Anna Quinquaud

Anna Quinquaud
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Anna Fanny Marguerite QuinquaudVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Père
Mère
Thérèse Caillaux (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
Mouvement
Maîtres
Laurent Marqueste, Victor Ségoffin, Thérèse Caillaux (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions

Anna Quinquaud, née le dans le 6e arrondissement de Paris et morte le à Fontenay-Trésigny, est une sculptrice française.

Biographie

Anna Fanny Marguerite Quinquaud est la quatrième des six enfants du médecin et académicien Charles-Eugène Quinquaud et de Thérèse Caillaux (1859-1928), sculptrice, élève d'Auguste Rodin. Après le décès de son père, les siens conserveront de fidèles attaches avec son village natal de Lafat (puis plus largement avec le département de la Creuse), sa mère y conservant un atelier et Anna Quinquaud y passant ainsi ses étés. C'est ainsi de la Creuse, où elle est naturellement initiée à la sculpture par sa mère, qu'en 1909 arrive à la jeune Quinquaud sa première commande avec le buste d'Armand Fourot pour la place de l'église d'Évaux-les-Bains.

De 1912 à 1914, Anna Quinquaud est l'élève de Blanche Laurent, chez qui elle revient peu avant la fin de la Première Guerre mondiale. En 1918, elle entre à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris où elle est élève de Laurent Marqueste (1848-1920) et de Victor Ségoffin (1867-1920). En 1924, elle obtient un deuxième premier grand prix de Rome en sculpture,,. En 1925, plutôt que la résidence romaine à la villa Médicis, elle s'embarque pour l'Afrique-Orientale française jusqu'en Éthiopie ; elle rapporte de ses voyages de nombreuses sculptures,,.

Pierre Kjellberg s'appuie sur La femme maure (1937) d'Anna Quinquaud qui, sur la terrasse du musée d'art moderne de la ville de Paris « ne manque pas de noblesse », pour dire l'artiste représentative de la rencontre du cubisme, de l'orientalisme et de l'archaïsme dans la sculpture des années 1930.

Anna Quinquaud, dans son atelier parisien, après sa nomination à l’Académie des sciences coloniales (désormais Académie des sciences d'outre-mer) en 1946 dans le magazine Regards.

Anna Quinquaud demeure fidèlement attachée à l'Académie des sciences d'outre-mer, dont elle réalise en 1974 la médaille du cinquantenaire, et continue de voyager jusqu'en 1977, année où elle visite le désert du Sinaï et la cité nabatéenne de Pétra en Jordanie. Ce n'est qu'avec les deux ventes de son atelier à l'hôtel Drouot par les commissaires-priseurs Jacques Lenormand et Patrick Dayen, les et , qu'un fonds de toiles la révèle également peintre de paysages, vocation méconnue qu'il convient d'ajouter ainsi à celle de dessinatrice justement remarquée par Lynne Thornton.

Elle meurt en 1984 à Fontenay-Trésigny.

Œuvres dans les collections publiques

En France

Musées

Les Anges cariatides, cathédrale de Dakar.

Églises

Monuments

En Éthiopie

À Madagascar

Au Maroc

Au Sénégal

Expositions

Expositions particulières

Expositions collectives

Expositions rétrospectives

Prix et distinctions

Notes et références

  1. ↑ Archives numérisées de l'état civil de Paris, acte de naissance no 6/717/1890 ; mention marginale : décédée à Fontenay-Trésigny (Seine-et-Marne) le (consulté le 29 septembre 2012).
  2. 1 2 3 4 (fr) « Les Célébrités », sur www.lafat.fr
  3. ↑ Généarc (atelier de généalogie de la médiathèque d'Arcueil), Thérèse Caillaux et Anna Quinquaud.
  4. ↑ La Creuse, être libre, Anna Quinquaud, une femme libre.
  5. 1 2 Stéphane Allavena, Anna Quinquaud, une ethnographe en terre chrétienne, Centre national des arts plastiques, 2014
  6. 1 2 (fr) « Les femmes artistes dans les avant-gardes Par Marie-Jo Bonnet », sur books.google.fr
  7. 1 2 (fr) « Africamour Par Richard Chambon », sur books.google.fr
  8. ↑ Pierre Kjellberg, « Promenade autour de quelques statues de Paris », La Gazette de l'Hôtel Drouot, no 23, 6 juin 1975, pages 24-25.
  9. ↑ Regards, « Regards sur le monde », sur Gallica, (consulté le ).
  10. 1 2 Lynne Thornton, Les africanistes, peintres voyageurs, ACR Édition, 1998, pp. 328-329.
  11. ↑ La Gazette de l'Hôtel Drouot, no 9 du 26 février 1982, page 18.
  12. ↑ Françoise de Perthuis, « Anna Quinquaud », La Gazette de l'Hôtel Drouot, no 11 du 12 mars 1982, p. 6.
  13. ↑ (en) « Union List of Artist Names », sur www.getty.edu.
  14. ↑ Notice no 000SC020520, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Joconde, ministère français de la Culture
  15. ↑ Notice no 000SC020519, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Joconde, ministère français de la Culture
  16. ↑ « Anna Quinquaud », sur www.insecula.com
  17. ↑ Petit patrimoine, La jeune Maure, dite aussi La Mauritanienne, d'Anna Quinquaud
  18. ↑ « Femme hova », sur www.photo.rmn.fr
  19. ↑ « Chasseur près de sa proie abattue », sur Calames (consulté le )
  20. ↑ « Repos de chasseurs », sur Calames (consulté le )
  21. ↑ « Chasseur près de sa proie abattue », sur Calames (consulté le )
  22. ↑ Notice de la base Joconde
  23. ↑ Notice de la base Joconde
  24. ↑ Notice de la base Joconde
  25. ↑ Notice de la base Joconde
  26. ↑ « Les collections » (consulté le )
  27. ↑ Musée de la Sénatorerie de Guéret, Anna Quinquaud dans les collections
  28. ↑ Anne Doridou-Heim, « Beauté noire », La Gazette de l'Hôtel Drouot, 6 décembre 2009
  29. ↑ Petit patrimoine, les bas-reliefs de la résidence Lucien Paye
  30. ↑ (en) « Paris, France: Résidence Lucien Paye: bas-relief, La Légende », sur www.cambridge2000.com
  31. ↑ Paris en photos, Les bas-reliefs du Palais de Chaillot
  32. ↑ Mémorial GenWeb, Le monument Vollenhoven
  33. ↑ Picardie 14-18, Le monument Vollenhoven
  34. ↑ Maria P. Gindhart, « La Ménagerie dans les années 1930, patrimoine scientifique et artistique du Muséum », sur objethistoire.hypotheses.org, (consulté le )
  35. ↑ Petit patrimoine, ville de Barentin, "Rythme" d'Anna Quinquuaud
  36. ↑ Petit patrimoine, Calvaire Saint-Pierre, route de La Délivrande, Caen
  37. ↑ Philippe Lenglart, Caen, architecture et histoire, éditions Charles Corlet, Condé-sur-Noireau, 2008, p. 270
  38. ↑ Lycée Victor-Hugo, Caen, Petite fille jouant au ballon d'Anna Quinquaud
  39. ↑ Un pour cent « lycées », Anna Quinquaud à Caen.
  40. ↑ Le Télégramme, Dinan : sur les traces de la sculptrice Anna Quinquaud, 18 juin 2011
  41. ↑ Van der Krogt, Le monument à Auguste Pavie
  42. ↑ Galerie Ary Jan, Anna Quinquaud, biographie
  43. ↑ Œuvre reproduite dans L'esprit des fleurs d'Hélène Dubois-Aubib, Éditions Cheminements, 2002, p. 95.
  44. ↑ Dictionnaire Bénézit, Gründ, 1999, tome 11, page 358.
  45. ↑ Bulletin officiel de l'Union des femmes peintres et sculpteurs du 1er mars 1914 sur Gallica.
  46. ↑ Pierre Descargues, « À travers les galeries », Les Lettres françaises, 13 mars 1952, p. 9.
  47. ↑ « Anna Quinquaud au Musée des Années Trente », Notes pécieuses, le magazine, 30 septembre 2011.
  48. ↑ Robert Guinot, « Quatre-vingt sculptures et dessins d'Anna Quinquaud à découvrir au musée municipal de Guéret », Le Populaire du Centre, 18 juin 2012
  49. ↑ Philippe Clouté, « Exposition Anna Quinquaud au Musée Despiau-Wlérick », Aquitaine on line, 15 avril 2013
  50. ↑ Art Actu, Exposition Anna Quinquaud, Roubaix, 5 juillet 2013
  51. ↑ Musée des beaux-arts de La Rochelle, Anna Quinquaud - Itinéraires africains, dossier de presse, 2013
  52. ↑ Jean-Yves Cordier, « Anna Quinquaud, une sculptrice en Afrique » au Musée des beaux-arts de Brest, 2014

Annexes

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Bibliographie

Liens externes