Autostimulation

Personne autiste utilisant un jouet d'autostimulation

Les comportements d’autostimulation (en anglais stimming) sont des mouvements répétitifs et stéréotypés. Ils sont souvent observés chez les enfants ayant des troubles de développement, et plus fréquemment chez les enfants et les adultes autistes,.

Variantes

Ces comportements peuvent prendre plusieurs formes, :

Fonctions

La raison de ces comportements varie d’une personne à une autre:

Impacts

Selon une étude parue en 1987, ces comportements d’autostimulation affectent les niveaux de concentration et d’attention ainsi que les capacités d’interaction et de communication de l’enfant, et en conséquence affectent le niveau de participation dans des occupations significatives de même que sur les capacités de socialisation, d’apprentissage et d’acquisition de nouvelles habiletés. Il existe des débats par rapport à la question de la limitation ou de l’élimination de ces comportements. Des travaux plus récents datant des années 2020, basés sur la connaissance située, suggèrent que les autostimulations ont un effet positif pour les personnes autistes en termes d'autorégulation.

Les parents et thérapeutes essayent généralement de faire cesser ceux qui sont dangereux, et de limiter l’autostimulation non dangereuse dans les lieux publics. La recherche d’une extinction totale de ces comportements d’autostimulation amène généralement à une modification (changement de geste d’autostimulation) et non à leur disparition.

Les interventions des thérapeutes pour faire diminuer ces comportements peuvent comprendre une diète sensorielle qui devra répondre aux besoins sensoriels de l’enfant et le remplacement des comportements d’autostimulation par des comportements plus socialement acceptables et qui affectent moins le fonctionnement de l’enfant au quotidien (exemple : mâchonner un Chewy tube),.

Défense du droit à l'autostimulation

Alors que le discours psychiatrique dominant porte à considérer les comportements d'autostimulation comme indésirables, une majorité de personnes autistes les revendiquent comme faisant partie de leur identité, de la culture autiste, et comme une source de fierté,. Les adultes autistes interrogés décrivent ces comportements comme une expression d'émotions intenses et s'opposent aux thérapies visant à les supprimer.

Références

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  2. 1 2 I. Lovaas, C. Newsom et C. Hickman, « Self-stimulatory behavior and perceptual reinforcement », Journal of Applied Behavior Analysis, no 20,‎ , p. 45-68
  3. 1 2 S. A. Smith et K. P. Koenig, « Effects of sensory integration intervention on self-stimulating and self-injurious behaviors », American Journal of Occupational Therapy, no 59,‎ , p. 418-425
  4. ↑ Charlton et al. 2021.
  5. ↑ Charlie Cottin, « Le stimming, symptôme indésirable ou source de fierté ? Une histoire de soutien entre pairs, d’autodétermination et de redéfinition de l’autisme », Psychologies, Genre et Société, no 2,‎ (ISSN 3001-5960, lire en ligne, consulté le ).
  6. ↑ (en) Erin Felepchuk, « Stimming, Improvisation, and COVID-19: (Re)negotiating Autistic Sensory Regulation During a Pandemic », Disability Studies Quarterly, vol. 41, no 3,‎ (ISSN 2159-8371, DOI 10.18061/dsq.v41i3.8426, lire en ligne, consulté le ).
  7. ↑ (en) Steven K Kapp, Robyn Steward, Laura Crane et Daisy Elliott, « ‘People should be allowed to do what they like’: Autistic adults’ views and experiences of stimming », Autism, vol. 23, no 7,‎ , p. 1782–1792 (ISSN 1362-3613 et 1461-7005, PMID 30818970, PMCID PMC6728747, DOI 10.1177/1362361319829628, lire en ligne, consulté le ).

Annexes