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Antoinette Émilie Brunard-Chavagnat |
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Peinture de fleurs (d), peinture de fruits (d), nature morte |
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Antoinette Chavagnat, née à Rouen le et morte le à Nanterre, est une peintre française de natures mortes à l'aquarelle.
Antoinette Émilie Brunard-Chavagnat nait à Rouen en 1859, elle est la fille d'Henri Antoine Brunard-Chavagnat (1823-1906), négociant et fabricant de tissus, et d'Émilie Adèle Payelle (1827-1900). Ses frères seront typographes.
Elle est élève de Marie-Augustine Mac-Nab, d'Antoinette Cliquot et de François Rivoire.
Elle est célibataire ; elle habite à Nanterre, no 3 place de la Boule dans les années 1880, no 11 rue de Chanzy à la fin des années 1890, et place du Maréchal-Foch dans les années 1930.
Elle réalise essentiellement des aquarelles florales, dans lesquelles la critique relève « le souci des accessoires », mais est remarquée également à l'huile : « Mademoiselle Antoinette Chavagnat possède le précieux avantage de peindre à l'aquarelle et à l'huile avec une égale supériorité […] ici le profond clair-obscur de la palette de St Jean ; là le charme et l'éclat des lumières conservées sur le papier blanc ». La critique reproche cependant parfois à ses très belles aquarelles d'être sensiblement les mêmes que celles de son maître François Rivoire.
Elle participe à de très nombreux salons et expositions, mais ne semble pas se consacrer à l'enseignement.
Elle expose au Salon des artistes français de 1880 à 1933, à la Société des amis des arts de Seine & Oise de 1882 à 1904, dans de nombreux salons de province de 1882 à 1906. En 1889, elle participe à l'Exposition universelle de Paris (Chrysanthèmes, aquarelle), et en 1890 et 1891 elle expose au Salon des indépendants. Elle participe en 1892 à la 2e exposition des Arts de la femme au Palais de l'Industrie, et en 1898 à l'exposition de la Société Nationale du Travail au Palais-Sport, à la Société nationale d'horticulture en 1900. Elle accroche à l'Exposition universelle de 1900, au Palais de la femme. Elle expose à Oran en 1901. Elle est en 1929 au salon des Aquarellistes à la galerie Georges Petit.
Antoinette Chavagnat participe à plusieurs initiatives artistiques féministes : dès 1882, elle expose un portrait d'enfant au Cercle de la rue Volney à Paris, avec Louise Abbéma, soit à l'une des deux toutes premières expositions non mixtes de femmes artistes qui se tiennent cette année-là en France,,. Elle expose également au Salon du blanc et noir en 1886, 1890 et 1892 : ce salon qui se tient de 1885 à 1892, quoique mixte, permet à partir de 1886, malgré son nom, à de nombreuses femmes aquarellistes ou pastellistes de présenter leurs œuvres sans crainte d'être « écrasées par les huilistes »,. Elle expose à l'Union des femmes peintres et sculpteurs de 1889 à 1906, en est membre du jury en 1898, y obtient le 2e prix en 1900 pour Les papavers. Elle est élue membre du comité de l'Union, pour trois ans, en 1894 puis en 1903.
Émile Loubet lui remet le ruban d'Officier d'Académie au salon de l'Union en 1902.
En 1906, son père meurt à Nanterre.
Elle meurt en 1943 à l'âge de 83 ans à l’hôpital de Nanterre.
Elle fait partie, avec Eugénie Faux-Froidure, Blanche Odin, Mathilde Delattre, Marie-Thérèse Dethan-Roullet, Jeanne Lauvernay-Petitjean, etc. des peintres et aquarellistes florales renommées de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle, qui se côtoient de salon en salon et à qui la critique fait bonne réception, mais qui sont aujourd'hui tombées dans l'oubli. Une de ses aquarelles est accrochée en 2021 au musée de Senlis lors de l'exposition L'Union des femmes peintres et sculpteurs au tournant du XXe siècle, et est commentée alors : « Parfait exemple du goût sucré de certaines femmes artistes pour les aquarelles représentant des natures mortes aux fleurs et aux fruits, Antoinette Chavagnat expose pendant plus de 50 ans sans jamais se renouveler ».