Le néologisme artwashing désigne l'utilisation, par une entreprise privée, de la philanthropie et des arts pour améliorer sa réputation. L'artwashing s'apparente à l'écoblanchiment transposé aux domaines des arts et du mécénat artistique. Il s'agirait donc d'un financement philanthropique intéressé, allant à l'encontre même du principe de mécénat. Certains le qualifient de « mécénat non éthique ».
Dans le cas des musées, l'artwashing consiste à commanditer ou financer une exposition ou une institution culturelle dans le but de redorer l'image publique d'une entreprise. Face à la prise de position grandissante du grand public, à l'influence des réseaux sociaux et aux moyens publics de revendication, certains observateurs avancent que les musées tendront de plus en plus à éviter les partenariats s'apparentant à l'artwashing.
Concept particulièrement répandu en Grande-Bretagne, l'artwashing a fait l'objet d'un ouvrage de l'artiste activiste Mel Evans, Artwash - Big Oil and the Arts, paru en 2015 chez Pluto Press,. En , l'organisation environnementale 350.org lance ainsi une pétition en ligne demandant au musée du Louvre de boycotter son mécène Total, groupe pétrolier majeur et grand financeur de l'institution muséale.