Auguste Brepson

Auguste Brepson
Description de l'image Auguste Brepson.jpg.
Naissance
Saint-Ouen
Décès (à 42 ans)
15e arrondissement de Paris
Activité principale
Auteur
Genres

Œuvres principales

  • Un gosse

Auguste Brepson , né à Saint-Ouen le dans un milieu pauvre, et mort le à Paris est un écrivain et bouquiniste français. Il laisse derrière lui des nouvelles et des contes publiés dans les journaux littéraires de l’époque, et un livre, Un gosse, qui a fait l’objet de nombreux articles dans les revues littéraires, dans des publications scientifiques en histoire sociale et dans des ouvrages récents. Le manuscrit de son second livre n’a pas pu être retrouvé. Un gosse avait fait partie de la vingtaine de livres sélectionnés pour le Goncourt sur plus de deux cents. Sa non-attribution a été justifiée par le fait qu'il s'agissait d'un ouvrage posthume.

L'amour de la littérature lui a permis de transcender des conditions sociales cruelles et dramatiques, et de parvenir malgré elles à nous atteindre aujourd'hui. Sans doute visionnaire, il pensait que son livre avait son propre destin. 90 ans exactement après sa mort, son livre a été réédité en 2017 par Plein Chant.

Biographie

La famille maternelle d’Auguste Brepson est originaire de Villersexel. Adèle Eugénie Mange (-1915), sa grand-mère se marie avec Marie Antoine Ferdinand Brepson (fils de Pierre Brepson, aubergiste et Hyacinthe Noirot) en 1859, avec lequel elle aura 3 enfants : Dephin (1859-1915), Auguste Théophile (1861-) et Marie-Louise (1864-1935). Cette dernière est la mère d’Auguste Brepson. À la suite du décès de son mari en 1867 à 35 ans, Adèle Mange/Brepson quitte la région avec ses enfants pour s’installer à Paris vers 1870. Adèle Mange décède en 1915 dans le 20ème alors qu’Auguste Brepson avait 31 ans.

Auguste Brepson naît au 78 rue des Rosiers à Saint-Ouen le . Vers 1910, il se marie avec Rosalie Marie Joséphine Miesch (1887-1943) dont il aura deux enfants : Roland (1917-1960) et Simone (1918-2016). Successivement ouvrier, employé, Auguste Brepson ouvre une bouquinerie à l’angle de la rue Lecourbe et de la rue de la Convention. Autodidacte, passionné par la littérature, il écrit un premier roman, Un gosse, qui sera finalement publié peu de temps après sa mort en 1928. Pour les besoins alimentaires, outre son activité de bouquiniste, il publie également des contes et nouvelles dans des journaux littéraires. Il aimait également la musique et jouait de la mandoline.

Auguste Brepson avait rédigé un deuxième livre, la suite d’Un gosse et un troisième sur sa vie en tant que bouquiniste, mais il meurt victime de la tuberculose (maladie de Pott) le à son domicile, 11 rue Magisson dans le XVème, avant même que son premier roman soit publié. Sa fille n’avait pas 10 ans et son fils 11 ans.

A la mort d’Auguste Brepson, Rosalie Brepson-Miesch reprend la librairie, mais il n’y avait pas assez de revenus pour que ses enfants fassent des études. Elle va s’employer toute sa vie à obtenir des bourses.

Auguste Brepson est inhumé au cimetière de Bagneux, ainsi que sa femme Rosalie Miesch décédée le dans le 15e, et son fils Roland, décédé dans un accident de voiture le .

Un gosse

Les critiques littéraires de l’époque ont considéré l’ouvrage Un gosse comme une autobiographie, ce qui a toujours été réfuté par sa fille Simone Brepson-Boucheix (1918-2016). À la suite de sa réédition en 2017, les recherches de Dominique Cottel mandaté par Plein Chant, notamment sur l’état civil, ont pu établir que l’ouvrage n’est pas un roman autobiographique. À l’appui de ses recherches, il s’avère que le roman ne décrit pas la vie d’Auguste Brepson. La mère d’A. Brepson, Marie-Louise Brepson, loin de succomber d’une hémorragie une heure après sa naissance comme décrit dans Un gosse, mourut en (soit 9 ans après la mort d’A. Brepson) dans le 14e et est inhumée au cimetière de Thiais.

Pour ce qui est de la grand-mère d’Auguste Brepson, rien ne prouve, ni n’infirme qu’elle ait élevé l’enfant. On a toutefois la certitude qu’elle habita en 1898 tout près de la sinistre Cité Jeanne d’Arc, au 55 rue Clisson, comme indiqué dans Un gosse, mais elle y demeurait avec ses deux fils, Delphin et Auguste (Théodule) Brepson, comme cela apparaît sur l'acte de mariage de Delphin la même année. Auguste Brepson avait alors quatorze ans. Elle habitera ensuite au 4 impasse Montferrat dans le XIXème où elle mourra en 1915, la même année que son fils Delphin. A. Brepson avait 31 ans.

Dans cet ouvrage, considéré comme un témoignage rare de terrain en histoire sociale, l'auteur se nourrit de son vécu, de ses expériences et de celles de sa famille pour décrire l’enfance misérable d’un gamin dans le Paris de la fin du XIXe/début XXe siècle.

Publications

Roman

Contes et récits

Extraits dans les manuels scolaires

Prix

Auguste Brepson Médaille de la Société des Gens de Lettres

Mme Veuve Brepson a obtenu le Prix Lambert de l'Académie Française en 1929 (Gallica : Journal des Débats Politiques et Littéraires du ). Le Prix Lambert est "attribué à des hommes de lettres ou à leurs veuves, auxquels il serait juste de donner une marque d'intérêt public" (source : site de l'Académie Française) ; le prix se montait à 800 F en 1883, à 1600 en 1934 (pas de chiffre pour 1929).

Auguste Brepson a été admis adhérent de la Société des Gens de Lettres le 19/5/1924. Il a reçu la médaille du souvenir de la Société des Gens de Lettres (SDGL) en 1928 à titre posthume.

Bibliographie sur Auguste Brepson

Ouvrages

Articles

L’Action Française

L’Ami du peuple

Le Carnet de la Semaine

Comoedia

Le Courrier australien

Le Cri des Peuples

La Dépêche

Le Figaro

Le Figaro Supplément littéraire

La Flèche

La Gazette de Paris

La Grande Revue

La Griffe littéraire

L’Intransigeant

Journal des débats politiques et littéraires

La Lumière

Le Matricule des Anges

Les Nouvelles Littéraires

NRF

L’Œuvre littéraire

Monde

Paris-Soir

Le Petit Parisien

Le Peuple

Le Populaire

P.T.T.

La Révolution prolétarienne

La Revue des jeunes

Revue des Lectures

Revue Europe

La Revue Limousine

La Vie Ouvrière

Notes et références

  1. ↑ « Bulletin municipal officiel de la Ville de Paris - 99 années disponibles - Gallica », sur gallica.bnf.fr (consulté le )
  2. ↑ « La Pensée française : organe d'expansion française et de propagation nationale / [directeur Alain Ducreux] », sur Gallica, (consulté le )
  3. ↑ Auguste Brepson, « Au cirque. Le Quotidien / Dir. Henri Dumay », sur Gallica, (consulté le ), p.4
  4. ↑ Auguste Brepson, « La dernière aubade. Ève », sur Gallica, (consulté le ), p.12
  5. ↑ Auguste Brepson, « L'accusatrice. Le Quotidien », sur Gallica, (consulté le ), p.5
  6. ↑ Auguste Brepson, « Une rage de dent. Le Quotidien », sur Gallica, (consulté le ), p.4
  7. ↑ « Journal des débats politiques et littéraires », sur ??, (consulté le )
  8. ↑ Laurent Demoulin, « Gnocchi (Maria Chiara), Le Parti pris des périphéries. Les « Prosateurs français contemporains » des éditions Rieder (1921-1939) », Textyles. Revue des lettres belges de langue française, no 34,‎ , p. 127–128 (ISSN 0776-0116, DOI 10.4000/textyles.271, lire en ligne, consulté le )
  9. ↑ (en) « La litterature proletarienne en France - LIVRES - Le Courrier Australien (Sydney, NSW : 1892 - 2011) - 15 nov. 1946 », sur Trove (consulté le )
  10. ↑ « Le Cri des peuples / directeur-rédacteur en chef Bernard Lecache », sur Gallica, (consulté le ), p/33
  11. ↑ René Bonnet, « La Flèche de Paris », sur Gallica, (consulté le ), p.6
  12. ↑ « Sans pain - Le Matricule des Anges », sur lmda.net (consulté le )
  13. ↑ « Les Nouvelles littéraires, artistiques et scientifiques : hebdomadaire d'information, de critique et de bibliographie », sur Gallica, (consulté le ), p.3
  14. ↑ « La Nouvelle Revue Française », sur La Nouvelle Revue Française (consulté le )
  15. ↑ « "Auguste brepson" 48 résultats dans Le Peuple (02/02/2024) - Gallica », sur gallica.bnf.fr (consulté le )
  16. ↑ André-Charles Mercier, « Le Peuple : organe quotidien du syndicalisme », sur Gallica, (consulté le ), p.2
  17. ↑ La Revue des jeunes, (lire en ligne), chap. Les Lettres. Auguste Brepson. pp.95-120
  18. ↑ Georges Barbarin, « Europe : revue mensuelle », sur Gallica, (consulté le ), pp.122-123

Article connexe

Liens externes