| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 48 ans) Nouméa |
| Nom de naissance |
Augustin Joseph Verdure |
| Nationalité | |
| Activités | |
| Enfant |
| A travaillé pour | |
|---|---|
| Membre de |
Augustin Joseph Verdure, dit Augustin Verdure, né le à Remilly-Wirquin (Pas-de-Calais) et mort le à Nouméa (Nouvelle-Calédonie), est un instituteur, journaliste, militant socialiste sous le Second Empire, membre de la Commune de Paris puis déporté à Nouméa (Nouvelle-Calédonie).
Né en 1825, Augustin Verdure devient vite instituteur et dans le même temps s'investit pleinement dans le militantisme républicain principalement dans la ville de Saint-Folquin (Pas-de-Calais) et dans sa région. Pour ses idées, il est révoqué de son travail par l'administration du Second Empire mais continue son activité en venant à Paris où il devient comptable puis caissier du journal d'Henri Rochefort La Marseillaise dans lequel il écrit notamment des articles en faveur des droits des femmes. Ayant adhéré à l'Association internationale des travailleurs (AIT), il milite dans les clubs et devient le président d'une loge franc-maçonne. Il vit, avec sa femme Caroline, en charge d'un orphelinat et leur fille Maria Verdure au 8 rue Sainte-Marie-du-Temple. En 1869, il soutient la candidature de Rochefort au sein des comités électoraux.
Le , il est élu au Conseil de la Commune par le XIe arrondissement ; il siège à la commission de l'Enseignement. Il vote pour la création du Comité de Salut public. Pendant la Semaine sanglante il est arrêté et passe, le , devant le 3ème conseil de guerre. Défendu par Charles Élie Ducoudray, son gendre, qui s'y présente alors comme « ami de l'accusé Verdure et autorisé à le défendre ». Sa demande d'ouvrir une école est refusée par l'administration pénitentiaire.
Condamné à la déportation au bagne de Nouvelle-Calédonie, il fait un voyage de 5 mois à bord de La Guerrière avant d'arriver le sur l'archipel. Très souffrant moralement, sans nouvelle de sa famille, et très affaibli, il meurt de maladie le .