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K-rooten |
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Aniss El Hamouri, né le à Témara (Maroc), est un illustrateur, auteur de bande dessinée et de romans graphiques belgo-marocain. Il a utilisé le pseudonyme de K-rooten.
Aniss El Hamouri naît le à Témara au Maroc,,. Il est issu d’un père marocain et d’une mère belge.
Il grandit auprès de son frère aîné jusqu'à l'âge de 18 ans au Maroc, où il obtient son baccalauréat en arts plastiques. Il s’installe en Belgique en 2007 et il passe une année à l'École de commerce Solvay.
Il change d'orientation et il poursuit sa formation à l'École supérieure des arts Saint-Luc de Liège dans la section bande dessinée où il a pour professeur Francesco Defourny. Il obtient le diplôme de bachelier en bande dessinée, puis un master en illustration à l’Académie royale des beaux-arts de Liège.
Il est fortement influencé par Benjamin Adam et Bianca Bagnarelli (en).
Depuis, il publie continuellement dans toutes sortes de publications (en ligne) et est également éditeur de micro-publications avec son label Phobia Presse.
Il est lauréat d'une bourse découverte de la Fédération Wallonie-Bruxelles en 2014. À l'occasion du festival d'Angoulême 2015, il participe au collectif Sweet 15 aux éditions L'Employé du Moi. Il part vivre à Bologne. Il publie son premier album de bande dessinée Lâchez les chiens en italien : [« Sguinzagliate I Cani »] au tirage de 500 exemplaires publié par l'éditeur italien Delebile en 2016,.
On lui doit les ouvrages d’anthologies Du sel sur mes plaies, un recueil de 5 histoires courtes et cruelles (Phobia Presse, 2013) (Brumeville, 2017) et Lâchez les chiens, ou le fanzine Elle.
En 2017, il cofonde la structure de micro-édition Brumeville avec ses acolytes Thomas Vermeire et Docteur Lunet. Il sort la même année Comme un frisson dans la collection « Soudain » aux éditions Vide Cocagne,,. Selon Salvatore Di Bennardo : « Son travail se caractérise par un trait foisonnant, sec et nerveux et par des histoires tantôt sombres et désespérées, tantôt douces et amères. Le genre d’histoires dont on ne sort pas émotionnellement indemne. » En 2018, il est lauréat du prix Prix Révélation ADAGP du festival Quai des Bulles pour Comme un frisson, à Saint-Malo.
Il est lauréat d'une bourse d’aide au projet de la Fédération Wallonie-Bruxelles - Bourse en 2019. Il sort la même année John Carpenter's The thing : une autofiction intrusive basée sur le film de John Carpenter : The Thing qui relate l'évocation de la bi-nationalité de l’auteur et des malaises qu’elle engendre,, aux éditions L'Appât — un atelier de sérigraphie à Bruxelles. Il illustre le texte de la romancière Marie Colot dans le 9e épisode de Esprits libres de la SCAM en 2020.
Il sort le premier volet de la trilogie de dark fantasy Ils brûlent intitulé Cendre et rivière publié par les éditions 6 Pieds sous terre en 2022. Cet ouvrage fait partie de la sélection Prix du Public France Télévisions au Festival d'Angoulême 2023. Il conte l’histoire de Georg, Ongle, et Pluie, trois personnages qui fuient un monde médiéval qui les taraudent car Ongle et Pluie sont accusées d’être des sorcières, recoupant des thèmes comme la marginalité, l'amitié, la persécution, et la survie. Le tome 2, Prison et ciel, sort en 2025 chez le même éditeur.
Il réalise le court récit Fatima pour le no 194 d'avril- de Manière de voir.
L'artiste expose ses œuvres lors de l'exposition collective Coup d’œil sur la BD alternative au festival L’Expérience BD de Bruxelles en 2020 et à l'occasion du 30e anniversaire de la maison d'édition 6 Pieds sous terre à Montpellier en 2022. Il participe également à l'exposition collective autour du monde de la sorcellerie et de l'ésotérisme organisée par BD à Bastia en 2024 et a une exposition dédiée au Festival Colomiers en 2025.
Il vit et travaille à Bruxelles en 2022.
« "C’est un raisonnement sur la marginalité : comment faire face à une société qui souhaite ta mort ? Alors en entamant le début de l’histoire, je me défiais de ceux qui allaient trouver le projet trop « pop ». C’était de la matière à montrer pour imposer mon style." »
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