Arthur Chalamet

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Arthur Chalamet
Portrait photographique d’Étienne Carjat.
Fonctions
Vice-président du Sénat (d)
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Sénateur de la Troisième République
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Député de l'Ardèche
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Conseiller général
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Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Jean Marie Arthur ChalametVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
École normale supérieure (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Autres informations
Parti politique
Distinctions

Arthur Chalamet, né le à Vernoux-en-Vivarais et mort le à Paris 6e, est un professeur de lettres et homme politique français.

Biographie

Entré à l'École normale supérieure en 1842, il obtient, à l'issue de brillantes études, son agrégation de lettres en 1846, et entre dans la carrière de l'enseignement, comme professeur de la classe de rhétorique successivement à Tournon, à Caen, à Clermont-Ferrand, puis à Lyon. Il collabore également au Journal de Tournon et à la presse républicaine lyonnaise.

Il enseigne à Lyon lorsque le succès de son enseignement lui vaut la croix de la Légion d'honneur, en 1869. Après plusieurs conférences politiques données avec succès à Lyon, attiré par la politique, il débute dans la vie publique, comme candidat aux législatives de 1871, mais il est mis en minorité.

En 1872, il est élu conseiller général de l'Ardèche, par le canton de Vernoux, après la mort et en remplacement de son frère Gaston, qui avait été préfet de l'Ardèche sous le gouvernement de la Défense nationale.

En 1876, élu député de la première circonscription de Privas, il s'inscrit au groupe de la gauche républicaine et, lors de la crise du 16 mai 1877, il est du nombre des signataires du manifeste des 363 exprimant leur opposition républicaine à la politique monarchiste du Président Mac Mahon.

Réélu en 1877 contre l’ancien Ministre de l'Empire, Henri Chevreau, il reprend sa place dans la gauche modérée, et se consacre surtout aux questions d'enseignement. Ainsi, c’est à son initiative qu’est due la création de l’École normale supérieure d'institutrices de Fontenay-aux-Roses, à la suite d’une proposition de loi soumise à la Chambre, en .

Réélu comme candidat de l’Union républicaine contre Jules Roche, aux élections de 1881, il est sous-secrétaire d'État à l'Instruction publique de Paul Bert, du au dans le gouvernement Gambetta, il résilie ses fonctions à la chute de ce cabinet. Sur ces entrefaites, un siège de sénateur étant devenu vacant dans l'Ardèche, la candidature est offerte à Chalamet, élu le . Depuis, il a toujours été réélu sénateur de ce département.

Chalamet était vice-président du Sénat où, comme à la Chambre, il a fait autorité sur toutes les questions d'instruction publique. Il a prononcé nombre de discours sur la réforme de l'enseignement supérieur, l'organisation de l'enseignement secondaire des jeunes filles, la laïcisation de l'enseignement primaire, et le maintien des études classiques. Il a longtemps été vice-président de l'Union républicaine.

Le , alors qu'il occupait encore le fauteuil présidentiel au palais du Luxembourg et que rien ne laissait présager sa fin prochaine, au moment où il allait rentrer chez lui, il est frappé par une attaque de paralysie. Un médecin aussitôt appelé, reconnaissant la gravité de son état, avertit sa famille qu'un dénouement fatal était à craindre en raison de son grand âge.

Le , le convoi mortuaire à quitté la maison mortuaire à dix heures pour se rendre à la gare de Lyon, où ont été prononcés plusieurs discours. Les obsèques ont eu lieu à à l'Orme, près Vernoux, et l’inhumation à Vernoux-en-Vivarais. Les honneurs militaires lui ont été rendus.

Notes et références

  1. 1 2 « La Mort de M. Chalamet : Le vice-président du Sénat », La Presse, Paris, vol. 62, no 1287,‎ , p. 4 (ISSN 2420-4218, lire en ligne sur Gallica).
  2. 1 2 « Nécrologie », Le Matin, Paris, vol. 12, no 4299,‎ , p. 2 (ISSN 1256-0359, lire en ligne sur Gallica).
  3. 1 2 « Arthur, Jean, Marie Chalamet », sur Sycomore, base de données des députés de l'Assemblée nationale (consulté en ).
  4. 1 2 3 4 5 6 « Mort de M. Chalamet », Le Petit Parisien, Paris, vol. 20, no 6979,‎ , p. 1 (ISSN 2420-0549, lire en ligne sur Gallica).
  5. ↑ Paul Bosq, « Le Sénat », Figaro, Paris, 3e série, vol. 41, no 340,‎ , p. 3 (ISSN 0182-5852, lire en ligne sur Gallica).
  6. ↑ « Mort de M. Chalamet », L’Union, vol. 54, no 3449,‎ , p. 1 (ISSN 2139-2390, lire en ligne sur Gallica).
  7. ↑ « Nécrologie », Journal des débats politiques et littéraires, Paris, vol. 107,‎ , p. 3 (ISSN 1770-619X, lire en ligne sur Gallica).
  8. ↑ « Mort de M. Chalamet », La Lanterne, Paris, vol. 19107, no 6803,‎ , p. 3 (ISSN 2419-1108, lire en ligne sur Gallica).

Bibliographie

Liens externes