Arycanda

Thermes romains d'Arycanda

Arycanda, ou Arykanda, est une ancienne cité de Lycie, aujourd’hui Arûf, ancien siège d'un évêché paléochrétien et aujourd'hui catholique, situé dans la province d'Antalya, en Turquie.

Arykanda a été construite sur cinq grandes terrasses ascendantes à flanc de montagne, à proximité du village d'Aykiriçay, sur la route actuelle d'Elmalı à Finike.

Histoire

Arycanda est connue pour être l'une des plus vieilles cités de Lycie, comme l'indique son nom se terminant par -anda, révélateur de son origine anatolienne, remontant au IIe millénaire avant J.-C.

Les vestiges les plus anciens datent du VIe siècle av. J.-C. ou Ve siècle av. J.-C. Le site a été fouillé et restauré par une équipe de l'Université d'Ankara, dirigée par le professeur Cevdet Bayburtluoğlu depuis 1971.

Elle est principalement connue pour une description en latin et grecque, datant de l’an 312 et découverte en 1892. Cette inscription fait état d’une demande du peuple de Lycie et de Pamphilie aux empereurs afin de révoquer l'édit de tolérance accordé aux chrétiens, et donne un éclairage sur la persécution de Maximin.

Arycanda a subsisté durant l'époque byzantine, jusqu'au VIe siècle, lorsque les habitants se sont transportés vers un nouveau site au sud de la route moderne, appelé Arif (ou Aruf).

Description des vestiges

La nécropole est située sur la pente de la colline, avec le gymnase et les thermes en contrebas.

L'acropole conserve des vestiges hellénistiques et plus anciens, comprenant un temple d'Hélios, un bouleutérion et un prytanée, avec une agora supérieure bordée de boutiques et des maisons d'habitation.

La ville basse abrite la plupart des vestiges romains :

Galerie

Notes

  1. 1 2 Dominic Whiting, Turkey Handbook : The Travel Guide, Footprint Handbooks, , 736 p. (ISBN 978-1-900949-85-9, lire en ligne), p. 365
  2. ↑ Martin Harrison, Mountain and Plain : From the Lycian Coast to the Phrygian Plateau in the Late Roman and Early Byzantine Period, University of Michigan Press, , 127 p. (ISBN 978-0-472-11084-1, lire en ligne), p. 39.
  3. ↑ Bardy G, Dictionnaire d’histoire et de geographie ecclesiastiques, Vol.4, Paris, , Col. 857-859.