| Composition | |
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| Famille | |
| Groupe | |
| Interaction(s) | |
| Antiparticule |
| Charge électrique |
-e = −1,602 176 565 × 10−19 C |
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| Prédiction |
Paul Dirac, 1933 |
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| Découverte |
1955 |
| Découvreur |
L'antiproton est l'antiparticule du proton. Les antiprotons sont stables, mais ils ont généralement une durée de vie courte, une collision avec un proton ordinaire faisant disparaître les deux particules.
L'antiproton est observé pour la première fois en 1955, au cours d'une expérience conduite dans le bevatron du laboratoire national Lawrence-Berkeley, un accélérateur de particules. Quatre ans plus tard, les physiciens américains Emilio Segrè et Owen Chamberlain reçoivent le prix Nobel de physique pour la découverte de cette antiparticule.
En 1965, des chercheurs du CERN, en Suisse, créent des antinoyaux d'atomes, par association d'antiprotons et d'antineutrons (antideutérium). Trente ans après, le CERN annonce la création d'atomes d'antihydrogène, formés, chacun, d'un antiproton et d'un positon. En 2010, une publication du CERN, dans la revue britannique Nature, décrit la production, la capture et la conservation pendant un dixième de seconde d'une trentaine d'antiatomes d'hydrogène, une durée de vie suffisante pour étudier leurs propriétés,.
La masse de l'antiproton (en fait, le rapport de cette masse à celle de l'électron) est mesurée en 2011 à l'Institut Max-Planck d'optique quantique (Garching bei München, Allemagne) avec une précision de 8 × 10−10 (0,8 milliardième) : aucune différence entre les masses du proton et de l'antiproton n'est décelée à ce niveau de précision,. En 2015, cette limite supérieure est abaissée à 6,9 × 10−11 (~0,07 milliardième).
Il est possible de créer des antiprotons par une collision de particules à haute énergie qui les porte à une température deux millions de fois plus importante que celle de la matière située au centre du Soleil, ce qui nécessite de les refroidir très fortement,.
En , un antiproton est placé en superposition quantique pendant 50 secondes, au sein de l’expérience BASE du Cern, devenant ainsi le tout premier qubit d’antimatière. « [Appliqué à] une pièce de monnaie dans le « monde microscopique » face et pile [matière et antimatière] pourraient correspondre à un état « 0 » et un état « 1 » en même temps dans le cas d'un système quantique à deux états comme disent les physiciens, c'est-à-dire un analogue quantique des bits d'informations dans un ordinateur classique. On est alors en présence d'un bit quantique, ou qubit, pour les fameux ordinateurs quantiques », explique Laurent Sacco de Futura.
En 2026, un conteneur de 92 antiprotons, refroidis à −268 °C et piégés par des champs magnétiques et électriques de manière à les isoler de tout contact avec de la matière, est chargé au CERN sur un véhicule pour un test réussi de transport,.