Interprète virtuose, il choisit d'effectuer toute sa carrière dans le Puy-de-Dôme.
Il fonde la Société philharmonique de Clermont-Ferrand, puis en 1909 le conservatoire de Clermont-Ferrand, le dirigeant jusqu'à sa mort le ,.
Œuvre
S'il remplit son office d'organiste de la cathédrale, et s'il assume la fonction de directeur du conservatoire, il joue également les grands concertos pour piano, avec l'orchestre de la ville, qu'il lui arrive également de diriger.
Il consacre de nombreuses pages musicales au piano et à l'orgue ou à l'harmonium, mais compose aussi de la musique de chambre et de la musique vocale. L'origine alsacienne de Claussmann fait que sa musique constitue une synthèse des écoles française et allemande (influences de César Franck et Robert Schumann notamment).
Son œuvre contribue, avec celles d'autres compositeurs, tels le strasbourgeois Marie-Joseph Erb, Emile Bourdon à Monaco, le lyonnais Édouard Commette, le chanoine Fauchard à Laval, pour ne citer qu'eux, à forger en quelque sorte le chaînon manquant entre une musique d'orgue parisienne reconnue et célébrée et l'apport plus discret, mais indéniable, des petits maîtres de province à l'élaboration d'un langage qui a fait le renom de l'école d'orgue française.
Hommages
Concert dédié à la mémoire d'Aloÿs Claussmann (1926?)
Plusieurs voies publiques portent son nom en France:
une rue Claussmann à Clermont-Ferrand: le , une décision municipale donne à l'ancien glacis de la Poterne le nom de rue Claussmann, ce qui permet ainsi d'éviter la confusion avec la place de la Poterne toute proche.
une place Aloyse-Claussmann à Uffholtz.
À Clermont-Ferrand, un monument commémoratif sculpté par l'artiste Maurice Vaury est inauguré le entre le square Blaise-Pascal et la place de la Poterne, puis déplacé en face du 79 rue Blatin.
À l’occasion du centenaire de sa mort, le Conservatoire à rayonnement régional de Clermont-Ferrand organise, du 6 au 8 novembre 2026, trois journées de concerts et de conférences consacrées aux œuvres instrumentales, vocales et religieuses d’Aloys Claussmann. Les manifestations se déroulent au conservatoire, à la chapelle de l’ensemble scolaire Massillon et à l’église Saint-Genès des Carmes. Elles permettent notamment de faire redécouvrir des compositions longtemps oubliées, dont certaines ont été retrouvées récemment grâce aux recherches de François Clément, ancien titulaire de l’orgue de la cathédrale de Clermont-Ferrand, fonction qu’Aloys Claussmann a lui-même occupée de 1888 jusqu’à sa mort.
Ses œuvres
Ont été recensées et identifiées 544 pièces au total: 350 pièces pour orgue et harmonium, 113 pièces pour piano, 62 chants ou mélodies, 22 pièces de violon ou violoncelle,.
Une grande partie de ses œuvres a été éditée, mais on ne connaît que peu de manuscrits.
Discographie
Œuvres pour piano: Nocturne op.55, Capricietto op.71 n°9, Chant du renouveau op.48, Capriccio op. 78 n° 3, 8e Nocturne op. 80 n°1, 3e Barcarolle, Chant du Soir et Tarentelle op. 60 n°3 & 4, Sonate op. 45, par Claudine Simon, piano. (Ligia, 2015)
Œuvres pour piano: Sonate Op 45, 6 pièces Op 60, Caprice Op 47, par Stéphane Poyet, piano (2014)
Toccata, 2 Scherzos, Minuetto, Méditation, Fantaisie héroïque, Cavatine de Raff, Antienne, et Messe pour orgue, par Hervé Désarbre à l'orgue historique John Abbey de Renaison (Mandala, 1997).
Pièce pour orgue, par André Isoir à Hochfelden (ARDAM, 1987).
12Emile Lafay, «CLAUSSMANN Aloyse», Notices NetBDA publiées par la Fédération des Sociétés d'Histoire et d'Archéologie d'Alsace , sur alsace-histoire.org (consulté le )
↑L' Abbé H. Delépine, Echos Jubilaires des Maîtres de l'Orgue (Volume I), Paris, Procure Générale de Musique Religieuse, 1908 "hommage à sa sainteté pie x", 145p.
↑La plupart des sources secondaires indiquent une date de mort le 7, mais l'article de Laurent Teitgen s'appuyant sur l'acte de décès (consulter sur Wikimedia Commons) rectifie pour la première fois cette date.
↑Louis Passelaigue, Histoire des rues de Clermont-Ferrand et Montferrand, Clermont-Ferrand, de Borée, , p.81
Laurent Teitgen, «Sur les traces du compositeur clermontois Aloÿs Claussmann», Massif Central «Hiver 2026», (ISSN1265-5651)
François Clément, «Aloÿs Claussmann, un musicien de l'ombre», Orgues nouvelles, , p.48-50 (ISSN1966-7655)
(en) Steven Young, «Aloÿs Claussmann Organist and Composer (1850–1926): A re-estimation», The Diapason, (ISSN0012-2378, lire en ligne)
Pierre Desaymard, «Bibliographie des œuvres d'Aloys Claussmann», Bulletin Historique et Scientifique de l'Auvergne, vol.90, no668, , p.305-321 (ISSN1153-2599)
Émile Lafay, «Aloyse Claussmann», dans Nouveau Dictionnaire de biographie alsacienne, vol.69, (lire en ligne), p.518
Pierre Desaymard, «Aloÿs Claussmann: cinquante ans plus tard», L'Auvergne littéraire et artistique, nos226-229, , p.13-16 (ISSN0005-1845)
«Deux fils remarquables du village d’UffhoItz», Almanach Sainte-Odile, no47, , p.21 (ISSN1270-7783)
Georges Desdevises du Dézert, Aloïs Claussmann. Musicien, professeur de musique à Clermont (dossier documentaire), (lire en ligne)
Joseph Desaymard, «Aloys Claussmann», Bulletin de l'Auvergne, vol.51, , p.35-38 (ISSN1153-2602)
Pierre Balme, «Aloys Claussmann», L'Auvergne littéraire et artistique, no28, , p.15-17 (ISSN0005-1845, lire en ligne)
Joseph Desaymard, «Mort d'Aloys Claussmann», L'Avenir du Plateau Central, , p.2 (ISSN2121-6193, lire en ligne[PDF])
Henry Eymieu, «Nos grands organistes: Alois Claussmann», Revue pratique de liturgie et de musique sacrée, vol.9, nos103-104, 1925-1926, p.166-170 (ISSN1247-0643)
Claude Nievre, «Un grand talent méconnu, Claussmann, musicien et compositeur», La Montagne, , p.2 (ISSN0767-4007, lire en ligne[PDF])
Th. Mourgue, «Profil d’artistes: M. Claussmann», Le Moniteur du Puy-de-Dôme, , p.2 (ISSN2132-4891, lire en ligne[PDF])
Liens externes
François Clément, «François Clément, organiste», site consacré à Aloÿs Claussmann et autres organistes de la cathédrale de Clermont-Ferrand, avec biographies, catalogues, vidéos, sur e-monsite.com (consulté le ). L'objectif est de mettre en ligne l'intégralité des pièces d'orgue et d'harmonium. François Clément joue sur les orgues de église Saint-Jean d'Ambert, l'église Sainte-Jeanne-d'Arc de Clermont-Ferrand, de l'église Saint-Étienne et Saint-Laurent de Saint-Étienne, de l'église Saint-Genès de Thiers, l'harmonium de l'église Saint-Sulpice de Châteldon, de la chapelle l'école privée Massillon à Clermont-Ferrand... (vidéos sur Youtube et partitions téléchargeables en format PDF)