Les Américains sont les citoyens des États-Unis d'Amérique ou des ressortissants de nationalité américaine. La majorité des Américains sont blancs, du fait que le pays trouve ses origines dans la colonisation britannique et plus largement européenne du XVIIe siècle et du XVIIIe siècle, qui donna naissance à la nation américaine. Après l'acquisition de l'indépendance en 1783, le pays connut plusieurs vagues d'immigration en provenance de l'Europe au cours du XIXe siècle et au début du XXe siècle.
Les États-Unis possèdent également d'importantes minorités raciales, notamment noires en raison de l'héritage esclavagiste, mais aussi métisses, latinos ainsi qu'asiatiques en raison d'un changement de politique migratoire opéré en 1965, qui supprima les restrictions raciales en matière d'immigration. En revanche, le cas des Amérindiens est plus complexe, car une partie d'entre-eux s'identifient à leurs nations indigènes et non à la nation américaine.
Les habitants des États-Unis sont appelés « Américain, Américains, Américaine et Américaines ». En français, cette forme est la plus couramment employée. C’est le seul gentilé indiqué dans le code de rédaction interinstitutionnel de l’Union européenne ainsi que dans la Liste annexée à l'arrêté français du 4 novembre 1993, qui contient les recommandations de la France pour ses fonctionnaires sur l’usage des gentilés.
Dans le langage courant, afin d'englober les simples résidents qui n'ont pas la nationalité américaine, la forme largement établie et utilisée en français est l'adjectif « américain », et le substantif « Américain » (American en anglais).
Néanmoins, la possible ambiguïté avec le nom des habitants du continent américain a mené à la création du terme « États-Unien »,, également orthographié « Étatsunien » et « Étasunien », jugé plus précis par quelques auteurs, et dépréciatif par d'autres. Ce terme, le plus souvent utilisé dans le cadre de discours critiques envers les États-Unis, a été utilisé pour la première fois en 1910 dans La Revue du mois.
Dans le langage populaire ou familier de certains pays francophones, le peuple américain est parfois affublé des surnoms — souvent péjoratifs — de « Yankee », « ricain » (abréviation par aphérèse d'« Américain ») et « Amerloque » (déformation du nom « Américain » visant à le tourner en dérision, de par sa sonorité une fois déformé, ou par le fait même que le mot soit délibérément déformé).
Les ressortissants américains sont les personnes qui possèdent la nationalité des États-Unis, qu’ils soient citoyens américains ou non-citizen nationals. Selon Encyclopædia Britannica, la nationalité constitue un lien juridique fondamental entre un individu et un État, impliquant protection diplomatique et obligations internationales. Elle se distingue de la citoyenneté, qui représente une forme plus étroite de nationalité et confère des droits politiques complets, tels que le vote ou l’accès aux fonctions publiques. Dans l’histoire des États-Unis, certains groupes — notamment la plupart des Amérindiens des Etats-Unis, qui n’obtenaient pas automatiquement la citoyenneté avant l’adoption de l’Indian Citizenship Act en 1924 — pouvaient être considérés comme nationals sans être citoyens à part entière.
Les non-citizen nationals des États-Unis sont principalement les personnes nées dans des territoires non incorporés comme les Samoa américaines ou les îles Swains, ainsi que les enfants nés à l’étranger de parents eux-mêmes non-citizen nationals.
Le statut de ressortissant américain est défini par la Loi sur l'immigration et la nationalité (États-Unis) (en), qui constitue la base du droit fédéral en matière de nationalité et de citoyenneté. Cette législation précise les conditions d’acquisition de la nationalité, notamment par naissance sur le territoire des États-Unis (principe du jus soli), par filiation ou par naturalisation.
Les dispositions de l’INA encadrent également les modalités de perte de la nationalité. Selon le CIA World Factbook, un ressortissant américain peut perdre sa nationalité en accomplissant certains actes expatriants (tels qu’une naturalisation volontaire dans un autre pays, un serment d’allégeance ou un service militaire étranger) à la condition expresse d’avoir agi avec l’intention spécifique de renoncer à sa nationalité américaine. Conformément à la jurisprudence américaine et au Titre 8 du Code des États-Unis (U.S. Code), cette perte n’est jamais automatique et nécessite une démarche volontaire ou une manifestation formelle d’abandon devant une autorité consulaire. Cette distinction entre protection juridique (nationalité) et droits civiques (citoyenneté) demeure fondamentale dans le droit américain.
Sans tenir compte de l'Alaska, les Américains sont voisins des Canadiens au nord et des Mexicains au sud-ouest.