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Janina Dismacek |
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Suzana Gheorghiu |

Andrei Ostap, né le 3 novembre 1921 à Chișinău et mort le 5 janvier 1995 à Bucarest, est un sculpteur et peintre roumain d'origine polonaise. Il est l'auteur de nombreuses œuvres sculptées présentant un intérêt particulier pour le patrimoine culturel de la Roumanie et de la République de Moldavie.
Andrei Ostap naît à Chișinău dans la famille de Maria et Stanislav Ostap. Son père étant d'origine polonaise, il fréquente entre 1928 et 1934 à la fois l'école primaire polonaise et, parallèlement, l'école roumaine. Durant cette période, avec sa sœur Janina, il participe aux activités artistiques (théâtre, chorale, danse) et sportives organisées par le Club polonais.
Entre 1934 et 1938, il suit les cours de l'École des arts et métiers, où il étudie le dessin ornemental et le dessin technique. Il achève ensuite ses études secondaires en 1941 et obtient son baccalauréat avec les notes maximales.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, il est élève à l'école militaire de Râmnicu Vâlcea, dans l'arme du génie militaire, puis affecté comme sergent du génie à l'unité 3 CFR. Avec cette unité, il participe aux combats du front occidental et contribue à la libération de la Tchécoslovaquie et de l'Autriche. Il est blessé au combat et décoré.
Après son retour du front, il souhaite s'inscrire à l'Institut des beaux-arts de Bucarest, mais l'examen d'admission ayant déjà eu lieu, il doit entrer à l'Académie des beaux-arts Guguianu, établissement privé, où il suit l'enseignement de Camil Ressu pour le dessin et de Corneliu Medrea pour le modelage. Après sa première année d'études, il devient également auditeur à l'institut d'État. Étudiant, il vit dans une mansarde où il réalise des dessins d'après les grands maîtres.
Il termine les trois années d'études de l'académie Guguianu avec le premier prix, puis se présente au concours d'entrée de l'Institut des beaux-arts « Nicolae Grigorescu », où une commission spéciale l'admet directement en quatrième année. Ses examens théoriques n'étant pas reconnus, il doit néanmoins les repasser en une seule année. En 1951, il achève ses études à l'Institut des beaux-arts « Nicolae Grigorescu » avec le premier prix et obtient la note de 10 à l'examen d'État, en tant que major de promotion. Durant sa cinquième année, il expose un buste de Pouchkine à la Sala Dalles, où il reçoit également un prix.
En 1953, après avoir remporté le concours organisé au musée Theodor Aman sur le thème du buste de Theodor Aman, il obtient la bourse Paciurea.
En 1955, il devient membre de l'Union des artistes plasticiens de Bucarest. S'ouvre alors une période d'activité intense. Pendant plusieurs années, il fait partie de commissions d'orientation et mène une importante activité culturelle dans le cadre du syndicat sanitaire du județ de Brașov, puis devient membre du comité de direction de la section de sculpture de l'Union des artistes plasticiens de Bucarest.
Il dirige plusieurs équipes chargées de travaux d'art monumental, contribuant ainsi à la formation de jeunes artistes qu'il conseille bénévolement, aidant financièrement les plus démunis d'entre eux.
Il effectue des recherches documentaires dans les mines de Lupeni et de Baia Mare, dans diverses entreprises sidérurgiques de Brașov, dans les exploitations agricoles de Hărman et ailleurs, afin de mieux comprendre les réalités du travail sur le terrain et de réaliser des sculptures au plus près de leurs sujets. Il reverse aux mineurs un tiers de la somme qui devait lui être versée pour le Monument du soldat roumain, inauguré en 1960 dans la plaine de la Jeunesse à Baia Mare, afin d'améliorer leurs conditions de travail.
Un grand nombre de ses œuvres sont également offertes à des causes humanitaires. Andrei Ostap meurt en 1995 après une longue maladie.
Son petit-fils, Richard Dessart, écrit en Belgique des essais consacrés au patrimoine et à l'histoire.
Un an après la mort d'Andrei Ostap, sa famille souhaite accomplir son dernier vœu en donnant au musée d'Art de Chișinău, en République de Moldavie, plus de 300 dessins et sculptures, soit plus de la moitié de son œuvre. Dix ans plus tard, lorsque sa fille Wanda Ostap, membre de l'Académie européenne d'art, experte en iconographie en Italie, ainsi qu'experte et traductrice auprès des tribunaux de Belgique, souhaite visiter l'exposition consacrée aux œuvres de son père au musée d'Art de Chișinău, elle apprend que l'ensemble de la donation est conservé au sous-sol et n'est pas exposé au public.
En juillet 2009, l'Institut culturel roumain organise à Sopot, importante station balnéaire de Pologne, l'exposition photographique de plein air Mari polono-români. Aux côtés d'Andrei Ostap, l'exposition présente notamment le compositeur Ciprian Porumbescu, l'acteur Colea Răutu, le musicien Theodor Rogalski, le peintre Octavian Smigelschi, le danseur et chorégraphe Oleg Danovski, le général et ancien ministre Henri Cihoski, le général et ancien maire de Bucarest Victor Dombrovski, le médecin militaire Gustav Otremba, le général Leonard Mociulschi et Maria Lesiecka, agente de liaison de l'armée clandestine nationale.