Auguste Chabaud

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Page d’aide sur l’homonymie

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Auguste Chabaud
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Auguste Élisée ChabaudVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Conjoint
Valentine Chabaud (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
Escolo de Lar (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Maître
Distinction

Auguste Elysée Chabaud né le à Nîmes et mort le à Graveson est un peintre et sculpteur français.

Biographie

Yvette (1906), Musée d'Art moderne de Troyes

Entré à l'école des beaux-arts d'Avignon en 1896, Auguste Chabaud a pour maître Pierre Grivolas. Puis en 1899, il part à Paris poursuivre ses études à l'Académie Julian et à École des beaux-arts, dans l'atelier de Fernand Cormon (1845-1924). Il rencontre Henri Matisse et André Derain. La propriété viticole de ses parents subit la crise de 1900, obligeant Auguste Chabaud à redescendre dans le Midi.

En 1901, Auguste Chabaud doit quitter Paris pour gagner sa vie, il s'embarque comme pilotin (ou pilotier) sur un navire et découvre la côte occidentale africaine. La même année son père meurt ; il hérite avec son frère de la propriété viticole et des terres que seul son frère va gérer. À cette période, Chabaud travaille beaucoup sur papiers de boucherie.

De 1903 à 1906, il fait son service militaire en Tunisie d'où il va revenir avec des carnets de croquis remplis d'images locales, dont de nombreux dessins de militaires, d'indigènes et de scènes de bar peuplés de filles et de marins.

De retour à Paris, Chabaud débute en 1907 au Salon des indépendants exposant parmi les fauves. Il va découvrir une nouvelle vie, celle de la nuit parisienne et des cabarets. Les collectionneurs commencent à s'intéresser à son travail. À Montmartre où il a son atelier, il peint les rues et les places animées ou désertes, les scènes de la vie nocturne et les maisons closes.

En 1911, il entame sa période cubiste, travaille de grands formats et sculpte.

S'ensuivent de nombreuses expositions dont celle de New York en 1913 où il expose aux côtés d'Henri Matisse, André Derain, Maurice de Vlaminck et Pablo Picasso, puis à Chicago et Boston. Ses toiles de la période fauve décrivent la vie nocturne parisienne : cabarets, cafés théâtre, prostituées, aux teintes de couleurs vives (jaune, rouge) contrastant avec les couleurs de la nuit (bleu marine, noir).

À son retour de la Première Guerre mondiale, en 1919, Auguste Chabaud s'installe définitivement à Graveson, dans la propriété familiale, le mas de Martin situé au pied de la Montagnette. À partir de 1920, il entame sa période bleue où il emploie le bleu de Prusse à l'état pur, dans laquelle la Provence, ses personnages et ses coutumes sont mis en avant. Le Sud, qu'il n'a jamais cessé de peindre, même dans sa période parisienne, va l'occuper désormais exclusivement. Comme l'avait fait Paul Cézanne avec la montagne Sainte-Victoire, Auguste Chabaud immortalisera « la montagnette », peignant des scènes de campagne, des paysans arpentant les collines et sentiers des Alpilles. Il y restera jusqu'à la fin de sa vie, vivant reclus dans sa maison avec sa femme et ses sept enfants. Surnommé l'« ermite de Graveson », il meurt en 1955.

Certaines de ses œuvres sont conservées à Marseille au musée Cantini, à Paris au musée national d'Art moderne, au musée d'Art moderne de la ville de Paris, et à Genève au Petit Palais. En 1992, le conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur ouvre un musée en son honneur à Graveson. Des peintres lui rendent régulièrement hommage, comme Claude Viallat en 2003.

Auguste Chabaud a écrit des poèmes et des livres comme L'Estocade de vérité, Le Tambour Gautier, Je me suis pris pour Démosthène.

Expositions

Expositions personnelles

Expositions collectives

Œuvres dans les collections publiques

France
Suisse


Vatican

Ouvrages illustrés

Notes et références

  1. ↑ « Exposition des Peintures et des Dessins d'Auguste Chabaud | Database of Modern Exhibitions (DoME) | European Paintings and Drawings 1905-1915 », sur exhibitions.univie.ac.at (consulté le )
  2. ↑ « Auguste CHABAUD - Magic City - circa 1907 », sur galeriepentcheff.fr (consulté le )
  3. ↑ « Chabaud au Musée d'art moderne de Troyes, La peinture au noir », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  4. ↑ « Auguste CHABAUD - le Nu rouge », sur cnap.fr (consulté le )
  5. ↑ « Auguste Chabaud en Provence », sur museeregardsdeprovence.com (consulté le ).
  6. ↑ « Exposition Chaubaud », sur Musée Paul Valéry (consulté le )
  7. ↑ « Salon d'Automne. 6e Exposition | Database of Modern Exhibitions (DoME) | European Paintings and Drawings 1905-1915 », sur exhibitions.univie.ac.at (consulté le )
  8. ↑ « Neue Secession Berlin I. Graphische Ausstellung | Database of Modern Exhibitions (DoME) | European Paintings and Drawings 1905-1915 », sur exhibitions.univie.ac.at (consulté le )
  9. ↑ « I. Ausstellung des Modernen Bundes | Database of Modern Exhibitions (DoME) | European Paintings and Drawings 1905-1915 », sur exhibitions.univie.ac.at (consulté le )
  10. ↑ « Salon de Mai 1912, Première Exposition | Database of Modern Exhibitions (DoME) | European Paintings and Drawings 1905-1915 », sur exhibitions.univie.ac.at (consulté le )
  11. ↑ « International Exhibition of Modern Art [Armory Show] | Database of Modern Exhibitions (DoME) | European Paintings and Drawings 1905-1915 », sur exhibitions.univie.ac.at (consulté le )
  12. ↑ « International Exhibition of Modern Art [Armory Show] | Database of Modern Exhibitions (DoME) | European Paintings and Drawings 1905-1915 », sur exhibitions.univie.ac.at (consulté le )
  13. ↑ « Post-Impressionist and Futurist Exhibition | Database of Modern Exhibitions (DoME) | European Paintings and Drawings 1905-1915 », sur exhibitions.univie.ac.at (consulté le )
  14. ↑ « The Grafton Group. Vanessa Bell, Roger Fry, Duncan Grant. Second Exhibition | Database of Modern Exhibitions (DoME) | European Paintings and Drawings 1905-1915 », sur exhibitions.univie.ac.at (consulté le )
  15. ↑ « Exposition Seyssaud - Verdilhan », sur Galerie Pentcheff (consulté le ).
  16. ↑ « Uzès Exposition deuxième édition : César & Chabaud, deux artistes en liberté », sur Ville d'Uzès : Site Internet (consulté le ).
  17. ↑ Grande baigneuse bleue
  18. ↑ Le Pont
  19. ↑ « Les Montagnettes », notice no 06830000016, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Joconde, ministère français de la Culture
  20. ↑ « Saint-Rémy-de-Provence », notice no 06830000006, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Joconde, ministère français de la Culture
  21. ↑ « L'escalier », notice no 06830000006, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Joconde, ministère français de la Culture
  22. ↑ « Mas Provençal », notice no PM13002080, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture
  23. ↑ « Les Olivades », notice no PM13002078, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture
  24. ↑ « Le Pont de la roubine ou Paysage provençal », notice no PM13002079, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture
  25. ↑ « La femme à la cigarette », notice no 09150101707, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Joconde, ministère français de la Culture.
  26. ↑ Berger regardant la plaine
  27. ↑ « Chemin et ravin en Provence », notice no 09150101707, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Joconde, ministère français de la Culture.
  28. ↑ Les Tirailleurs sénégalais
  29. ↑ Bord de mer
  30. ↑ La Gare
  31. ↑ Assiette rouge
  32. ↑ [« Yvette » [archive du ], sur photo.rmn.fr via Internet Archive (consulté le )
  33. ↑ [« Le repos dans le jardin » [archive du ], sur photo.rmn.fr via Internet Archive (consulté le )
  34. ↑ La Terrasse, vue sur le pré
  35. ↑ « Lien vers site Musée CHabaud » Accès libre, sur MUSEE CHABAUD (consulté le )

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Annexes

Bibliographie

Liens externes