Le BP Portrait Award est un concours international de peinture de portrait organisé annuellement par la National Portrait Gallery de Londres. Créé en 1980, il est considéré comme l’un des concours de portrait peint les plus prestigieux au monde.
Le concours est sponsorisé par la compagnie pétrolière BP entre 1989 et 2022, avant d’être repris en 2024 par le cabinet juridique Herbert Smith Freehills Kramer.
Le concours est fondé en 1980 sous le nom de John Player Portrait Award, du nom de son premier sponsor, l’entreprise britannique John Player & Sons.
En 1989, la société pétrolière BP devient le principal mécène du concours, qui prend alors le nom de BP Portrait Award.
Le prix acquiert progressivement une réputation internationale et attire des milliers de candidatures provenant de plusieurs dizaines de pays.
En 2019, plus de 2 500 candidatures issues de 84 pays sont examinées par le jury.
À partir de 2024, le concours est rebaptisé Herbert Smith Freehills Kramer Portrait Award après la fin du partenariat avec BP.
Le concours est ouvert aux artistes âgés d’au moins 18 ans. Les œuvres sélectionnées sont exposées à la National Portrait Gallery de Londres pendant plusieurs mois.
Le premier prix est doté de plusieurs dizaines de milliers de livres sterling, ce qui en fait l’un des concours artistiques les mieux dotés dans le domaine du portrait contemporain.
Le concours comprend également plusieurs récompenses annexes, parmi lesquelles le BP Young Artist Award et le BP Travel Award.
Une sélection des œuvres finalistes fait également l’objet d’expositions itinérantes au Royaume-Uni.
Le partenariat entre BP et la National Portrait Gallery fait l’objet de critiques récurrentes de la part de militants écologistes et de collectifs opposés au mécénat culturel des entreprises pétrolières.
Le collectif Art Not Oil organise notamment plusieurs actions de protestation contre le concours et plus largement contre les partenariats culturels conclus par BP.
Ces controverses s’inscrivent dans un débat plus large sur le financement des institutions culturelles par les entreprises liées aux énergies fossiles.
Le concours est régulièrement présenté comme l’un des prix de portrait les plus prestigieux au monde.
Le critique d’art Michael Glover souligne notamment le rôle du concours dans le renouvellement du portrait contemporain et son ouverture internationale.