Barbonne-Fayel compte plusieurs dépendances: La Cense Baugé, à 2 km au sud-ouest, le hameau de Lancourt, la Raccroche de Lancourt, le Moulin, la Commanderie Fayel, Chanat, le faubourg-Saint-Pierre, le faubourg-Saint-Antoine, le Mesnil, Vauchevert (la vallée des Chèvres).
La commune est dans la région hydrographique «la Seine de sa source au confluent de l'Oise (exclu)» au sein du bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par le ru de Choisel, le Fossé 01 de la commune de Barbonne-Fayel, le Fossé 01 du Chemin des Lorrains, le Fossé 01 du Grand Carré, le Fossé 05 de la commune de la Forestière et le Fossé 06 de la commune de la Forestière,.
Le ru de Choisel, d'une longueur de 15 km, prend sa source dans la commune et se jette dans l'Aube à Anglure, après avoir traversé six communes.
Réseau hydrographique de Barbonne-Fayel.
Gestion et qualité des eaux
Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) «Bassée Voulzie». Ce document de planification concerne le territoire du bassin versant de l'Armançon qui s’étend sur 1 710 km2 et se répartit sur trois départements (l'Aube, l'Yonne et la Marne). Le périmètre a été rrêté le , le diagnostic a été validé le 0. La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le Syndicat mixte ouvert de l’eau potable, de l’assainissement collectif, de l’assainissement non collectif, des milieux aquatiques et de la démoustication (SDDEA).
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols,etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3°C). Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,7°C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,7°C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 741 mm, avec 11,7 jours de précipitations en janvier et 7,8 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Esternay à 13 km à vol d'oiseau, est de 11,0°C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 701,0 mm,.
La température maximale relevée sur cette station est de 41,4°C, atteinte le ; la température minimale est de −16°C, atteinte le .
Urbanisme
Typologie
Au , Barbonne-Fayel est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.
Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Sézanne, dont elle est une commune de la couronne,. Cette aire, qui regroupe 37 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants,.
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de donnéeseuropéenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (62,8% en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (62,5%). La répartition détaillée en 2018 est la suivante:
terres arables (49,8%), forêts (34,7%), cultures permanentes (11,9%), zones urbanisées (2,6%), zones agricoles hétérogènes (1%). L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire: la carte de Cassini (XVIIIesiècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie
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Barbonne est attesté sous la forme Barbonia (1143); Berbona (1145); Barbona (1164); Barbonia (1179); Barbone (commencement du XIIIe siècle).
Commune formée en 1845 de l'union des anciennes communes de Barbonne et de Fayel.
Fayel, ancien village de la commune, est attesté sous la forme Faiel (1146); Faiellum (1199); Fayellum (1381).
Fayel est issu du latinFagus, «hêtre». De l'oïlfaï «bois de hêtres» et du suffixe diminutif -el, «petit bois de hêtres».
Le nom de la localité est attesté sous la forme Barbonne-Fayel en 1860.
Histoire
La présence de templiers y est attestée dès le début du XIIesiècle sur le site de Fayel. Ils fondent un peu plus tard la commanderie de Barbonne qui se trouvait sur l'emplacement de l'actuelle mairie.
Plusieurs incendies ravagèrent Barbonne:
1590, seul témoignage: une inscription sur une maison de la rue du Prétoire: J'ai été brûlé en 1590;
;
: 12 maisons brûlées;
;
: mort du premier marguillier d'honneur, Hardy;
: 80 maisons brûlées;
: 150 maisons incendiées;
1827: 5 maisons brûlées.
Il y avait des fortifications et donc des portes:
au nord: porte Saint-Antoine, ou de l'Orme;
à l'est: porte Saint-Antoine ou de Fayel;
au sud-ouest: porte Saint-Jacques;
et à l'ouest: porte Saint-Michel.
Liste des curés de Barbonne: Jehan Plansson qui décède en 1530, Guillaume Huguier de 1530 à 1543, Pierre Choignet de 1543 à 1550, Antoine Choignot (frère du précédent) de 1550 au , Nicolas Collard de à , Sébastien Simard de 1566 à , Nicolas Letondeur de 1594 à 1602, Nicolas Desrieux de 1602 à 1611, Jehan Ragon de 1611 à 1645, Jacques Cynart de 1645 au .
Selon l'abbé Millard, il y avait à Barbonne, au Moyen Âge, un hôpital nommé Saint-Jacques-du-Haut-pas.
L'ancienne commune de Fayel
En , la commune de Barbonne fusionne avec celle de Fayel. Les habitants de Fayel disposent alors du droit d'affouage sur certains bois de la forêt de la Traconne. Petit à petit le village de Fayel, situé au sud-est de Barbonne, se vide de ses habitants, pour disparaitre complètement.
Selon le site EHESS, la population de cette ancienne commune oscilla de 68 habitants en 1793, 88 en 1831 (maximum), puis 70 en 1841.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10000habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinqans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006.
En 2023, la commune comptait 482 habitants, en évolution de −3,98% par rapport à 2017 (Marne: −1,02%, France hors Mayotte: +2,36%).
Il y avait une commanderie de l’ordre du Temple à Barbonne. Voir à ce sujet l'article d'Édouard de Barthélemy, paru dans les Variétés historiques et archéologique sur le Châlonnais et le Rémois, Paris, Librairie Menu, 1877, Sixième série.
Monument aux morts, les sculpteurs se nomment Chrétien et Legros, l'architecte Clément. Source: site Mérimée ,
Lavoirs
Deux lavoirs furent aménagés: la Prairie du Saussois, devis en date du , et la Ruelle Mouillard, projet en date du .
Personnalités liées à la commune
Ernest Delbet, né le à Barbonne ou à Fayel, décédé le à Paris, fut député du à son décès, élu par une circonscription de Seine-et-Marne.
Albert Demoulin (1863-1946), député des Ardennes, mort à Barbonne-Fayel.
Georges Etienne Dollet, né le à Barbonne-Fayel, artiste peintre et poète. Chevalier des Palmes académiques, médaillé d'or d'Arts-Sciences-Lettres, médaillé d'argent du Mérite et dévouement français, officier du Renouveau des Arts et Lettres, cofondateur du salon Paris-Sorbonne, président d'honneur du salon des Beaux-Arts de Montreuil, médaillé de la Ville de Paris, Sociétaire des Grands salons de Paris. Décédé le à Romilly-sur-Seine, Aube.
Les faits historiques sont tirés des notes de l’abbé Barat, curé de Barbonne au début du XIXesiècle, à partir des archives de la mairie. Ces notes inédites furent dactylographiées à la fin du XXesiècle.
↑Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
↑Population municipale de référence en vigueur au 1erjanvier2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1erjanvier2025, date de référence statistique: 1erjanvier2023.
12Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, «Les types de climats en France, une construction spatiale», Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no501, (DOI10.4000/cybergeo.23155).
↑Vincent Dubreuil, «Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen», La Météorologie, no116, (DOI10.37053/lameteorologie-2022-0012).
↑Auguste Longnon, Dictionnaire topographique de la Marne, Paris, (lire en ligne), p.14.
↑Auguste Longnon, Dictionnaire topographique de la Marne, Paris, (lire en ligne), p.101.
↑Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, vol.2, Genève, Droz, , p.1238.
↑Auguste Longnon, Dictionnaire topographique de la Marne, Paris, (lire en ligne), p.14.
↑Eugène Mannier, Ordre de Malte: Les commanderies du grand-prieuré de France d'après les documents inédits conservés aux Archives nationales à Paris, Aubry & Dumoulin, , 808p. (lire en ligne), p.329.
↑Histoire de Sézanne, tome I, page 151, édition de 2014.
↑Les chemins des lavoirs entre Brie et Champagne, Jean-Pierre Beal, René Guyot, Pierre-André Lestocart et Jacques Perciot, Éditions Chant'Morin, Ivry-sur-Seine, 2011.