| Amoucha | ||||
La RN 9 à Amoucha | ||||
| Noms | ||||
|---|---|---|---|---|
| Nom arabe | عموشة | |||
| Nom amazigh | ⵉⵄⵎⵓⵛⴻⵏ | |||
| Administration | ||||
| Pays | ||||
| Région | Petite Kabylie | |||
| Wilaya | Sétif | |||
| Daïra | Amoucha | |||
| Code postal | 19480 | |||
| Code ONS | 1927 | |||
| Démographie | ||||
| Population | 22 767 hab. (2008) | |||
| Géographie | ||||
| Coordonnées | 36° 23′ 17″ nord, 5° 24′ 39″ est | |||
| Localisation | ||||
Localisation de la commune dans la wilaya de Sétif. | ||||
| Géolocalisation sur la carte : Algérie
Géolocalisation sur la carte : Algérie
Géolocalisation sur la carte : Algérie (nord)
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Amoucha (en chaoui des Amouchas : Iɛemmucen) est une agglomération chef-lieu de commune de la wilaya de Sétif située en Kabylie, limitrophe de la Wilaya de Bejaia, en Algérie.
Le territoire d'Amoucha est traversé par la route nationale RN09 qui relie les villes de Sétif et de Béjaïa. Elle est insérée dans une zone montagneuse, dans les Babors en Petite Kabylie. La commune est située à 80 km au sud-est de Béjaïa et à une trentaine de kilomètres au nord de Sétif.
En 1880, durant la colonisation française de l’Algérie, Amoucha est érigée en Commune mixte rattachée au département de Constantine, dépendant de l'arrondissement de Bougie. En 1959, elle est rattachée au département de Sétif nouvellement créé.
Pendant la colonisation Française en Algérie et notamment lors des massacres du 08 Mai 1945, la commune de Amoucha fut particulièrement touchée au même titre que les villes de Sétif, Kherrata et Guelma.
Parmi les spécificités de la ville, on retrouve un dialecte berbère unique dans le pays tant par son contexte que ses locuteurs : le chaoui des Amouchas. (ou tacawit n'iɛmuccen localement).
Si la tribu des Amouchas (Iɛmuccen) est, dans ces secteurs-là, plutôt ratachée aux Kutamas (en opposition au sud, plus mixé entre tribus hilaliennes et kétamiennes), leur dialecte berbère est en réalité plutôt rattaché à la famille lingustique zénète, d'ou le terme chaoui, en référence directe à la proximité avec cette langue plus méridionale.
Elle fut premièrement découverte en 1929 par une étude linguistique de René Basset, la classant alors dans les parlers kabyles. Classification qui changera plus tard avec l'étude de Larbi Rabdi datée de 2004, ou il identifie explicitement que le parler amouchi est zénète et relié au tacawit.
La langue se serait étendue auparavant de la banlieue nord de la ville de Sétif jusqu'au versants sud-ouest des Babors, avec une longue histoire de bilinguisme alternant arabe (mélange du pré-hilalien parlé vers Beni Aziz et en Kabylie de Jijel limitrophes et de l'hilalien sétifien) et tamazight (taɛmucct et tasahlite).
Toutefois, l'exode rural et les politiques gouvernementales font petit à petit reculer le chaoui dans la région, au point ou il n'est réellement transmit que dans les villages en contact direct avec le tasahlite tels que Tizi n'Bechar (par ailleurs en partie sur le territoire de l'ancienne Takitount, donnant son nom à la commune mixte).
Cette linguistique spécifique au pays d'Amoucha mène d'ailleurs à une certaine confusion identitaire. Certains se définissant kabyles, d'autres chaouis et enfin, des locuteurs du tasahlite plus septentrional semble utiliser le terme aɛraben pour décrire les locuteurs du taɛmucct, référençant sûrement des traits culturels distincts et non une origine ethnique arabe.