai 1898 |
| Circonscription | Loiret |
| Législature | IVe, Ve, VIe et VIIe (Troisième République) |
| Groupe politique | Gauche radicale |
| Successeur | Louis Darblay |
| Conseiller général du Loiret | |
| – (40 ans) |
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| Circonscription | Canton de Châteauneuf-sur-Loire |
| Prédécesseur | Eugène Migneron |
| Successeur | Henri Brinon |
| Maire de Châteauneuf-sur-Loire | |
| 1884-1896 – 1897-1901 | |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Marie Albert Hyacinthe Viger |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Jargeau, France |
| Date de décès | (à 82 ans) |
| Lieu de décès | Châteauneuf-sur-Loire, France |
| Sépulture | Grand cimetière d'Orléans |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | Gauche modérée puis Gauche radicale |
| Diplômé de | Paris |
| Profession | Médecin |
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Marie Albert Hyacinthe Viger, né le à Jargeau (Loiret) et mort le à Châteauneuf-sur-Loire (Loiret), est un médecin et homme politique français.
Fils d'Eugène Viger, médecin à Jargeau, et de Mélanie Euphrosine Berland, Albert Viger nait à Jargeau. Après avoir fait ses premières études chez un de ses oncles, l'abbé Berland, curé de Beaugency, il est reçu bachelier es-sciences à 16 ans et bachelier es-lettres à 17 ans, puis il est interne à l'Hôtel-Dieu d'Orléans pendant qu'il prépare son doctorat en médecine à la faculté de Paris. Il devient à son tour docteur en médecine en 1867 à Paris,.
Le 16 mai 1868, il épouse Marie Mathilde Laberthe à Saint-Jean-le-Blanc. Leur fille, Eugénie Fernande Thérèse naîtra le 10 novembre 1880 à Châteauneuf-sur-Loire.
Il s'installe comme médecin à Châteauneuf-sur-Loire en 1868, en vertu d'une dispense d'âge ; il habite d'abord rue des Juifs (devenue rue Migneron) avant de faire construire en 1875-1876 la villa Fernande, sise 1 rue du Gâtinais ; l'une des pièces de cette maison est appelée la « pharmacie » car c'est là que Marie-Mathilde prépare les médicaments prescrits par le docteur Viger ; il y exerce comme médecin pendant vingt ans.
Il meurt le 8 juillet 1926 à Châteauneuf-sur-Loire et est inhumé au grand cimetière d'Orléans.
Pendant la guerre franco-allemande de 1870, il est médecin dans l'armée de la Loire ; il offre ses soins gratuitement dans les ambulances communales et particulières. Par arrêté du 2 décembre 1870, le préfet nomme dans l'état-major de la garde nationale de l'arrondissement d'Orléans, 2e bataillon, Chirurgien aide-major ayant rang de capitaine ; M. Viger (Albert) docteur en médecine à Châteauneuf-sur-Loire. En tant que médecin-chef des ambulances de la ville de Châteauneuf-sur-Loire, il soigne de nombreux soldats blessés et malades.
Spécialement chargé du service de communication avec l'armée de la Loire, Albert Viger établit un service d'information qui est très utile au corps d'armée du général Martin des Pallières. Il organise, entre Châteauneuf et Argent, sur un parcours de 60 km, un service d'informations à l'aide de cantonniers. Le jour de la bataille de Coulmiers, quand Martin des Pallières opère son mouvement sur Orléans, il n'hésite pas à s'engager, en compagnie de M. Cloutier, conducteur des Ponts-et-Chaussées, à travers les lignes bavaroises, pour informer le général en chef d'Aurelles de Paladines, de la marche de son divisionnaire. Les deux messagers seront reçus par le général Chanzy.
Albert Viger effectue sa carrière politique sous la troisième République.
Il est maire de Châteauneuf-sur-Loire :
Il est élu conseiller général, pour le canton de Châteauneuf-sur-Loire, au Conseil Général du Loiret le 1er août 1886 ; il en assure la présidence en alternance avec M. Georges Cochery jusqu'en 1914 puis seul de 1914 à 1925.
Il se présente aux élections législatives de 1885 sur la liste opportunistes du Loiret et devient député du Loiret le 18 octobre 1885. Il est réélu sous l'étiquette radical en 1889, 1893 et 1898 dans la deuxième circonscription législative d'Orléans. Il conserve un mandat de député jusqu'au . Deux lois sont connues sous l'appellation loi Viger :
Il est élu sénateur du Loiret le 28 octobre 1900 et le 7 janvier 1906 ; son mandat prend fin le 10 janvier 1920,.
Il appartient à plusieurs gouvernements en qualité de Ministre de l'Agriculture :
1- Franc-maçon, il appartient à la loge Les adeptes de Montyon d'Orléans au sein de laquelle il est très actif. Il est initié le 7 janvier 1870, devient compagnon le 23 juillet, puis maître le 23 juillet 1871 (son diplôme est daté du 1er septembre 1871). Il travaille à installer les associations maçonniques et, le 20 juillet 1884, il devient orateur par 22 voix contre 15 à Halmagrand.
2- Il appartient à différentes sociétés horticoles :
3- Il est membre d'honneur de différentes sociétés :
Pour lui rendre hommage, un lilas, Président Viger est créé. Il figure notamment dans le catalogue Lemoine n°146 de 1900 : « Fleurs lilas bleuâtre teinté de mauve, énormes thryses bifurqués ».
Furent également créées de nouvelles variétés dédiées à lui-même ou à sa famille : rose Madame Viger pour laquelle son créateur, M. Jupeau, a obtenu le premier prix ; pélargonium Mademoiselle Fernande Viger ; rhododendrons Fernande Viger et Madame Albert Viger ; nymphéa Président Viger ; dalhia Président Viger ; poirier Ministre Viger.
4- À sa mort, en 1926, il est président d'honneur de la société des Sauveteurs médaillés du Loiret.
Si Jules Méline a posé les fondations du Crédit Agricole, Albert Viger en a largement construit l'organisation en 1899 en créant les caisses régionales. En 1894, alors qu'il était ministre de l'Agriculture, il participe à la mise en place des caisses locales de crédit agricole, destinées à faciliter l'accès des agriculteurs au crédit. Mais surtout, en 1899, devenu à nouveau ministre de l'Agriculture, il fait adopter une loi qui permet la création des caisses régionales ; celles-ci fédèrent les caisses locales et permettent de mieux répartir les avances de l'État. Il est donc un architecte essentiel de l'organisation mutualiste du Crédit Agricole. La loi du 5 août 1920 institue la création de l'office national du Crédit Agricole ; Albert Viger en est le premier président. Cet office prend en 1926 le nom de caisse nationale du Crédit Agricole.
Il préside la confédération nationale de la mutualité, de la coopération et du crédit agricoles de 1910 à 1926.
Il collabore à différents journaux républicains comme L'Avenir, le Républicain de Gien, le Républicain orléanais.
Distinctions françaises :
Distinctions étrangères attribuées en sa qualité de représentant de la France :
