| Annœullin | |||||
L'hôtel de ville. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Hauts-de-France | ||||
| Département | Nord | ||||
| Arrondissement | Lille | ||||
| Intercommunalité | Métropole européenne de Lille | ||||
| Maire Mandat |
Sébastien Leroy 2026-2032 |
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| Code postal | 59112 | ||||
| Code commune | 59011 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Annœullinois | ||||
| Population municipale |
10 847 hab. (2023 |
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| Densité | 1 204 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 31′ 48″ nord, 2° 56′ 01″ est | ||||
| Altitude | Min. 19 m Max. 31 m |
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| Superficie | 9,01 km2 | ||||
| Type | Centre urbain intermédiaire | ||||
| Unité urbaine | Annœullin (ville-centre) |
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| Aire d'attraction | Lille (partie française) (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton d'Annœullin (bureau centralisateur) |
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| Législatives | Cinquième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Métropole européenne de Lille
Géolocalisation sur la carte : Nord
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Annœullin est une commune française située dans le département du Nord, en région Hauts-de-France. Annœullin a fait partie de la communauté de communes de la Haute Deûle, en Flandre française, qui a choisi de rejoindre la Métropole européenne de Lille en 2020.

Annœullin se situe dans le Carembault en Flandre romane à 15 km de Lille, 5,7 km de Carvin et 7,4 km de Seclin.
Les communes limitrophes sont Allennes-les-Marais, Bauvin, Carnin, Carvin, Don, Provin et Sainghin-en-Weppes.
La superficie de la commune est de 9,01 km2 ; son altitude varie de 19 à 31 m.
La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle est drainée par le canal de la Deûle, la rigole d'Annœulin, la rigole du Roi, le fossé du Plat d'Allennes, la france et divers autres petits cours d'eau,.
Le canal de la Deûle est un canal, chenal navigable, d'une longueur de 59 km, prend sa source dans la commune de Douai et se jette dans la Lys à Deûlémont, après avoir traversé 40 communes. Les caractéristiques hydrologiques du canal de la Deûle sont données par la station hydrologique située sur la commune. Le débit moyen mensuel est de 7 m3/s. Le débit moyen journalier maximum est de 38 m3/s, atteint le .

Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Marque Deûle ». Ce document de planification concerne un territoire de 1 120 km2 de superficie, délimité par les bassins versants de la Marque et de la Deûle, formant une vaste cuvette sédimentaire de 40 km de long et de 25 km de large, où la pente est très faible. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est la Métropole européenne de Lille.
La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site spécial géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité.
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C). Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 697 mm, avec 11,9 jours de précipitations en janvier et 8,7 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Lesquin à 14 km à vol d'oiseau, est de 11,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 740,0 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 41,5 °C, atteinte le ; la température minimale est de −19,5 °C, atteinte le .
Au , Annœullin est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022. Elle appartient à l'unité urbaine d'Annœullin, une agglomération intra-départementale regroupant deux communes, dont elle est ville-centre,,. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lille (partie française), dont elle est une commune de la couronne,. Cette aire, qui regroupe 201 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris),.
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (67,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (71 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (64,3 %), zones urbanisées (30,3 %), forêts (2 %), zones agricoles hétérogènes (1,6 %), prairies (1,2 %), eaux continentales (0,5 %). L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).

Annœullin est traversée par la ligne de Lens à Don - Sainghin. La commune disposait d'une halte sur cette ligne qui n'est plus en service. La ligne de Templeuve à Don-Sainghin, désaffectée, traversait également la commune qui disposait d'une gare sur cette ligne.
La commune est desservie, en 2023, par la ligne sur réservation 21R du réseau Ilévia et par les lignes 858 et 880 du réseau interurbain Arc-en-Ciel 2.
Noms anciens. Ennelin, titre de l'abbaye de St-Aubert, 1159, Hist. de Cambray, Preuves, 86. Anulin, titre de Gossuin, évêque de Tournai, pour l'abbaye de St-Martin, 1210, Mir. III, 378.
Dans les vieux documents mentionnant la commune d'Annœullin, on pouvait lire les noms de : Anolinum, Ennelin, Aneulyin, Anulin, Annelin. Mais le dictionnaire de 1733 donne l'orthographe actuelle d'Annœullin.
Ennelin en flamand.
L'avouerie d'Annœullin était dévolue au châtelain de Lille.
Grand marais dépendant de Saint-Vaast, d'Arras, qui, à ce titre, percevait annuellement, de chaque ménage, une poule et un demi-gros.
Des fouilles préventives ont permis de trouver des traces d'habitations datant du néolithique et du gallo-romain. Elles mettent fin à une croyance qui voulait que le territoire d'Annœullin soit occupé par un seul grand marais au bord duquel des habitations primaires étaient présentes. Le marais présentait deux avantages :
La découverte des traces d'habitations gallo-romaines peuvent aussi confirmer l'hypothèse de l'origine du nom d'Annœullin car Anolinus, officier romain, aurait pu siéger dans cette commune.
Mais Annœullin aurait pu avoir une autre origine comme la déformation du bas germain all man révélant la trace de peuplades saxonnes que Charlemagne aurait déportées dans la zone après leur capture (vers l'an 800).
Il faut attendre le XIIe siècle pour trouver mentions écrites du terroir. La première d'entre elles remonte à 1165 où l'évêque de Tournai concède, à l'abbaye Saint-Martin de Tournai, l'église d'Annœullin avec ses dépendances au nombre desquelles l'église d'Allennes (Annœullin fit partie de l'évêché de Tournai sous l'Ancien Régime).
Puis, en 1169, un cartulaire du pape Alexandre III confirme la possession d'Annœullin dans les biens de l'abbaye Saint-Vaast d'Arras. On voit déjà apparaître le clivage entre ce qui sera la Flandre et l'Artois.
Ensuite, Annœullin apparaîtra régulièrement dans les comptes de l'évêché (1177, 1184, 1210, 1219, 1242, 1278). À noter que Mons-en-Pévèle et Don sont fréquemment associés à ces actes. La charte de Roger IV, châtelain de Lille en 1220, va entre autres répartir les droits et responsabilités civiles et pénales entre le châtelain de Lille et l'abbaye d'Arras pour Annœullin, Bauvin et Mons-en-Pévèle.
Albert Ball, as de l'aviation britannique de la Première Guerre mondiale, trouve la mort à Annœullin le .
| Listes conduites | Tours | Nombre de sièges obtenus | Conseil communautaire | Tendance | ||
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1er tour | ||||||
| Nombres de voix | Pourcentages exprimés | Pourcentages des inscrits | ||||
| Liste conduite par M. Philippe Parsy (SOC) | 2 163 | 77,66 % | 29,17 % | 30 | 1 | |
| Liste conduite par M. Alain Randour (DVC) | 622 | 22,33 % | 8,38 % | 3 | 0 | |
| Nombre des inscrits | Pourcentages des inscrits | Pourcentages des votants | ||||
| Nombre d'inscrits | 7 415 | |||||
| Abstentions | 4 563 | 61,54 % | ||||
| Votants | 2 852 | 38,46 % | ||||
| Blancs | 67 | 0,90 % | 2,35 % | |||
| Nuls | 0 | 0,00 % | 0,00 % | |||
| Exprimés | 2 785 | 37,56 % | 97,65 % | |||
Depuis 2011, la commune a un centre pénitentiaire de 688 places.
Leinefelde-Worbis (Allemagne) depuis 2000.
La commune est située dans l'académie de Lille et dépend, pour les vacances scolaires, de la zone B. Elle dispose de cinq établissements scolaires.
Elle administre deux écoles primaires et un groupe scolaire, le département gère un collège. Sur le territoire communal se trouve également un établissement d'enseignement privé, l'école primaire Sainte-Anne.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans,.
En 2023, la commune comptait 10 847 habitants, en évolution de +4,02 % par rapport à 2017 (Nord : +0,43 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
En 2023, le taux de personnes d'un âge inférieur à 40 ans s'élève à 50,9 %, soit en dessous de la moyenne départementale (51,1 %). De même, le taux de personnes d'âge supérieur à 64 ans est de 16,6 % la même année, alors qu'il est de 18,1 % au niveau départemental,.
En 2023, la commune comptait 5 717 hommes pour 5 130 femmes, soit un taux de 47,29 % de femmes, inférieur au taux départemental (51,70 %),.
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit :
Il y a deux églises catholiques à Annœullin, le Sacré-Cœur et Saint Martin (voir chapitre Culture Patrimoine ci-dessous).
En 2021, la commune compte 4 142 ménages fiscaux, regroupant 9 776 personnes.
Le revenu fiscal médian par ménage, le taux de pauvreté des ménages et la part des ménages fiscaux imposés de la commune, du département et de la métropole sont les suivants :

Il y a deux églises à Annœullin, le Sacré-Cœur et Saint Martin. L'église du Sacré-Cœur est située dans le quartier du Marais et a été construire au début du XXe siècle. Quant à l'église Saint-Martin, elle a été construite dans le centre-ville, au croisement des routes de Carnin et de Provin, en 1898 par Bondin, architecte à Lille. Elle a remplacé une précédente église qui portait la date de 1574 et qui se situait dans l'axe de la porte du clocher et qui était devenue vétuste à la fin du XIXe siècle. Toutefois, le clocher date du XVIe siècle. L'église de Bondin a brûlé en 1997 mais a été reconstruite en 2002, dans des proportions plus modestes et dans un style très moderne. Le clocher et la façade ont néanmoins subsisté.
On pouvait aussi découvrir la brasserie d'Annœullin où l'on pouvait goûter la bière Angelus. Elle a quitté ses locaux en 2012 pour la Chapelle-d'Armentières.
Annœullin abrite également un cimetière militaire allemand. Il rappelle l'occupation du secteur par l'armée allemande pendant la Première Guerre mondiale. C'est dans ce cimetière qu'a été inhumé l'as de l'aviation britannique Albert Ball.
En 673, le roi de France Thierry III, faisant repentir du meurtre de saint Léger, accorde une charte en faveur de l'abbaye Saint-Vaast d'Arras et octroie le terroir d'Annœullin. La dépendance à l'abbaye bénédictine durera jusqu'à la Révolution française. Il n'en reste plus aujourd'hui comme signe que le blason de la commune dont les armes étaient celles de l'évêque Saint-Vaast.
Elles peuvent se blasonner ainsi aujourd'hui : D'or à la croix ancrée et alaisée de gueules. |