Arthur Daguin

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Arthur Daguin
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 95 ans)
AstaffortVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Claude Arthur DaguinVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Autres informations
Distinction

Claude Arthur Daguin (né le à Nogent-en-Bassigny et mort le à Astaffort) est un ingénieur, magistrat, historien, collectionneur et philanthrope français ayant laissé une œuvre considérable sur une grande variété de sujets concernant en général le département de la Haute-Marne.

Ses publications sont consacrées à l’héraldique, la généalogie, la faune et la flore, mais aussi à l’agriculture, le droit et la coutellerie et son œuvre manuscrite fait 50 volumes in-folio.

Biographie

Il est le fils unique de Jean-Baptiste Daguin (1817-), maître coutelier, et de Valérie-Rose Girard (1825-1872), laquelle avait adopté une orpheline, qui se dévoue toute sa vie pour les pauvres et les malheureux en fondant un ouvroir de la charité.

Après des études secondaires au Lycée de Chaumont, il obtient en 1866 le prix d'honneur pour ses travaux historiques sur la ville.

Dès l'âge de douze ans, il commence des collections et des classifications de coléoptères, de plantes, de faits historiques qui comportent déjà 30 000 pages manuscrites. Son oncle, Abel Girard (1832-1900), passionné d'histoire commence à lui rassembler un grand nombre de faits et de documents historiques sur la commune de Nogent. C'est à cette époque qu'Arthur se voit offrir l'Histoire de la Haute-Marne de l'abbé Jolibois qui fut le guide de tous ses investigations.

Il passe le baccalauréat ès sciences (en 1868) à Paris, puis intègre une mathématiques spéciales. Il prépare l'école des Mines lorsque la guerre de 1870 est déclarée. Incorporé en tant que caporal au 53e régiment de marche, il est promu sergent et reçoit la croix de 1870-1871.

il est reçu troisième au concours de l'École des mines après la guerre.

Arthur Daguin termine sa carrière entre 1890 et 1909 comme juge de paix dans différentes villes de France, telles que : Lignières, Vierzon, Aix-en-Provence, Toulon, Reims, Lille (2e arrondissement) et Clichy et il séjourne ensuite en Guyenne et à Astaffort où il meurt en 1944. Il était marié avec Rose-Hermine Rivenez.

Ses travaux sur le droit et les usages dans les colonies et les protectorats français sont récompensés par la Légion d'honneur, l'Ordre royal du Million d'éléphants, le Dragon d'Anam et le Nichan Iftikhar.

Membre de la Société historique et archéologique de Langres, de la Société des lettres de Saint-Dizier ; il est chevalier du Mérite agricole et reçoit la Médaille de la Mutualité.

L'historien et le géographe

En plus de ses nombreuses recherches sur la Haute-Marne, Arthur Daguin publie sur les pays d'Extrême-Orient et d'Afrique du Nord où il fait une partie de sa carrière, en particulier sur les coutumes et les différentes sortes de mariage annamites, cambodgiens et musulmans.

Le philanthrope

Membre de nombreuses sociétés de bienfaisance, il a fondé la Société philanthropique « La Haute-Marne », destinée à secourir les Haut-Marnais vivant à Paris, en leur procurant du travail, de l'argent ou en les aidant à rentrer au pays.

De manière plus générale, il est le créateur d'une vingtaine d'œuvres de bienfaisance et de mutualité : l'Ouvroir de Nogent, la Caisse des écoles de cette ville, la Société fraternelle du 17e territoriale d'infanterie, l'Association amicale des anciens élèves du lycée de Chaumont, la Société de secours mutuels de la Haute-Marne à Paris, la Société philanthropique du même nom, la Société des orphelinats agricoles de la Haute-Marne, les Orphelinats agricoles et écoles d'apprentissage agricole du Corgebin et de Bellefontaine, l'Association des anciens élèves de l'école Monge, l'Association des anciens élèves de l'école de Nogent, la Société de patronage de la même école….

En tant que juge de paix à partir de 1890, il s'évertue durant des années à établir une société de secours mutuels pour la profession au niveau national. Son projet consiste à assurer moyennant une cotisation annuelle : en cas de maladie, les frais médicaux et pharmaceutiques ; en cas de décès, les frais funéraires et, à la veuve et aux enfants mineurs une allocation ; à partir de 70 ans une retraite. Il subit à quatre reprises des échecs (1891, 1893, 1895 et 1900). Il y parvient enfin en 1906 lorsque les juges de paix réussirent à se constituer en association représentative (« l'Union amicale »). Il est alors le président de cette nouvelle structure mutuelle appelée « la Magistrature cantonale ».

À partir de 1870, il a fait de nombreux dons en argent ou en nature à divers établissements publics ou charitables. Outre le Fonds Daguin légué aux Archives départementales de la Haute-Marne, son biographe Didier Desnouveaux mentionne :

Membre de la Société historique et archéologique de Langres dès 1877, il y fonde en 1935 un prix quadriennal destiné à récompenser une monographie de canton haut-marnais sur le même principe que celle qu'il a publiée sur le Canton de Nogent.

Quelques œuvres

Sous son nom et en collaboration

Sous pseudonyme

Comme éditeur

Notes et références

  1. ↑ Roman d'Amat, dir, Dictionnaire de biographie française, t. IX, Paris, 1961, colonnes 1489-1490.
  2. 1 2 La Justice de paix, 10 décembre 1905, p.3.

Voir aussi

Bibliographie

Liens externes