Ayahous

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Ayahous
Autres
Régions d’origine Ghana
Religions Religions traditionnelles africaines
Ethnies liées origine : Baoulés Agnis Ashantis Akans
sous-groupes liés : Faafouè, N'Zikpli, Sah, Nanafouè, N'gban, Agba, Elomoué, Kôdè, Yaouré, Gôly, Ouarébo, Saafoués
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Carte des ethnies du pays Baoulé - Revue des Troupes Coloniales juillet 1903

En Côte d'Ivoire, les Ayahous constituent un sous-groupe Baoulé présent dans le département de Sakassou (commune et sous-préfecture de Ayaou-Sran) et dans le département de Bouaflé (sous-préfecture et commune de Pakouabo et Commune de N'douffoukankro).

Histoire

En février 1904, Maurice Delafosse, répartit les tribus du secteur de Bouaké en seize factions. Quatre sont de la famille Agoua ou suzeraine de la reine Pokou (décédée vers 1760), dont les Ouarébo-Ayahou. Le chef de cette fraction serait Amané-Yao chef du village de Tomédi-Baoulé. Les cantons, dont elle se composait, étaient peu connus. Ils avoisinaient le Bandama, entre les Nanafouè au sud, les Kôdè au nord, les Ouarébo-Assabous et les Alennguiras à l’ouest .

Période coloniale

Le 21 août 1908 Gabriel Angoulvant commence la pacification de la Côte d'ivoire. Il publie un arrêté , qui indique les conditions de soumission des tribus révoltées : livraison intégrale des fusils ; arrestation et déportation des chefs rebelles et des féticheurs ; acceptation des charges d’occupation (impôts, prestations, portages,etc) ; paiement des amendes de guerre ; suppression des multiples campement et groupement en villages et ouvertures de routes et de pistes. Aucun suite ne sera données aux premières soumissions, jugées de mauvaise foi .

Au début de l’année 1909, l’ impôt de capitation et une taxe sur les armes, mis en place par l’administrateur Aubin, commandant le poste de Sakasso, provoquent le soulèvement des Ayahous , des Akouès et des Yaouré en avril et mai 1909. Le commandant Noguès, qui commande le cercle du Baoulé nord, est en charge de la colonne de répression. Elle est composée de 4 compagnies du 1er Régiment de Tirailleurs Sénégalais ; d’une compagnie du 4e Régiment de Tirailleurs Sénégalais ; une brigade de gardes militaires indigènes soit un total de 700 hommes dont 33 français ; et d’un détachement de gardes de police de 200 hommes. Toumodi est choisi comme base de départ des opérations .

Le 3 mars 1909 la 1re Brigade indigène rallie Toumodi dans le rôle de troupe de police et de répression, sous les ordres du Gouverneur. Elle participe à la répression des Ayahous du 11 avril au 2 mai 1909 ; des Attiè du 10 mai au 10 juin 1909 et des Akouès à partir du 27 juin 1909

Campagne de répression du février à mai 1909

La 1re Brigade indigène, sous les ordres du capitaine Cahen, composée d’un sergent européens et 80 tirailleurs , se concentre à Dida et opère sur la rive gauche du Bandam du 13 avril au 18 avril 1909 et sur la rive gauche du 10 avril au 4 mai 1909 .

Carte du pays Ayahous Source : La pacification de la Côte d'ivoire 1908-1915 Angoulvant 1916

Le 5 avril 1909 la 1re Brigade indigène arrive à Sakasso, elle est renforcée par des gardes de police indigène sous les ordres du capitaine Foussat et du médecin-major Combes . Le 11 avril la colonne entre dans le pays Ayahous et se heurte au premiers rebelles à Pétoukro. Elle poursuit sa route vers Dila, traversant les villages abandonnées de Zokauakokro, Broquazné et Kongo-Kouassikro. L’arrivée à Dila des détachements des lieutenants Bayle, Saubielle et Tersannes porte les effectifs à 180 tirailleurs, qui commencent les opérations sur la rive gauche du Bandama . Pendant cinq jours, chaque nuit, des reconnaissances partent pour surprendre et détruire les campements des Ayahous. Le centre de la résistance se situe à Liébissou, qui tombe le 14 avril et les Ayahous se réfugient sur la rive droite du Bandama, Le 19 avril la colonne traverse le Bandama . Elle occupe le village d’Atossé, point de départ de la révolte, et patrouillent toute la région jusqu’au 23 avril, subissant de nombreuses embuscades. L’arrivée du capitaine Bourgoin et du lieutenant Rasfelter porte l’effectif à 255 tirailleurs. Le 25 avril 1909, la colonne poursuit sa marche sur Diacahou, centre de la résistance des Ayahous . Elle prend Diacahou et dans les journées suivantes Sakasso, Diomabo, Akahakro, Ahali et les deux villages de Kouassidibikro, avant de poursuivre vers N’Dénou, dernier retranchement des Ayahous, qui se soumettent. Le capitaine Cahen rallie Sakassou le 4 mai 1909 et dissous la colonne avant de retourner à Toumodi .

Campagne de répression du 15 mars au 17 juin 1911

Au début de l’année 1911, commence la pacification des Nanafoué, Yaouré, Ayahous et Kôdè qui se révoltent toujours contre l’autorité coloniale.

Les Ayahous sont en rébellion ouverte depuis 1907. Ils parcourent le pays en existant les jeunes à prendre les armes et promettent leur aide à tous leurs voisins, et invoquent leurs dieux avec des sacrifice humains.. Ils ont 2000 fusils et sont bien approvisionnés en poudre .

En septembre 1909, le Lieutenant-Gouverneur de la colonie Gabriel Angoulvant demande la restitution de toutes les armes, la reddition des chefs et des meneurs, le paiement des arriérés d’impôts, de l’amende de guerre et la participation à la constructions des routes entre les postes français existant ou à créer .

La colonne de répression, sous les ordres du lieutenant-colonel Levasseur , est composée de quatre compagnies du 1er Régiment de Tirailleurs Sénégalais : la 4e sous les ordres du capitaine Jacobi (puis du capitaine Javouhey), la, 7e, sous les ordres du capitaine Larroque, la 9e sous les ordres du capitaine Raymond et la 10e sous les ordres du capitaine Posth et d’une pièce d’artillerie .

Pour soumettre les Ayahous, les quatre compagnies du 1er Régiment de Tirailleurs Sénégalais et la pièce d’artillerie sont affectées au commandant Bourgeron, secondé par le lieutenant Bénézet et le médecin aide-major de 1re classe Gambier. La colonne comprend 13 officier et 30 hommes de troupes européens, 671 tirailleurs et 178 porteurs .

Le 15 mars 1911, la 9e et la 10e Cie pénètrent le pays Ayahous et se dirigent vers Amanzi, où elles arrivent le 20, sans rencontrer de résistance. La 4e Cie chargée de la reconnaissance de la rive droite arrive à Tokronou, où elle retrouve la 7e Cie. Elles parcourent la région qui est déserte. Elles détruisent quelques villages Gouro, qui ont donné asile au Yahaous.

Le 22 mars la colonne se reforme à N’Dénou et le lendemain trois compagnie et l’artillerie attaquent le village de Diacobou. Les Ayahous fortement impressionnés par l’artillerie n’offre qu’une faible résistance. Toute la région de Diacobou à Ahali est méthodiquement fouillée, Jusqu’à la fin du mois d’avril, les Ayaous se défendent mais ne peuvent pas résister et se soumettent village par village jusqu’au 17 juin 1911. Cette opérations fait 644 morts chez les Ayahous .

Notes et références

  1. ↑ « Quand les Ivoiriens présentent fièrement leurs ethnies qui sont moins connues », sur Opera News (consulté le )
  2. ↑ Koumé Allou, « Confusion dans l'histoire des Baoulé, à propos de deux reines : Abraha pokou et Akoua boni », Journal des Africanistes, vol. 73, no 1,‎ , p. 137–143 (DOI 10.3406/jafr.2003.1332, lire en ligne, consulté le )
  3. ↑ François Joseph Clozel 1906, p. 277.
  4. ↑ Gabriel Angoulvant 1916, p. 196.
  5. ↑ Gabriel Angoulvant 1916, p. 150.
  6. 1 2 Ministère de la guerre 1910, p. 69.
  7. ↑ Historique du 1er Régiment de Tirailleurs Sénégalais . JMO (Journal des Marches et des Opérations. Source : Service Historique de la Défense à Vincennes. Cote GR 5 H 243
  8. ↑ Ministère de la guerre 1910, p. 67.
  9. 1 2 3 Ministère de la guerre 1910, p. 70.
  10. ↑ De nombreux actes de cruauté contre les Ayahous sont perpétrés durant cette campagne de 1909. Source : ANCI, 2 DD 242, Accusation formulée par le Médecin aide-major Combre Antoine, contre le capitaine Foussat à l’égard des indigènes,
  11. ↑ Ministère de la guerre 1910, p. 71.
  12. ↑ Ministère de la guerre 1910, p. 72.
  13. ↑ Ministère de la guerre 1910, p. 73.
  14. ↑ Gabriel Angoulvant 1916, p. 258-261.
  15. ↑ Gabriel Angoulvant 1916, p. 308.
  16. 1 2 Gabriel Angoulvant 1916, p. 309.
  17. 1 2 Gabriel Angoulvant 1916, p. 313.
  18. ↑ Gabriel Angoulvant 1916, p. 314.

Bibliographie