| Type d'usine |
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| Opérateur | |
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| Date d'ouverture |
31 juillet 1997 |
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| Baigné par | |
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La station de traitement des eaux usées du Cap Sicié - Amphitria, ou plus simplement nommée Amphitria, est une usine de traitement des eaux usées (STEP), située en contrebas du cap Sicié, qui traite les effluents de Toulon et ses communes environnantes, dans le département du Var. Sa capacité nominale est de 500 000 équivalents-habitants.
Amphitria tire son nom d'Amphitrite, la déesse mythologique de la mer. En accord avec la loi littoral, cette station d'épuration traite les eaux usées de Toulon, Évenos, Ollioules, le Revest, Saint-Mandrier-sur-Mer, La Seyne-sur-Mer et Six-Fours-les-Plages. Elle diffère des stations d'épuration classiques, de par son architecture et son implantation discrète au pied de la falaise de 300 mètres de haut du Cap-Sicié, site classé.
Elle reçoit 50,000 m3 d'eaux usées par jour - soit 20 Millions de m3 par an.
Fin 1940, est créé le "Syndicat Intercommunal de la Région Toulonnaise pour l'Évacuation en Mer des Eaux Usées". Le site du Cap Sicié est alors retenu pour l'évacuation en mer des effluents collectés par les sept communes avoisinantes. A l'époque, jusqu'à 80 000 m3 d'eaux usées étaient ainsi rejetés dans la Méditerranée par l'intermédiaire d'un émissaire de 12 km de long. L'extrémité du Cap faisant face à un courant marin puissant entraînait les effluents vers le large et évitait un retour vers les plages avoisinantes. Comme il était admis à l'époque, que la mer possédait un pouvoir épurateur inépuisable, la décision fut prise de rejeter les effluents bruts sans aucun traitement. Il faudra attendre hélas 1991, pour que le Syndicat Intercommunal prenne la bonne décision de faire construire la station "Amphitria", dans un souci de préservation du cadre environnemental et de la mer. Elle respectera la Loi Littoral par des mesures compensatoires supplémentaires, telles que la suppression de lignes électriques extérieures, ou encore l'intégration discrète des ouvrages annexes à l'usine ; par exemple, l'accès se fera par un tunnel de 1 200 mètres de long creusé dans la falaise depuis le plateau supérieur. Pour se protéger des éventuelles chutes de pierres, la station "Amphitria" sera recouverte de 30 000 gros pneus usagés de camions recyclés, posés horizontalement sur tout le dessus de sa surface. C'est un procédé appelé « Pneusol ». Il sera agréé par le Laboratoire central des ponts et chaussées en lui permettant ainsi de résister et d'amortir la chute de blocs de rocher pouvant peser jusqu'à 7 tonnes. Des écrans anti-éboulis faits de solides grillages métalliques seront ancrés dans la falaise, pour en outre retenir des chutes de plus petits blocs. La topographie complexe du lieu a nécessité l'usage du procédé Jet-Grounting, qui a consisté à injecter dans le sol des fondations, un coulis de ciment, permettant de créer 450 pieux ancrés profondément dans le sol. L'usine sera en outre protégée de la houle du grand large, par de gros enrochements sur l'avant d'une digue artificielle maçonnée de 200 mètres de long sur 8 mètres de haut. Après sept années de travaux et 117,7 millions d'euros dépensées, l'usine de dépollution sera mise en service.
Amphitria traite l'eau, les boues et les fumées générées par le brulage des boues. L'usine a récemment été équipée d'un traitement biologique permettant d'épurer les eaux à 98 %. C'est, à ce jour, la seule usine du bassin méditerranéen à être conforme à la nouvelle réglementation européenne. La capacité nominale de traitement de la station est de 500 000 équivalents-habitants.
Article détaillé généraliste : Traitement des eaux usées
La station Amphitria traite les eaux usées selon les six procédés suivants :
Il permet d'éliminer , Dernière phase du traitement des eaux, elle débarrasse les eaux usées du reste de la pollution.
L'air environnant des salles de l'usine est traité avec de l'acide sulfurique, de la soude et de l'eau de Javel.
Les boues issues du prétraitement sont récupérées, centrifugées, séchées puis brûlées.
Les fumées produites par le traitement des boues dans un incinérateur, sont filtrées puis traitées. Les résidus sont filtrés dissous et versés dans un bac de dissolution.