| Bedout | ||
| Localisation | ||
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| Coordonnées | 18° S, 119° E | |
| Pays | ||
| Dimensions | ||
| Diamètre | 200 km | |
| Géolocalisation sur la carte : Australie
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Bedout ou Bedout High est une structure géologique enfouie située au large de la côte nord-ouest de l'Australie. Les bassins sédimentaires de Canning (en) et de Roebuck la recouvrent. La structure, vaguement circulaire, est découverte dans les années 1990 grâce à des forages d'exploration pétrolière et des campagnes d'imagerie sismique. Par la suite, la NASA et la NSF financent un programme de recherches dirigé par l'université de Californie à Santa Barbara (UCSB).
Le débat scientifique sur l'origine et la nature de Bedout High n'est pas clos. Certains estiment qu'il pourrait s'agir de l'impact d'une météorite géante qui aurait provoqué la plus importante extinction connue d'espèces vivantes à la fin du Permien il y a environ 250 millions d'années. Le cratère d'impact mesurerait environ 200 km de diamètre, ce qui en ferait le troisième plus grand cratère d'impact sur Terre. D'autres scientifiques estiment qu'il s'agit d'un horst entouré d'une dépression tectonique générée par le rifting du Gondwana.
Bedout High est nommé d'après l'île Bedout (en) se trouvant un peu plus au sud.
La structure n'est pas visible sur la topographie des fonds marins, étant complètement enfouie sous des sédiments plus récents des bassins de Canning et de Roebuck. Le point haut représente une zone à peu près circulaire d'environ 30 km de diamètre où des roches ont été soulevées jusqu'à 4 km par rapport à leur base. Elle est entourée d'une dépression sédimentaire pouvant atteindre 250 km de diamètre.
En 1996, le géologue australien John Gorter est le premier à émettre l'hypothèse que Bedout High pourrait marquer le centre d'un très grand cratère d'impact enfoui pouvant atteindre 250 km de diamètre, en se fondant principalement sur sa structure géologique interne telle que révélée par une seule ligne de levé sismique. Il suggère également que ce cratère pourrait dater de la fin du Permien, en se basant sur l'âge attribué aux roches volcaniques identifiées dans le forage Lagrange-1.
L'hypothèse de l'impact est approfondie par Luanne Becker (Université de Californie) et ses collaborateurs, qui affirment que les roches identifiées comme volcaniques dans les puits de forage sont en réalité des brèches d'impact présentant des signes de métamorphisme de choc, et redatent ces roches à 250,1 ± 4,5 Ma. Ce nouvel âge coïncide pour l'essentiel avec la limite Permo-Trias et l'extinction qui y est associée. Becker émet l'hypothèse qu'il existe probablement un lien entre les deux. Il est ensuite rapporté, sur la base de données géochimiques préliminaires très limitées, que l'hypothèse de l'impact serait étayée par les analyses isotopiques du chrome indiquant la présence de matière d'origine extraterrestre.
L'hypothèse d'une structure d'impact à Bedout n'est pas largement soutenue par les spécialistes des cratères d'impact. Il existe de nombreux arguments la contredisant :