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Auguste Constant Ceuneau dit Augustin Ceuneau, né le à Évron (Mayenne) et mort le à Couptrain, est un historien et ecclésiastique, auteur de plusieurs ouvrages sur la région d'Évron et de Sainte-Suzanne (Mayenne). Historien local et archéologue mayennais, il est surtout connu pour son engagement en faveur de la préservation du patrimoine religieux et historique de la Mayenne, notamment de l'Abbaye Notre-Dame d'Évron, ainsi que pour ses travaux d’historien et d’archéologue.
Augustin-François Ceuneau naît le à Évron, où son père exerce la fonction de sacriste. Aîné d’une famille de cinq enfants, il grandit dans un environnement marqué par la vie paroissiale et la beauté de l’église Notre-Dame d’Evron, qui influencera profondément sa vocation. Remarqué pour son intelligence et son application, il est encouragé par un vicaire de la paroisse qui lui donne des leçons de latin, lui permettant d’entrer en troisième au Collège de l’Immaculée-Conception de Laval.
Au collège, il se distingue par ses résultats scolaires et remporte en 1912 le grand prix d’honneur de la division des grands. La même année, il obtient la deuxième partie du baccalauréat ès lettres et entre au Grand Séminaire de Laval.
Ses études sont interrompues par la Première Guerre mondiale. Incorporé en dans le service auxiliaire en raison de sa faible vue, il est affecté au bureau de la place de Laval. Il devient secrétaire du colonel commandant la place le , poste qu’il occupe jusqu’en , avant de rejoindre le service automobile aux armées jusqu’à sa démobilisation. La guerre est une épreuve personnelle pour Augustin Ceuneau, qui perd un frère, candidat au sacerdoce, tué au combat dès le .
Après la guerre, il reprend ses études au Grand Séminaire et est ordonné prêtre le . Il commence sa carrière comme professeur au collège de l’Immaculée-Conception de Laval, avant d’être nommé vicaire à Meslay-du-Maine en 1923, puis à Evron en 1925.
En 1932, il quitte Evron pour devenir curé de Torcé-en-Charnie, où il reste neuf ans aux côtés de son frère. En 1942, il est nommé doyen, ce qui lui permet de jouer un rôle actif dans la sauvegarde des objets d’art conservés dans les églises de sa circonscription.
Dès son retour de la guerre, Augustin Ceuneau s’investit dans l’étude et la préservation du patrimoine local. Il publie en 1919 une monographie sur Evron, suivie de nombreuses études sur l’église Notre-Dame d’Evron et la vie religieuse de la région. Pendant son vicariat à Evron, il redécouvre et remet en valeur des objets liturgiques et artistiques oubliés ou mis de côté. Il collabore activement avec les autorités civiles et religieuses pour restaurer la splendeur de l’abbatiale d’Evron. Son engagement lui vaut d’être nommé président d’honneur de l’association des Amis de la basilique Notre-Dame d’Evron.
En 1947, il est décoré officier d’Académie, puis reçoit la mozette de chanoine en 1948. En 1950, il est élu président de la Commission historique et archéologique de la Mayenne, qu’il contribue à réorganiser après les épreuves de la Seconde Guerre mondiale.
Le , Augustin Ceuneau est frappé d’une grave indisposition pendant la messe, qu’il termine avec difficulté. Atteint d’une angine de poitrine, son état s’aggrave rapidement. Il meurt le à Evron. Sa disparition est un choc pour la Commission historique et archéologique de la Mayenne, qu’il avait contribué à relancer après des années difficiles. Une rue porte son nom à Evron.