| Amadou Dicko | |
Amadou Dicko en 2025. | |
| Fonctions | |
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| Ministre délégué chargé des Ressources animales | |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Dori, Burkina Faso |
| Profession | Docteur vétérinaire |
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Amadou Dicko, né le à Dori (Burkina Faso), est un docteur vétérinaire et homme politique burkinabè. Il est l'actuel ministre délégué chargé des Ressources animales du Burkina Faso depuis le .
Amadou Dicko a obtenu son doctorat en médecine vétérinaire à l'École inter-États des sciences et médecine vétérinaires (EISMV) de Dakar, au Sénégal. Il est également titulaire d'un master en informatique médicale et a suivi des formations complémentaires en santé publique.
Avant sa nomination au gouvernement, Amadou Dicko a travaillé comme chercheur à l'Institut national de santé publique du Burkina Faso. Ses recherches ont porté sur la parasitologie vétérinaire, les maladies infectieuses, les zoonoses et l'application de l'intelligence artificielle à la santé animale. Il a plus de 10 ans d'expérience dans le domaine de la médecine vétérinaire et de la santé publique.
Amadou Dicko a été nommé ministre délégué chargé des Ressources animales le . Il est rattaché au Ministère de l'Agriculture, des Ressources Animales et Halieutiques. Sa nomination s'inscrit dans la volonté du gouvernement de renforcer le secteur de l'élevage, qui constitue une part importante de l'économie du Burkina Faso.
Depuis sa prise de fonction le , Amadou Dicko a initié et supervisé de nombreux projets structurants visant à moderniser et développer le secteur de l'élevage au Burkina Faso. Ses réalisations s'articulent autour de plusieurs axes stratégiques :
Construction de l'abattoir moderne de Ziniaré : En , il a lancé les travaux de construction d'un abattoir moderne à Ziniaré, d'un coût de 1,4 milliard de francs CFA (environ 2 millions de dollars US). Ce projet, implanté sur un site de 17 hectares, vise à améliorer la qualité de la viande, à renforcer la chaîne de valeur du bétail et à réduire l'exportation d'animaux sur pied.
Lancement de la Centrale d'achat des médicaments vétérinaires (CAMVET) : En , il a officiellement lancé les activités de la CAMV, une initiative stratégique visant à garantir la disponibilité et l'accessibilité de médicaments vétérinaires de qualité pour les éleveurs, tout en luttant contre la contrefaçon.
Campagnes nationales de vaccination : Il a supervisé plusieurs campagnes nationales de vaccination du bétail pour lutter contre les épizooties, notamment dans les régions du Centre-Sud et du Liptako, contribuant à la protection sanitaire du cheptel national.
Programme national d'insémination artificielle : Il a lancé et supervisé des campagnes d'insémination artificielle à grande échelle, avec un objectif d'inséminer 900 vaches dans la région du Liptako pour la campagne 2025-2026. Le coût de l'insémination a été subventionné à 5 000 francs CFA par vache pour encourager l'adoption de cette technologie.
Aménagement de périmètres fourragers : Il a lancé plusieurs projets d'aménagement de périmètres fourragers, notamment :
Promotion du fourrage cultivé : Dans le cadre du PRAPS 2-BF (Projet Régional d'Appui au Pastoralisme au Sahel), il a soutenu le développement du fourrage cultivé comme réponse aux défis du changement climatique et de la dégradation des pâturages.
Système d'identification du cheptel : Il a promu la digitalisation de l'identification et de la traçabilité du cheptel, mettant en avant l'importance de l'innovation technologique dans la gestion moderne de l'élevage.
Participation à TICAD9 (Conférence internationale de Tokyo sur le développement africain) : En , Amadou Dicko a représenté le Burkina Faso à la 9ème Conférence internationale de Tokyo sur le développement africain (TICAD9) au Japon. Il a participé aux discussions sur l'impact de l'AIEA en Afrique et a contribué aux échanges sur le développement durable du continent africain.
Engagement à la COP29 sur les changements climatiques : En , il a participé à la COP29 à Bakou, en Azerbaïdjan, aux côtés du ministre de l'Environnement du Burkina Faso. Il a présenté l'expérience du Burkina Faso en matière d'adaptation climatique dans le secteur de l'élevage et a contribué aux discussions sur les systèmes alimentaires résilients face au changement climatique.
Partenariat avec l'AIEA : En , il a participé à la 68ème session ordinaire de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) à Vienne, appelant à une intensification de la coopération en matière de sciences nucléaires appliquées à l'agriculture et à l'élevage. Il a notamment mis l'accent sur l'initiative « Atoms4Food » pour améliorer la sécurité alimentaire en Afrique.
Collaboration avec la FAO : Il a développé un partenariat stratégique avec l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO). En , la FAO a organisé une mission de terrain avec le ministre délégué pour évaluer l'offensive agro-sylvo-pastorale du Burkina Faso et identifier les domaines de coopération technique.
Coopération avec Africa CDC : En , il a reçu en audience le Directeur régional d'Africa CDC (Centres africains de contrôle et de prévention des maladies) pour discuter du renforcement de la santé animale et humaine au Burkina Faso. Cette collaboration s'inscrit dans une approche intégrée de la santé publique vétérinaire et humaine.
Promotion de l'approche One Health : Il est un fervent promoteur de l'approche « Une seule santé » (One Health) qui reconnaît l'interconnexion entre la santé humaine, animale et environnementale. En , il a présidé la première session du comité de pilotage One Health, insistant sur la nécessité d'une collaboration renforcée entre les secteurs de la santé humaine, animale et environnementale.
Coopération russo-burkinabè : En , il a établi un nouveau partenariat avec la fédération de Russie pour la formation et la recherche agricole, incluant des échanges avec les universités agricoles de Novossibirsk et l'Académie des sciences de Russie. Ce partenariat quinquennal vise à renforcer les capacités techniques dans le domaine de l'élevage.
Contribution aux systèmes alimentaires durables : Dans le cadre des discussions internationales sur la transformation des systèmes alimentaires (UNFSS - UN Food Systems Summit), il a contribué aux réflexions sur le développement de systèmes alimentaires durables et résilients en Afrique de l'Ouest, mettant l'accent sur le rôle central de l'élevage dans la sécurité alimentaire régionale.
Il a encouragé le développement de la production laitière locale en visitant des fermes modèles et en soutenant les initiatives visant à augmenter la production de lait cru, avec des objectifs ambitieux de production de 500 litres par jour d'ici 2026 pour certaines fermes visitées.