Bataille de Nompatelize

Bataille de Nompatelize
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Le bataillon des mobiles de la Meurthe à la bataille de Nompatelize, le 6 octobre 1870 - Tableau de Joseph-Émile Gridel (1874).
Informations générales
Date
Lieu Rive gauche de la Meurthe
Issue Victoire prusso-badoise
Belligérants
France France Drapeau de la Prusse Royaume de Prusse
Drapeau du Grand-duché de Bade Grand-duché de Bade
Commandants
général Dupré général de Degenfeld
Forces en présence
environ 5000 hommes environ 5000 hommes
Pertes
 950 hommes 2 000 hommes

Guerre franco-allemande de 1870

Batailles

Coordonnées 48° 19′ 31″ nord, 6° 51′ 12″ est
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Bataille de Nompatelize
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Bataille de Nompatelize

La bataille de Nompatelize, également appelée bataille de La Bourgonce , s'est déroulée le lors de la guerre franco-prussienne, en rive gauche de la Meurthe, dans le département des Vosges entre les villages de Nompatelize, La Bourgonce et de Saint-Michel-sur-Meurthe, en avant des cols de la Chipotte et du Haut du Bois.

Contexte, et préliminaires

Le , l'armée impériale vaincue à Sedan capitule sans conditions, l'empereur Napoléon III est fait prisonnier. À Paris, le la République est proclamée et un Gouvernement de Défense nationale constitué. Au , l'ennemi n'a pas encore paru dans les montagnes vosgiennes, les grandes batailles se sont livrées en Alsace et en Lorraine du Nord. Arrivent dans les Vosges des volontaires, des mobiles, des Francs-tireurs, des évadés, soldats de l'ex armée impériale. Le général Cambriels est chargé d'organiser une armée avec tous ces éléments disparates.

Quelques coups de main sont envisagés ; gêner les arrières de l'armée ennemie, couper ses lignes de communications et notamment de faire sauter le tunnel de Lutzelbourg où passe la ligne de chemin de fer Strasbourg - Paris et qui est restée intacte ; oubli impardonnable de la part de Mac Mahon lors de la retraite.

Au début de la 2e quinzaine de septembre, des forces françaises se trouvent réunies à Raon-l'Étape et ses environs.

Le un premier accrochage a lieu avec un détachement français envoyé en reconnaissance depuis le secteur Badonviller - Cirey-sur-Vezouze, par Pierre-Percée vers la vallée de la Plaine. Pendant quatre heures, un combat va opposer les mobiles de la Meurthe et des francs-tireurs de Neuilly à une colonne prussienne autour de la scierie Lajus. Un monument près de la scierie, ainsi qu'une stèle placée commémorent ce combat. Les Allemands se replient ; les Français ont quatre hommes tués : Jean Baptiste Boudot de Pierre-Percée, Victor Mentrel de Baccarat, Victor Histre de Merviller, Hippolyte Sauzer de Pexonne et trois blessés.

Le , des forces allemandes de la 2e brigade de l'armée badoise arrivent de Baccarat vers Raon-l'Étape et canonnent cette ville ; la résistance s'organise avec les mobiles et les francs-tireurs de Colmar ainsi qu'avec des habitants qui dressent des barricades. Les Allemands se retirent en fin d'après-midi. En tout 52 obus sont tombés sur la ville ne causant que des dégâts matériels.

Ce même jour arrive dans la ville le commandant Perrin, officier d'artillerie chargé de prendre le commandement de toutes les forces françaises présentes. Il organise des travaux de défense, notamment des tranchées. La nuit du 2 au , une expédition est tentée sur Azerailles, là où des incursions allemandes ont été signalées, mais les troupes s'égarent durant la marche d'approche ; l'affaire tourne court.

Les troupes badoises que rend disponibles la reddition de Strasbourg le se déploient néanmoins dans la région.

Dans la nuit du 3 au , dans une grande confusion, le commandant Perrin à la tête des mobiles et franc-tireurs quittent la ville, par la rive gauche de la Meurthe et gagnent Étival puis le plateau de Saint-Remy, La Salle, La Bourgonce. Ils y rejoignent les troupes hétéroclites que le Général Dupré a rassemblées en toute hâte au terme de 48 heures de trajet en train et une cinquantaine de kilomètres de marche de nuit.

Sur ce plateau ils vont se heurter à l'avant-garde du 14e corps d'armée de la coalition allemande dirigé par le général von Werder.

Forces en présence

Général August von Werder.
Général von Degenfeld.

Forces françaises

Forces allemandes

Déroulement de la bataille

Carte du champ de bataille.

Le terrain où va se dérouler la bataille est un plateau, vaste amphithéâtre, bordé au nord par le massif du Repy, au sud par le massif de la Madeleine. Il est fermé à l'ouest par les hauteurs de la forêt de Rambervillers que deux cols permettent de franchir : les cols du Haut du Bois et de Mon Repos. Le cours de la Meurthe borde l'est de ce territoire.

Maison des dernières cartouches (6 octobre 1870) - fonds photographique Ad. Weick.

La retraite devient déroute, malgré les combats qui continuent sur le Petit Jumeau. Toutes les troupes françaises retraitent de La Bourgonce et, par le col de Mon Repos, gagnent la vallée des Rouges-Eaux puis rejoignent Bruyères. L'ennemi, épuisé, ne mène pas de poursuite et bivouaque en retrait à l'est de La Bourgonce, incendiant un grand nombre de maisons dans les villages occupés.

Bilan

Les chiffres varient énormément suivant les sources ; apparemment sous-estimés côté allemand, certains ouvrages[réf. nécessaire] donnent le chiffre de 2 000.

Épilogue

Apprenant ce revers, le général Cambriels ordonne l'évacuation militaire de tout le département des Vosges. Commence alors pour les troupes locales une retraite vers Remiremont, Plombières-les-Bains, Lure et Besançon. Les mobiles vosgiens et bas-alpins tenteront vainement, à Cussey, d'interdire le passage des ponts de l'Ognon ouvrant la route de Dijon.

Voir aussi

Personnalités ayant participées à la bataille

Bibliographie

Notes

  1. ↑ Canon tirant des boulets de 4 livres = 1,814 kg.
  2. ↑ Le 1er Bataillon du 3e régiment badois.
  3. ↑ Appartenant au bataillon de fusiliers du 1er régiment des Grenadiers du corps.
  4. ↑ 3e bataillon du 32e régiment de marche, ainsi que 1 compagnie du 2e batallon.
  5. ↑ Les Grand et Petit Jumeau sont deux reliefs situées au sud de Nompatelize.

Références

  1. ↑ « Journal de marche du Commandant Brisac », sur Blâmont infos.
  2. 1 2 Roth 1993, La guerre en province, p. 229.
  3. 1 2 3 Pernot 1905, p. 48.
  4. 1 2 3 4 Pernot 1905, p. 50.
  5. ↑ Roth 1993, La guerre en province, p. 230.

Articles connexes

Liens externes