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Antoine Percheron est un écrivain français, né à Orléans le et mort le à Paris.
Antoine Percheron, fils de la journaliste Martine Lecœur et de l'écrivain Daniel Percheron, passe les six premières années de sa vie à Paris. Ses parents s’étant séparés, il suit sa mère et son futur beau-père, Jacques Drillon, à Magnitot, petit hameau campagnard du Val-d'Oise. Ses études primaires et secondaires se passent dans des établissements locaux.
Après son baccalauréat, il entre à Paris III Sorbonne nouvelle, en section cinéma. Il se destine alors à la carrière de documentariste. Parallèlement, il fonde avec des amis « Rien à battre », un groupe de « rock bourin » dans lequel il est batteur, et avec lequel il se produit dans le Val-d'Oise ainsi qu’à Paris. Ils enregistrent un CD autoproduit.
En , il ressent les premiers symptômes d’une tumeur cérébrale, un oligodendrogliome,.
Il soutient en 1998 un mémoire de maîtrise sur les rapports entre image et vérité historique. Il obtient la mention « très honorable ».
Il travaille alors à la réalisation d’un documentaire, resté inachevé, sur le traitement de l’autisme dans un établissement spécialisé.
Après plusieurs hospitalisations et interventions chirurgicales (Pitié-Salpêtrière, Curie), il meurt le à Paris. Il est inhumé quelques jours plus tard à Sammeron (Seine-et-Marne), où il avait passé les derniers mois de sa vie avec sa compagne, chez sa mère et son beau-père.

À sa mort, on a ouvert[Qui ?] un fichier informatique qu'il avait installé sur l'ordinateur domestique en arrivant pour y travailler - ce que son état ne lui a pas permis de faire. Il s'agissait d'un texte, intitulé Végétal, dans lequel Antoine Percheron décrit sa transformation en arbre, et qui commence ainsi : « Un jour, j’ai changé d’odeur. Je me suis mis à sentir le végétal. D'un coup. ».
En l’état, avec ses blancs, ses phrases inachevées, il est publié en à L’Escampette, près de Bordeaux. L’ouvrage remporte un grand succès critique et public (11 000 exemplaires en quelques semaines, onzième au palmarès des meilleures ventes).
Il a fait l'objet d'adaptations théâtrales : la première en 2014, mise en scène de François Poujardieu avec Julien Rouhet ; l'autre en 2019, mise en scène par Guillaume Parra, avec Judith Gars.
« Grâce aux éditions de L'Escampette (avec en couverture une illustration très appropriée d'Arcimboldo) sa voix n'aura pas été tout à fait étouffée ».
En , son beau-père, l’écrivain Jacques Drillon, publie à Face à face, qu'il qualifie lui-même de « récit de mort », sur sa relation avec Antoine Percheron, du jour où ils se sont rencontrés, jusqu’à sa mort et à la publication de Végétal. « Mon beau-fils Antoine n'avait que cinq ans lorsque je l'ai connu : je n'ai pas eu un regard pour lui. Il est mort vingt courtes années plus tard ; le temps pour moi d'apprendre à lui dire bonjour. »