L'infodumping (surcharge informative) est l'action de fournir trop d'informations à la fois.
Le terme a été utilisé pour la première fois en 1979, dans une conférence intitulé : « The Proceeding of The Southeast ».
Avec le temps, le terme a été adopté dans le contexte de la littérature (en particulier dans la science-fiction) ainsi que par la communauté autiste et neurodivergente.
Dans un contexte littéraire, l'infodumping a lieu quand l'auteur partage un grand nombre d'informations, surtout quand celles-ci sont superflues ou ennuyeuses. Cela peut ralentir le rythme de la narration et nuire à la qualité de l'écriture.
Le concept est surtout discuté dans les genres qui demandent un worldbuilding conséquent, notamment les littératures de l'imaginaire : les informations nécessaires pour comprendre le contexte de l'histoire peuvent être difficiles à intégrer naturellement dans le récit.
Le plus souvent, l'infodumping est évité par l'utilisation du show, don't tell (en), qui consiste à faire passer des informations par les actions et sentiments des personnages plutôt que par des descriptions.
L'infodumping est compris comme un élément de l'expression autistique, en particulier en ce qui concerne leurs sujets d'intérêt,,. Il est également associé au trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité.
Parmi les personnes autistes, l'infodumping joue un rôle social de partage des centres d'intérêt. Les personnes autistes ont plus tendance à traiter l'infodumping comme un trait positif et une source d'information bienvenue que les personnes neurotypiques.
En raison de la perception négative de l'infodumping par les personnes neurotypiques, les personnes neuroatypiques peuvent chercher à « masquer » leur intérêt pour un sujet. Ils peuvent cacher leur enthousiasme ou éviter complètement un sujet pour ne pas se laisser entraîner. La psychothérapie peut être un espace sans jugement pour partager librement ses centres d'intérêt et sa vie personnelle.