Battina Raggi, marquise de Brignole-Sale, est une femme noble italienne, morte en 1747.
Biographie
Fille de Giovanni-Battista Raggi, patricien génois, elle avait épousé Gian Francesco II Brignole Sale en 1731, devenant ainsi marquise de Brignole-Sale
Iconographie
Son portrait a été peint par Hyacinthe Rigaud en 1739 et est conservé au Palazzo Rosso de Gênes. Anciennement attribué à Gaspard Rigaud, ce tableau (avec son pendant masculin) est considéré par Michel et Cochin comme l’un des «deux portraits de Rigaud, dans ses derniers temps, secs et de couleur rouge; mais dessinés avec justesse, et d’une exécution très finie».
Les archives historiques de la commune de Gênes conservent un reçu de Rigaud qui attestent du règlement à l'artiste de 1 200 livres, soit le prix de l'effigie de l'épouse du doge:
«J’ay reçu de Monsieur Verzure la somme de douze cent livres qu’il m’a payé pour le compte de S. E. M. le marquis Brignole avec lequel il s’en entendra. A Paris, le 16 avril 1738.»
Un autre reçu du sculpteur Charles-Louis Maurizan atteste également de la confection des bordures (cadres) pour un montant de 720 livres:
«J’ay receu de Monsaigneur le marqui de Brignolet envoiez de Jaine par les mains de Monsieur Brun la somme de sept cent vingt livres pour deux cadre de tableaux que j’ay livrés à son exselance, dont je quite mondisaigneur de tout chauze. A Paris le 19 janvier mille sept cent trante neuf. Maurisan»»
Les caisses furent envoyées via Marseille comme le montre un Etat des équipages envoyés à Marseille.
Notes et références
↑J. Roman, Le livre de raison du peintre Hyacinthe Rigaud, Paris, 1919, p. 217
↑Huile sur toile. H. 101,5; L. 80,2. Gênes, Galleria di Palazzo Rosso. Inv. PR 11.
↑Charles Michel, Le voyage d’Italie de Charles-Nicolas Cochin (1758), édité en fac-similé avec une introduction et des notes, Rome, École française de Rome, 1991, p. 434.
↑Fonds Brignole-Sale, série Conti, XLI, 1738-1739, n°575
↑Gênes, archives communales, série Conti, XLI, n°470/2
↑«[...] une quaisse de deux toiles de tableaux», n°75, archives de Gênes, XLI, n°660
Bibliographie
V. Vitale, «Diplomatici e consoli della Repubblica di Genova», dans Atti della Società Ligure di Storia Patria, 1934, LXIII, p. 150
Dizionarico biografico degli italiani, Rome, 1972, tome 14, p. 282-283
Michel, 1991, p. 434
Laura Tagliaferro, La magnificenza privata, Genova, 1995
Alvar Gonzalez-Palacios, Il mobile in Liguria, Gênes, 1996, p. 170-171.
Piero Boccardo, «Gregorio De Ferrari, Giovanni Palmieri, Bartolomeo Steccone and the furnishings of the Palazzo Rosso, Genoa», dans The Burlington Magazine, , n°1119, vol. CXXXVIII1996, p. 364.
Laura Tagliaferro, «Un altro ritratto e l’autoritratto di Lorenzo De Ferrari e le loro traduzioni a stampa» dans Bulletino dei Musei Civici Genovesi, sept.-dec. 2000, n°66, p. 25-34.
Piero Boccardo, El Siglo de los Genoveses e una lunga storia di arte e splendori nel palazzo dei Dogi, Milan, 1999, p. 100-101.
Daniele Sanguinetti, «Il Ritratto di Anton Giulio II Brignole Sale di Hyacinthe Rigaud: un ritrovamento inaspettato», dans Prospettiva, Rivista di Storia dell’arte antica e moderna, n°105, , p. 43-44, repr. p. 44, fig. 32.
Ariane James-Sarazin, «Genova e il ritratto francese (1690-1740)», dans Genova e la Francia. Opere, artisti, committenti, collectionisti, Milano, Silvana Editoriale, 2003, p. 204-219.