| Membre de l’Académie royale espagnole (d) | |
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| - | |
Federico Corriente Córdoba (en) |
| Naissance | |
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| Décès |
(à 88 ans) Barcelone |
| Sépulture | |
| Nom de naissance |
Ana María Matute Ausejo |
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| Activités | |
| Période d'activité |
- |
| Conjoint |
Ramón Eugenio de Goicoechea López (d) (de à ) |
| Enfant |
Juan Pablo Goicoechea Matute (d) |
| Membre de | |
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Ana María Matute, née le à Barcelone, où elle meurt le , est une écrivaine espagnole appartenant à la Génération de 50.
Elle a reçu de nombreux prix, notamment le Prix national de Littérature infantile et juvénile en 1984, le Prix national des Lettres espagnoles en 2007 et le Prix Cervantes en 2010.
Elle est la deuxième des cinq enfants d'une famille de la petite bourgeoisie catalane, conservatrice et religieuse. Sa mère était hispanophone et son père catalanophone, propriétaire d'une usine de parapluies. Née à Barcelone, elle y passe une enfance marquée par la Guerre civile espagnole, ce qui se reflétera dans son œuvre littéraire, centrée sur « les petits garçons étonnés » qui observent malgré eux et cherchent à comprendre la déraison qui les entoure.
Elle commence une carrière littéraire précoce et prolifique avec Los Abel en 1948, finaliste du Prix Nadal. Bien qu'elle parle de la situation terrible des campesinos espagnols, elle n'est pas censurée parce qu'elle ne met pas en cause Franco. Bien que la censure n'empêche pas toujours la publication des romans de Matute, les démêlés de l'écrivaine avec le régime franquiste ne se limitent pas à cet aspect, puisque jusqu'en , une interdiction de se rendre à l'étranger lui a été imposée, l'empêchant, par exemple, de se rendre à un congrès de littérature jeunesse à Nice.
Le , Matute épouse l'écrivain Ramón Eugenio de Goicoechea. En 1954 naît leur fils unique, Juan Pablo, à qui elle dédie une grande partie de ses œuvres pour enfants. Matute divorce de son mari en 1963. En raison de la législation espagnole de l'époque, elle perd le droit de voir son fils, puisque son mari a obtenu la tutelle de l'enfant, ce qui cause à la mère de graves problèmes émotionnels.
Elle occupe le siège K de l'Académie royale espagnole, dont elle est l'un des six membres féminins de 1996 à sa mort en 2014. De plus, elle est la troisième femme à avoir reçu le Prix Cervantes (2010). Elle est une des voix les plus personnelles et isolées de la littérature espagnole.