| Naissance | |
|---|---|
| Nationalité | Danoise |
| Domaines | Neurosciences, psychiatrie |
|---|---|
| Institutions |
Université Harvard Université de Cambridge |
| Diplôme | Doctorat (2020) |
| Formation | Trinity College (université de Cambridge) |
| Renommé pour | Travaux sur la paralysie du sommeil, les hallucinations et le trouble obsessionnel compulsif |
| Œuvres principales |
The Phantom Mind (2026) Hack din hjerne (2026) |
| Site | balandjalal.com |
Baland Jalal, né en 1985, est un neuroscientifique et essayiste danois. Chercheur au département de psychologie de l'université Harvard, il travaille sur la paralysie du sommeil, le trouble obsessionnel compulsif et les mécanismes des hallucinations.
En 2025, CNN le présente comme l'un des principaux spécialistes de la paralysie du sommeil, qualification déjà employée par The Daily Telegraph en 2018,. Ses recherches sont relayées par BBC News, Reuters, The Washington Post, The Times, New Scientist et Der Spiegel,,,,,, et Business Insider ainsi que le quotidien danois Politiken lui consacrent des portraits,.
Il est l'auteur de The Phantom Mind (Penguin, 2026) et de Hack din hjerne (Gyldendal, 2026), et coauteur avec Devon E. Hinton d'un manuel de thérapie cognitivo-comportementale publié en 2020 par Cambridge University Press.
Baland Jalal obtient en 2020 un doctorat au Trinity College de l'université de Cambridge, avec une thèse consacrée aux interventions expérimentales dans le trouble obsessionnel compulsif ; une partie de ce travail est menée à Harvard,. À Cambridge, il est rattaché au Behavioural and Clinical Neuroscience Institute et travaille avec Barbara Sahakian et Trevor Robbins.
Au début de sa carrière, il collabore avec Vilayanur S. Ramachandran, avec qui il signe plusieurs travaux sur la perception du corps et les hallucinations, collaboration qu'un portrait publié par Business Insider en 2016 décrit comme déterminante pour ses recherches ultérieures.

Jalal mène des recherches sur la paralysie du sommeil aux États-Unis, au Danemark, en Égypte, en Italie, en Turquie et en Pologne, et montre que les croyances locales pèsent sur l'interprétation du phénomène et sur la détresse associée,,. Avec Ramachandran, il propose plusieurs hypothèses neurophysiologiques sur les hallucinations de présence qui accompagnent l'épisode, mettant en cause le lobule pariétal supérieur droit, la projection de l'image du corps et les neurones miroirs,.
En 2016, il présente la Meditation-Relaxation Therapy (thérapie MR), qui associe une méditation à attention focalisée et une relaxation musculaire et s'applique pendant la crise, à la différence des approches de thérapie cognitivo-comportementale antérieures, conçues pour être utilisées en dehors des épisodes,. Brian A. Sharpless et Karl Doghramji en contestent l'antériorité en rappelant leur propre protocole CBT-ISP, publié en 2015 ; Jalal répond que la notion de traitement direct dépend de la définition retenue,.
En 2020, il dirige à Bologne, avec l'équipe de Giuseppe Plazzi, une étude pilote menée auprès de dix patients atteints de narcolepsie et associant des chercheurs des universités de Parme et de Bologne ainsi que de l'IRCCS Istituto delle Scienze Neurologiche de Bologne. Au cours du dernier mois de traitement, le nombre de jours avec épisodes diminue de 50 % et le nombre total d'épisodes de 54 %,,.
À partir de 2015, Jalal applique l'illusion de la main en caoutchouc à l'étude de l'image du corps dans le trouble obsessionnel compulsif : lorsque la main artificielle est souillée pendant l'illusion, des participants sans trouble rapportent un dégoût comparable à celui qu'éprouvent les patients. Des travaux ultérieurs, menés avec Richard J. McNally et Ramachandran, montrent une sensibilité accrue à l'illusion chez les patients diagnostiqués et conduisent à la proposer comme forme indirecte de thérapie d'exposition,,.
Dans une étude conduite avec Barbara Sahakian, quatre-vingt-treize personnes présentant de fortes craintes de contamination sont réparties en trois groupes et regardent quatre fois par jour, pendant une semaine, de brèves vidéos de trente secondes où elles se lavent les mains, touchent des surfaces contaminées ou effectuent des gestes neutres. Dans les deux groupes actifs, les scores à l'échelle de Yale-Brown s'améliorent d'environ 21 %,.
The Washington Post et The Times rendent compte de ses études sur l'auto-observation par vidéo dans le trouble obsessionnel compulsif ; Reuters, BBC News et New Scientist couvrent l'usage de l'illusion de la main en caoutchouc,,,,,,. Business Insider en 2016 et le quotidien danois Politiken lui consacrent des portraits,. New York Magazine rend compte de l'application de sa méthode.
La revue Query, éditée par le comité italien CICAP, attribue à Jalal l'introduction de la thérapie MR tout en relevant la faible taille des échantillons de ses études transculturelles : celle menée en Italie porte sur un peu plus de soixante sujets.