| Naissance | |
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| Sépulture | |
| Nom dans la langue maternelle |
Aleksander Chodźko Borejko |
| Nationalités | |
| Formation | |
| Activités |
Diplomate, collecteur de textes traditionnels, écrivain, slaviste, orientaliste, poète, interprète, professeur, professeur d'université |
| Famille |
Chodźko-Kościesza (d) |
| Père | |
| Fratrie |
Joseph Chodzko Michel Chodzko Stanisław Chodźko (d) |
| A travaillé pour | |
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| Membre de |
Cercle de l’Œuvre de Dieu (d) |
| Maître |
Mirza Djafar Toptchoubachov (en) |
| Distinction |
Aleksander Chodźko, né le à Krzywicze (actuelle Biélorussie) et mort le à Noisy-le-Sec, est un écrivain, diplomate, orientaliste et philologue polonais, naturalisé français en 1858.
Il a notamment été consul de Russie en Perse et professeur de langues et littérature slaves au Collège de France, prenant la succession d'Adam Mickiewicz. Il est un des premiers orientalistes à avoir étudié les folklores turkmène, nogaϊ, azéri, iranien, ghilani, mazandarani, tadish et kalmouk, et à avoir fait du folklore un sujet de recherche scientifique.
Fils de l'écrivain Jan Chodźko, Alexandre Chodźko descend d'une famille polonaise du grand-duché de Lituanie, territoire de la République des Deux Nations annexé par la Russie à la suite des trois partages de la Pologne à la fin du XVIIIe siècle.
Il fait de brillantes études à l’université de Vilnius et obtient en 1823 le titre de candidat en philologie.
Membre de la société secrète des Philarètes aux côtés d'Adam Mickiewicz, de Tomasz Zan et d'Ignacy Domeyko, il est arrêté et incarcéré en 1823-1824, mais échappe aux condamnations qui touchent d'autres membres.
En 1824, il part à Saint-Pétersbourg poursuivre ses études à l'École des langues orientales du ministère des Affaires étrangères de Russie .
Ses études terminées, il est nommé en 1830 secrétaire-drogman de la légation russe à Téhéran, puis successivement vice-consul à Racht sur la mer Caspienne, consul dans la province du Gilan et finalement consul général de Russie.
Il considère le fils de Mohammad Shah comme un ami[réf. nécessaire].
Durant ce long séjour en Perse, il étudie le peuple et la culture de ce pays. En 1832, alors qu'il est en poste à Téhéran, il se rend au Gilan, et l'année suivante au Khorassan. Du 18 au , il visite les gorges de la rivière Serdar (Khabliroud). L'année suivante, il entreprend un voyage à travers le Mazandéran, et durant l'été 1839, dans les montagnes de Roudbari-Zeitoun. Ces visites feront l'objet d'un ouvrage intitulé Récits de voyage.
Parmi les pièces rassemblées par Aleksander Chodźko se trouvent des manuscrits qui mettent en lumière les différents aspects de la vie religieuse en Iran. En 1839, il transmet à Blaremberg un manuscrit rare qu’il a traduit du persan en français : Koulsoun-nene ou comment les femmes perses interprètent le Coran.
En 1841 Chodźko obtient un congé pour des raisons de santé, et après un voyage à travers la Grèce et l’Italie, il renoue des relations avec ses amis polonais émigrés en France après l'insurrection de 1830-1831, ainsi qu'avec des orientalistes occidentaux qu’il avait rencontrés en Perse.
En 1842, il se rend au Royaume-Uni avec un projet d’édition de manuscrits. En 1842, la Royal Asiatic Society à Londres publie Les aventures de Kourroglou, une anthologie de poésies folkloriques recueillies durant les années 1832–1834 dans la province de Gilan, puis traduites par ses soins en anglais. L’épopée de Kourroglou, chef de bande et poète ayant vécu au XVIIe siècle dans la région d’Erzeroum, héros d’une légende répandue parmi plus d’une dizaine de peuples d’Asie, représente presque la moitié de cette publication. Les Chants de Kourroglou ont ensuite été deux fois traduits en français (par George Sand et Adolphe Briel), puis en allemand et en russe.
En 1843, Chodźko vient à Paris où il retrouve son ami Adam Mickiewicz, ses frères Joseph et Michel et son cousin Leonard Chodźko, tous fervents patriotes polonais. Mickiewicz, cherchant à introduire Chodzko dans les salons parisiens, propose à George Sand d’adapter l’histoire de Kourroglou au goût des lecteurs français.
En 1845, le ministère russe des Affaires étrangères accepte sa démission et Chodzko s’installe alors définitivement en France. En 1848, il s'engage dans la garde nationale. Les tensions en Transcaucasie, puis la guerre de Crimée rendent ses talents et ses connaissances précieux : de 1852 à 1855, il est chargé d’analyses auprès du ministre des Affaires étrangères Édouard Drouyn de Lhuys.
Il conserve cependant des contacts avec la Perse. À partir de 1857, il dirige l’enseignement de jeunes Iraniens venus étudier à Paris. Le chah lui donne la direction de l’école qu’il fonde à Paris en 1859. Parallèlement à l’enseignement, il est aussi conseiller auprès de la légation de Perse à Paris.
En 1858, Chodzko succède à Adam Mickiewicz à la chaire de langues et de littérature slaves du Collège de France avec le titre de chargé de cours. Il se fait alors naturaliser français. Par ailleurs, il est un des fondateurs de la Société de linguistique de Paris en 1864.
En 1884, il prend sa retraite et meurt le à Noisy-le-Sec.
Le , il épouse à Lausanne Helena Dunin-Jundziłł (1822-), fille du général lituanien Wiktor Dunin Jundziłł et petite-fille de Michał Cichocki, fils naturel du roi de Pologne Stanislas II. Elle était la filleule du maréchal Joseph-Antoine Poniatowski. Ils ont eu cinq enfants : Victor, Adam, Alexandre, Teresa et Maria.
Filleul d’Adam Mickiewicz, Victor, né le à Paris, sera capitaine de marine. La famille Korzeniowski lui confiera Joseph Conrad qu’il initiera à la carrière maritime. Adam Chodzko, né en Suisse en 1847, deviendra ingénieur diplômé de l’École des mines et il s’établira à San Francisco. Alexandre, né à Paris en 1860, prend du service sur un navire britannique. Il épouse Lettice Elrington (née en 1876), fille du général britannique Frederick Elrington.
