| Fondation | |
|---|---|
| Prédécesseurs |
| Sigle |
ARCOM |
|---|---|
| Type | |
| Forme juridique |
Autorité administrative ou publique indépendante |
| Objet social |
Régulation de la communication audiovisuelle et numérique |
| Domaines d'activité |
Réglementation des médias de masse, Administration publique générale |
| Siège |
12e arrondissement de Paris (2-10, rue Brahms, 75012) |
| Pays |
| Effectif |
355 employés () |
|---|---|
| Directeur |
Martin Ajdari (depuis ) |
| Budget | |
| Site web |
| SIREN | |
|---|---|
| OpenCorporates | |
| Annuaire du service public |
L'Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) est une autorité publique indépendante française chargée de garantir la liberté de communication et le respect des obligations légales et réglementaires dans les secteurs audiovisuel et numérique. Elle siège à Paris. Elle résulte de la fusion le du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) et de la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet (Hadopi).
Elle accorde des ondes de diffusion aux radios et aux télévisions , en contrepartie du respect d'un cahier des charges.
Son rôle est de veiller au respect de la dignité humaine, à la déontologie journalistique, à encourager la création de qualité, d'encadrer l'exploitation commerciale des enfants et de lutter contre le piratage informatique.
De plus, afin de défendre le pluralisme démocratique, elle doit s'assurer de l'équité du temps de parole des personnalités politiques tant en période électorale que hors de ces périodes.
Le collège de l'Arcom est constitué de neuf membres. La présidence de l'autorité est nommé par le président de la République, trois membres sont désignés par le président de l'Assemblée nationale, trois aussi par le président du Sénat, un par le vice-président du Conseil d'État et un par le premier président de la Cour de cassation, pour un mandat unique de six ans.
Le ministre de la Culture Franck Riester dévoile sa dénomination sociale le ,. Un temps évoquée, la fusion avec l'Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse (Arcep) n'est finalement pas retenue.
L'Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique est créée par la loi relative à la régulation et à la protection de l'accès aux œuvres culturelles à l'ère numérique (RPAOCEN) no 2021-1382 du .
Le 19 mai 2026, l'Arcom publie son projet stratégique pour la période 2026-2028, organisé autour de trois axes : « contribuer à une meilleure protection des publics sur l'audiovisuel et le numérique », « garantir le droit des citoyens à un accès effectif à une information fiable et pluraliste et à des médias libres et indépendants » et « soutenir le financement et la protection de la création ainsi que la compétitivité des acteurs audiovisuels français », déclinés en douze objectifs.
C'est un nouveau régulateur, né de la fusion du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) et de la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet (Hadopi). Il est chargé à la fois des communications audiovisuelles et des communications numériques.
Parmi ses missions, la lutte contre le cybercrime : piratage et les sites miroirs illicites. S'y ajoutent des mesures législatives : elles confèrent à la nouvelle autorité des compétences nouvelles dans la lutte contre la retransmission illicite des manifestations et compétitions sportives.
Des mesures de protection des mineurs permettent le classement du contenu des œuvres et leur signalisation obligatoire par les diffuseurs si elles sont restreintes. En outre, de nouvelles prérogatives de protection du public sont prévues par la loi contre la manipulation de l'information, par la loi contre les contenus haineux sur internet, par la loi confortant le respect des principes de la République et la loi contre les violences faites aux femmes.
De nouvelles mesures visent également à garantir l'accès par le public français aux œuvres et productions françaises dont les droits de diffusion ont été acquis par des entreprises étrangères.
Le décret du transpose dans le droit français la directive européenne sur les « services de médias audiovisuels » (SMAD).
En application, le Conseil supérieur de l’audiovisuel a déjà procédé au conventionnement des principaux SMAD et à la notification de leurs obligations. Cela concerne les SMAD autorisés à proposer en France leurs offres de diffusion audiovisuelle et du cinéma, mais établis dans d'autres États membres de l'Union européenne. Cela concerne Netflix, Disney+, Prime Video pour son service par abonnement et Apple TV/iTunes Store, mais bientôt également Google/YouTube, Rakuten TV et d'autres diffuseurs pour leur service par abonnement ou de diffusion payante à la demande.
La loi, en effet, s'applique aussi bien au domaine du cinéma et des productions pour la radio et la télévision que dans les autres arts graphiques, les œuvres musicales ou sonores, les autres arts du spectacle et les manifestations culturelles, y compris la création littéraire utilisée dans les productions diffusées, ainsi que les manifestations et compétitions sportives.
Faisant suite au CSA, l'Arcom régule depuis lors ces nouveaux services, pour les intégrer au système français de financement de la création française et européenne. Auparavant, n'ont été tenus d'y contribuer, que les éditeurs nationaux.
La loi SREN, promulguée le , donne à l'Arcom de nouvelles compétences en matière de surveillance de la mise en œuvre des sanctions européennes par les opérateurs de satellites établis en France (en pratique Eutelsat) et par les opérateurs de l'Internet.
En , dans la perspective de l'élection présidentielle de 2027, l'Arcom engage une concertation avec les principaux créateurs de contenu d'information en vue d'un éventuel encadrement des podcasts et des formats vidéo recevant des personnalités politiques. Son président Martin Ajdari déclare, dans un entretien à La Tribune Dimanche, que l'autorité réfléchit à « de nouvelles règles pour la campagne de 2027 » et qu'elle vient d'« engager une concertation avec les principaux créateurs de contenu », tout en précisant qu'un tel encadrement ne serait pas identique à celui des médias traditionnels,. Ces formats, diffusés directement sur les plateformes en ligne, ne sont pas soumis aux obligations de pluralisme politique et d'équité du temps de parole applicables aux éditeurs audiovisuels.
Le Règlement sur les services numériques (RSN), en anglais Digital Services Act (DSA), entre en application dans l'Union européenne le . Il est destiné à protéger les droits fondamentaux des utilisateurs et créer un espace numérique plus sûr en Europe en luttant contre la désinformation, la haine en ligne, la vente de produits illégaux, etc.
Le RSN fixe des règles imposant aux plateformes en ligne la mise en place d'outils pour lutter contre la prolifération de contenus illicites.
Dans le cadre de l'application du DSA, L’Arcom est nommée « Coordinateur pour les services numériques » (CSN/DSC en anglais) pour la France et devient l'un des vingt-sept membres du Comité européen des services numériques, l'European Board for Digital Services (EBDS), présidé par la Commission européenne.
L'Arcom est désignée coordinateur pour les services numériques en France par la loi visant à sécuriser et réguler l'espace numérique (SREN), promulguée le . Cette désignation officialise le rôle de l'Arcom en tant qu'autorité chargée de coordonner la régulation des plateformes en ligne en France dans le cadre du règlement européen sur les services numériques (DSA). L'Arcom joue ainsi un rôle clé dans la mise en œuvre et la surveillance de ce règlement au niveau national.
La législation sur les services numériques prévoit des signaleurs de confiance, chargés de détecter les contenus potentiellement illicites et d’alerter les plateformes en ligne. Ces entités sont désignées par les coordinateurs nationaux pour les services numériques.
Le , l’Arcom signe une convention avec la Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes (DGCCRF) et la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) et ouvre un guichet de candidatures pour les organisations souhaitant devenir signaleur de confiance.
Les signaleurs de confiance doivent justifier d'une expertise en matière de détection et de signalement de contenus illicites et d'un fonctionnement indépendant à l’égard des plateformes. Ils sont tenus de publier chaque année un rapport annuel sur le nombre de contenus identifiés et signalés et l’Arcom peut mener une enquête sur leurs activités, notamment à la suite du signalement d’une plateforme.
Ce statut, prévu par le règlement européen sur les services numériques, donne un accès privilégié aux plateformes couvertes par le RSN pour leur signaler des contenus illicites. Les plateformes ont alors l’obligation de prioriser ces signalements et doivent décider dans des délais brefs du retrait ou du maintien du contenu signalé.
Elles sont tenues de communiquer les décisions prises et les possibilités de recours.
Le , l’Arcom désigne l'association de protection des mineurs e-Enfance comme premier « signaleur de confiance » en France. L’Arcom peut accorder à d’autres associations le statut de « signaleur de confiance » mais le DSA déconseille de procéder à un trop grand nombre de nominations.
En 2025, l'Arcom désigne progressivement six autres organisations comme « signaleurs de confiance » dans le cadre du DSA : en mars, l'Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle (ALPA), le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW), l'association pour l'information et la défense des consommateurs salariés (INDECOSA-CGT) et l'association Point de Contact,; en avril, Addictions France; et en mai, le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF),,.
Le collège de l'Arcom comprend neuf membres : trois désignés par le président du Sénat, trois par le président de l'Assemblée nationale, deux respectivement par le Conseil d'État et la Cour de cassation. Son président est nommé par le président de la République.
À sa fondation, le , ce collège est composé des sept membres du collège (dont le président) de l'ancien Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA). Leurs mandats ne sont pas interrompus du fait de l'entrée en vigueur de la loi dite « RPAOCEN » (dans son article 35) et des deux membres (dont le président) de l'ancienne Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet (Hadopi).
Les membres actuels, dans l'ordre de leur nomination, sont :
| Nom | Début du mandat |
Fin du mandat |
Désigné par | Statut | Décret | Démission, décès, remplaçant |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Juliette Théry | 2022 | 2027 | Gérard Larcher (président du Sénat) |
membre | ||
| Benoît Loutrel | 2022 | 2027 | Richard Ferrand (président de l'Assemblée nationale) |
membre | ||
| Laurence Pécaut-Rivolier | 2022 | 2028 | Chantal Arens (première présidente de la Cour de cassation) |
membre | ||
| Denis Rapone | 2022 | 2028 | Bruno Lasserre (vice-président du Conseil d'État) |
membre | ||
| Antoine Boilley | 2023 | 2029 | Gérard Larcher (président du Sénat) |
membre | remplace Carole Bienaimé | |
| Bénédicte Lesage | 2023 | 2029 | Yaël Braun-Pivet (présidente de l'Assemblée nationale) |
membre | remplace Jean-François Mary | |
| Martin Ajdari | 2025 | 2031 | Emmanuel Macron (président de la République) |
président | remplace Roch-Olivier Maistre | |
| Catherine Jentile | 2025 | 2031 | Gérard Larcher (président du Sénat) |
membre | remplace Hervé Godechot | |
| Romain Laleix | 2025 | 2031 | Yaël Braun-Pivet (présidente de l'Assemblée nationale) |
membre | remplace Anne Grand d’Esnon | |
| ||||||
Par ailleurs, la structure de fonctionnement du CSA est maintenue au sein de la nouvelle autorité, dont la commission traitant des questions juridiques françaises (y compris celles relatives à la protection du droit d'auteur et des droits voisins), ainsi que les secrétariats généraux, les différentes directions, ainsi que les divers groupes de travail thématiques (dont ceux relatifs à la classification des contenus et la protection des mineurs, au droit international et européen, au financement de la création française et européenne, aux relations avec le grand public, les assemblées parlementaires, le gouvernement et ses ministères et secrétariats d'État, les autorités judiciaires, les autres autorités publiques françaises de médiation ou de régulation comme l'Arcep, l'ANFR, la CNIL, l'Autorité de la concurrence, la HATVP et la CNCCFP, les conseils scientifiques et culturels, les organismes de normalisation, ainsi que les autres autorités professionnelles et de déontologie comme l'ARPP, ceux relatifs au respect de la pluralité et la neutralité des médias notamment par le contrôle a posteriori de l'expression politique ou syndicale, y compris lors des campagnes électorales officielles et ceux relatifs à la lutte contre la désinformation, la manipulation de l'information et les propos haineux en ligne).
Ces structures pourront évoluer avec l'intégration des missions de l'ancienne Hadopi et la rationalisation des services, d'origine interne par le collège lui-même ou à la suite de nouvelles décisions réglementaires ou législatives.
Au sein de l'ARCOM, 16 comités techniques, héritiers des comités territoriaux du CSA, sont chargés des relations avec les médias et diffuseurs régionaux ou des outre-mer et les collectivités locales.
De nombreux avis motivés, études et bulletins d'information sont publiés régulièrement par le collège, ou par ses commissions, comités et groupes de travail.
Les rapports officiels d'activité, ainsi que les décisions et éventuelles sanctions prises formellement par le collège de l'autorité, peuvent faire l'objet de recours devant les tribunaux administratifs ou du commerce, territorialement compétents, ainsi que devant la Cour des comptes, puis devant le Conseil d'État ou la Cour de cassation et, le cas échéant, devant la Cour de justice européenne et la Cour des comptes européenne. Ce qui peut donner recours à une demande de retrait ou à une notation sur liste noires.
| Nom | Début du mandat |
Fin du mandat |
Désigné par | Statut | Décret | Démission, décès, remplaçant |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Carole Bienaimé | 2017 | 2023 | Gérard Larcher (président du Sénat) |
ancien membre | ||
| Jean-François Mary | 2017 | 2023 | Claude Bartolone (président de l'Assemblée nationale) |
ancien membre | ||
| Roch-Olivier Maistre | 2019 | 2025 | Emmanuel Macron (président de la République) |
ancien président | ||
| Hervé Godechot | 2019 | 2025 | Gérard Larcher (président du Sénat) |
ancien membre | ||
| Anne Grand d’Esnon | 2021 | 2025 | Richard Ferrand (président de l'Assemblée nationale) |
ancien membre | Remplace Michèle Léridon décédée en cours de mandat |
Le , l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) met la chaîne CNews par deux fois en demeure pour manquement à l'obligation d’honnêteté et de rigueur de l'information : la première fois, pour une séquence du , dans laquelle l'éditorialiste du Figaro Ivan Rioufol déclare que le ghetto de Varsovie « était un lieu hygiéniste, un lieu qui était fait pour préserver du typhus », alors que, selon le consensus scientifique, cette raison hygiéniste relève d'un prétexte ; la seconde fois, pour une séquence du , dans laquelle Thomas Lequertier nie la réalité de la cinquième vague de la Covid-19, contrairement aux informations transmises par l’Organisation mondiale de la santé.
Le , l'Arcom sanctionne CNews d'une amende de 50 000 euros pour « manquement à l’honnêteté de l’information » à la suite d'émissions diffusées le abordant le sujet de l'insécurité,.
Le , l'Arcom rappelle à l'ordre la chaîne France 5, après un éditorial intitulé « Crépol : la mécanique de la haine et du mensonge », de Patrick Cohen dans l’émission C à vous diffusée du . Le présentateur est accusé de reprendre, sans distance ni nuance, la version des assaillants, alors que le récit de la soirée n’est encore éclairci par les enquêteurs. L'Arcom considère que « certains propos, dénués de précautions oratoires et énoncés sur un mode déclaratif, ne satisfont pas aux exigences de mesure, de rigueur et d’honnêteté fixées au cahier des charges de la société France Télévisions »,.
En , se basant sur un rapport du Comité Diderot, Reporters sans frontières (RSF) saisit l'Arcom au sujet de trois chaînes de propagande russe, NTV, Pervy Kanal et Rossiya 1. L'Arcom se déclare incompétente, dans la mesure où ces chaînes sont diffusées vers la Russie par les plates-formes NTV Plus et Trikolor. RSF saisit le Conseil d'État. RSF et le Comité Diderot apportent la preuve que les deux bouquets sont distribués depuis 2014 en Crimée, territoire illégalement annexé de l'Ukraine et que donc la Convention européenne sur la télévision transfrontière s'applique. Le Conseil d'État donne raison à RSF et affirme que l'Arcom est compétente. À la suite de cette décision, le , l'Arcom met Eutelsat en demeure de suspendre la diffusion des trois chaînes.
À la suite d'une saisine par Reporters sans frontières, les règles de respect du pluralisme des idées et de l'indépendance de l'information que l'Arcom est chargée de faire appliquer sont précisées et modifiées, par une décision rendue par le Conseil d'État en .
L'institution estime que « pour apprécier le respect par une chaîne de télévision, quelle qu’elle soit, du pluralisme de l’information, l’Arcom doit prendre en compte la diversité des courants de pensée et d’opinions représentés par l’ensemble des participants aux programmes diffusés, y compris les chroniqueurs, animateurs et invités et pas uniquement le temps d’intervention des personnalités politiques », contrairement à la situation antérieure.
Le Conseil d'État estime également que « l’Arcom doit s'assurer de l’indépendance de l’information au sein de la chaîne en tenant compte de l’ensemble de ses conditions de fonctionnement et des caractéristiques de sa programmation et pas seulement à partir de la séquence d’un extrait d’un programme particulier », comme l'Arcom le fait auparavant. Cette décision vient en réponse à une saisine du Conseil d'État par l'organisation non gouvernementale Reporters sans frontières, qui estime que la chaîne CNews ne respecte pas les exigences légales, en termes d’honnêteté, de pluralisme et d’indépendance de l’information. Reporters sans frontières a demandé en vain à l'Arcom de mettre en demeure la chaîne de s'y conformer. Dans la même décision, le Conseil d'État enjoint à l'Arcom de réexaminer le bon respect de la loi par CNews sous six mois.
Le , l'Arcom sanctionne CNews d'une amende de 50 000 €, à la suite des propos de Geoffroy Lejeune qui affirme, le , dans L'Heure des Pros 2, que l’antisémitisme et la surpopulation carcérale sont des conséquences de « l’immigration arabo-musulmane ».
En , l'Arcom met en demeure Europe 1 pour manque de « mesure » et d'« honnêteté ». L'Arcom reproche à Cyril Hanouna et à son équipe d’avoir traité le Nouveau Front populaire « de manière systématiquement critique et virulente, en des termes souvent péjoratifs et outranciers » et d’avoir reçu une majorité d’invités issus de l’extrême droite.
Le , l’Arcom annonce que les chaînes C8 et NRJ 12 ne sont pas présélectionnées, à la suite d'un appel à candidatures pour octroyer de nouvelles autorisations de diffusion sur la TNT,. Deux chaînes, présélectionnées, doivent les remplacer : OFTV (Novo 19), portée par le Groupe SIPA Ouest-France et Réels TV (T18), portée par le milliardaire et homme d’affaires Daniel Křetínský,,. Le régulateur explique que sa décision est « fondée sur les critères mentionnés [par la loi], en appréciant notamment l'intérêt de chaque projet pour le public au regard de l’impératif prioritaire de pluralisme des courants d'expression socio-culturels ». Ces décisions provoquent alors une violente polémique remettant en question les compétences de l'autorité, notamment concernant la pluralité de ses décisions et la liberté d'expression, en particulier sur les antennes des groupes Canal+ (CNews, C8), y consacrant un certain temps de traitement de l'information, évoquant parfois une 'censure', bien que les faits semblent plus nuancés,.
Le , l'Arcom annonce une nouvelle numérotation de la TNT à partir du . À la suite de la fin de C8 et NRJ 12, leurs canaux sont affectés à La Chaîne parlementaire et Gulli. De la 13e à la 16e position, l'Arcom regroupe les chaines d'informations – BFM TV en 13, CNews dans la 14, LCI en 15 et France Info en 16. France 4 passe de la 14e à la 4e position. Les deux nouvelles chaines OFTV devenue Novo 19 et Réels TV devenue T18, rejoindront la 18 pour T18 et la 19 pour Novo 19.
Le , l'Arcom met Eutelsat en demeure de cesser la diffusion des chaînes russes Kanal 5 et STS, éditées par le National Media Group, sanctionné par l'Union européenne le , au motif que cette diffusion méconnaît les sanctions européennes,.
En 2025, l’Arcom bénéficie d'un budget de 49,9 millions d'euros.
L'Arcom réalise des études relatives au fonctionnement des secteurs audiovisuel et numérique. Parmi lesquelles :
L'Arcom et le ministère de la Culture créent en 2022 un observatoire des podcasts, destiné à constituer un lieu de rencontre entre les acteurs du secteur et les pouvoirs publics et à doter celui-ci d'outils de suivi de son activité. Une première étude, consacrée à la cartographie de l'écosystème des podcasts et de ses acteurs, est publiée le 9 février 2024,. Elle est suivie le 13 septembre 2024 d'une étude consacrée aux auteurs et autrices de podcasts, puis le 2 juillet 2025 d'une étude sur le volume et les caractéristiques de l'offre de podcasts francophones.
À la suite du non renouvellement, par l'Arcom, de la fréquence de C8 sur la TNT, le groupe Bolloré et l'extrême droite critiquent la « censure » du gendarme de l’audiovisuel et réclame sa suppression.
L'Arcom est également très critiquée par la gauche, qui lui reproche notamment d'avoir longtemps fermé les yeux sur les abus de la chaîne CNews et d'avoir beaucoup tardé à sanctionner la chaîne pour non respect de la pluralité,. Elle est aussi critiquée sur l'importance des sanctions accordées n'empêchant pas des manquements de se reproduire, ou sur le renouvellement de la fréquence de CNews après que la chaîne a été multiplement condamnée.
Elle est également jugée comme « inutile » ou trop coûteuse par une partie du champ politique.