| Arquus | |
Logo d'Arquus. | |
Arquus MAV'RX, véhicule blindé présenté en 2024. | |
| Ancien nom | Renault Trucks Defense |
|---|---|
| Création | 2002 |
| Dates clés | 2001 : Renault vend RVI au groupe Volvo 2006 : Fusion avec ACMAT |
| Fondateurs | Louis Renault |
| Personnages clés | Marius Berliet |
| Forme juridique | Société par actions simplifiée à associé unique |
| Slogan | Defense - Mobility - Systems |
| Siège social | 15 bis, allée des Marronniers, Versailles |
| Directeurs | Emmanuel Levacher (d) (depuis ) |
| Actionnaires | |
| Activité | Construction de véhicules militaires de combat |
| Produits | VAB Sherpa VLRA VBL |
| Société mère | |
| Filiales | Panhard Defense ACMAT |
| Effectif | 1 500 (2020) |
| SIREN | 662043405 |
| Site web | https://www.arquus-defense.com/fr |
| Chiffre d'affaires | 419 316 000 € a 450 M€ (2018), ~ 600 M€ (2019) + 25 % en 2018, + 38 % en 2019 |
| Résultat net | -3 440 000 € (2018) |
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Arquus, anciennement Renault Trucks Defense, est un constructeur français de véhicules militaires créé en 2002, alors qu'il appartenait au groupe Volvo. En 2006, le groupe fait l'acquisition d'ACMAT, puis, en 2012, de Panhard Defense – qui détenait également le constructeur Auverland.
Le groupe appartient depuis 2024 à l'homme d'affaires français Bernard Serin, à travers le groupe belge Cockerill.
Panhard développe et produit des véhicules militaires depuis 1906.
Lors de la Première Guerre mondiale, la production de véhicules chez Renault se concentra sur les équipements militaires, avec des chars légers Renault FT, des munitions et des moteurs d'avions. Renault a aussi construit un tracteur d'artillerie à quatre roues directrices et motrices pour l'armée française, le Renault EG. Ensuite six cents taxis (voir les taxis de la Marne) ont transporté des troupes lors de la bataille de la Marne. En tout ce sont 9 230 véhicules qui furent livrés pour l'effort de guerre.
Berliet reçoit exclusivement des commandes massives de camions CBA et d'obus. Pour satisfaire cette demande, il construit à Monplaisir, en 1915, deux bâtiments supplémentaires qui complètent le bâtiment initial agrandi et le hall d'assemblage des véhicules industriels datant de 1907 portant ainsi la surface à 45 000 m2. La production atteint 5 000 obus par jour.
En 1914, les Usines « Bouhey » fusionnent avec les établissements « Farcot » de Saint-Ouen et « Champigneul » de Paris, pour former la Société d'Outillage Mécanique et d'Usinage d'Artillerie (SOMUA) passant sous contrôle de Schneider et Cie. Elle s'installe à Saint-Ouen, avec la construction d'une importante usine, et lance un programme d'usinage d'artillerie légère et de construction de camions, de tracteurs et de blindés dont le char Schneider CA1.
Toujours en 1914, Georges Latil, fonde la Compagnie des automobiles industrielles Latil, à Suresnes. La nouvelle firme se spécialise dans les tracteurs toutes-roues motrices. En 1915, la gamme comprend des camions de 1,5 à 10 tonnes de charge utile. Sur un châssis de camion tracteur porteur à quatre roues motrices Latil TP, en 1918, crée une automitrailleuse dont l'armée française emploie quelques exemplaires au Maroc en 1920
Le naît Saviem, issu de la fusion du Latil, de la SOMUA et de la division poids lourds de Renault. Saviem est initialement un acronyme pour Société Anonyme de Véhicules Industriels et d'Entreprises Mécaniques puis pour Société Anonyme de Véhicules Industriels et Équipements Mécaniques. Entre 1955 et 1980, les camions Renault arborent la marque Saviem accompagnée du logo Renault.
À la suite du premier choc pétrolier, Michelin, propriétaire de Berliet et de Citroën ne peut éviter la faillite du constructeur automobile qui sera cédé à Peugeot en 1974. L'année suivante Berliet est repris par SAVIEM. En 1978, Renault fusionne l'ensemble dans Renault Vehicules Industriels.
En 2001, Renault vend Renault Véhicules Industriels (RVI) au groupe Volvo. En 2002, deux sociétés sont créées, d'une part Renault Trucks pour les camions civils et d'autre part Renault Trucks Defense pour la partie militaire.
En , Renault Trucks Defense rachète l'entreprise ACMAT, spécialiste des véhicules tactiques légers (VLRA et ALTV). En , Renault Trucks Defense acquiert l'entreprise française Panhard Defense.
En , le groupe Volvo annonce vouloir céder Volvo Group Governement Sales, la partie défense de Volvo qui comprend Renault Trucks Defense, ACMAT, Panhard Defense, Mack Defense LLC et VGGS Oceania. VGGS représente 1,5 % du chiffre d'affaires du groupe Volvo. À cette date, 90 % des véhicules de l’armée de terre française est produit par RTD. En lice pour cette acquisition : le constructeur belge de tourelles de petit et moyen calibres CMI (Cockerill) et le groupe franco-allemand KNDS créé en 2015. Ce dernier est favorisé par l'État qui en est actionnaire à 50 %. En , le groupe Volvo renonce à la vente.
En , Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, annonce la victoire de Renault Trucks Defense sur un contrat pour 3 700 véhicules légers ACMAT VT4, remplaçants de la Peugeot P4. Un moyen d’ancrer le groupe, mis en vente par le suédois Volvo, sur le territoire français. Ce contrat intervient juste après un autre de 270 millions d’euros avec le Koweït décroché pour 300 véhicules lourds. Le véhicule choisi est un Ford Everest militarisé par Renault Trucks Defense.
Depuis le , la société s'appelle désormais Arquus, acronyme de Arma et Equus.
Le groupe suédois Volvo AB interdit en 2020 à sa filiale française de communiquer son chiffre d'affaires annuel et son résultat financier. Avec une hausse du chiffre d'affaires de 25 % en 2018 et de 38 % en 2019 où 2 156 véhicules sont livrés, il est estimé, à cette dernière date, à environ 600 millions d'euros dont 35 % dans la mise en condition opérationnelle. Son PDG Emmanuel Levacher prévoit une croissance de 10 % en 2020.
En 2024, le groupe belge John Cockerill – détenu à 80 % par l'homme d'affaires français Bernard Serin – rachète Arquus, tout en s'engageant à maintenir la direction en place et de poursuivre la production sur les sites français actuels. Politiquement, ce rachat s'inscrit dans un renforcement de la collaboration militaire entre la France et la Belgique.
L'acquisition est finalisée en juin, et prévoit des participations de 10 % des États belges et français dans John Cockerill Defense.
L'entreprise a son siège social à Versailles, dans le pôle technologique Paris-Saclay.
En 2016, elle emploie 1 300 salariés, compte trois marques en France (RTD, Acmat, Panhard), six usines de production (Garchizy, Limoges, Fourchambault, Saint-Nazaire, Lisses et Saint-Germain-Laval), et deux centres destinés à la recherche et développement (Versailles et Lyon).
Début 2020, elle annonce 1 500 collaborateurs et quatre sites de production en France, celui de Marolles-en-Hurepoix produisant plus de la moitié des véhicules. L'usine a produit 1 200 véhicules en 2019.


La gamme Sherpa Light comprend six versions de 7,9 à 11 tonnes :

Le Sherpa Light a été commandé par l'OTAN, la France et d'autres pays comme l'Égypte ou le Chili pour sa version Échelle d’assaut.

Les camions d'Arquus comprennent trois gammes principales :
L'ancienne gamme de camions comprenait les :
À travers sa division opérationnelle Hornet, Arquus commercialise sa gamme de tourelleaux téléopérés. Trois variantes sont proposées et ont déjà été commandées par l’armée française:

Après plus de 1 700 exemplaires vendus à l’armée française, ils sont disponibles à l’exportation depuis 2021 en collaboration avec Safran qui est responsable des systèmes optroniques.
Hornet propose aussi différentes solutions intégrées venant ajouter des fonctionnalités au tourelleau.