Anat Even (hébreu : ענת אבן), née en à Eilat, est une artiste, vidéaste et cinéaste israélienne, connue principalement pour ses films documentaires.
Née en 1958,, d’une mère originaire de Palestine et d’un père algérien, dans un milieu ouvrier, Anat Even milite d'abord dans une organisation de jeunesse sioniste-socialiste. À 16 ans, elle s'installe pour quelques années dans le kibboutz Nir Oz — où se sont déroulés les massacres du 7 octobre 2023.
Elle étudie le cinéma et les beaux-arts à l'UCLA (Los Angeles) de 1982 à 1984[réf. souhaitée] et à l’École des beaux-arts Bezalel de Jérusalem.
Elle travaille pour plusieurs chaînes de télévision aux États-Unis et en Israël et réalise plusieurs documentaires engagés. Depuis 1992, elle travaille comme cinéaste indépendante. Elle est également scénariste.
Anat Even enseigne le cinéma au Sapir College (en) en Israël,. Pendant plusieurs années, elle a été membre de la commission artistique du projet cinéma à la fondation d'arts Rabinowitch.
Certains de ses films sont présentés lors de festivals internationaux de cinéma et primés, projetés dans des galeries ou dans des musées en Israël et à l'étranger.
Les sujets abordés par Anat Even sont la mémoire, l'identité et l'appartenance. Féministe et militante de gauche, elle porte un regard politique sur la société israélienne.
Son film Asurot (Enchaînées) est centré sur l'expérience de l'oppression vécue par les femmes palestiniennes, via un regard porté sur trois veuves, habitantes d'Hébron en Cisjordanie.
Dans Closure (Après la fin), elle aborde le sujet des barrières. Selon la professeure en littérature Janet Burstein, le travail critique d'Even va au-delà de l'impact visuel, et montre également un phénomène de fermeture de la société israélienne à sa propre histoire et au reste du monde.
Dans Mikdamot (Prémices), elle juxtapose en bande son la lecture de l'autobiographie de l'écrivain israélien S. Yizhar avec des images de la Palestine avant la création d'Israël et des photos de la période contemporaine.