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| Nom de naissance |
Isabel Antonia da Costa Galhos |
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| Distinction |
100 Women () |
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Bella Galhos, née en , est une militante pour l'indépendance du Timor oriental pendant la période d'occupation indonésienne du Timor oriental. Depuis l'indépendance en 2022, elle est conseillère présidentielle, militante des droits humains et pour l'écologie. Féministe et engagée pour les droits LGBT, elle est la première personne timoraise à parler publiquement de sa bisexualité.
Bella Galhos naît en 1972 : sa mère est enseignante et son père polygame a 8 femmes et 45 enfants. Lors de l'invasion du Timor oriental par les forces armées indonésiennes en 1975, ses frères sont tués, et son père la vend à un soldat à l'âge de trois ans pour cinq dollars, sous prétexte qu'elle avait une « personnalité très masculine et dominante ». Après une longue lutte menée par sa mère, Galhos est rendue à sa famille. Elle a par la suite témoigné avoir subi des violences sexuelles de la part de membres de sa famille et des autorités indonésiennes qui l'ont stérilisée de force,,.
À 16 ans, Galhos rejoint le mouvement indépendantiste timorais, au sein de son réseau clandestin de jeunes activistes. En 1991, plusieurs de ses amis sont tués lors du massacre de Santa Cruz, organisé par son oncle Constâncio Pinto (de),. Elle vit alors pendant trois ans sous une fausse identité, se faisant passer pour un agent double travaillant officiellement avec les autorités indonésiennes et officieusement pour le mouvement indépendantiste. En 1994, elle est sélectionnée pour participer à un programme d'échange de jeunes au Canada avec Jeunesse Canada Monde. Sur place, elle quitte sa double identité et demande immédiatement l'asile.
Après avoir obtenu le statut de réfugiée au Canada, Galhos milite pour les droits humains au Timor oriental avec le Réseau d'alerte du Timor oriental, en tant que l'une des deux représentantes canadiennes du Conseil national de la résistance de Maubere (en). Elle participe à de nombreux événements de lobbying internationaux, au Canada et à l'étranger,. En raison de son engagement public, un de ses frères essaye de la tuer.
En , l'ambassadeur d'Indonésie au Canada rencontre la mère de Galhos et lui ordonne de faire taire sa fille. Cet événement provoque un tollé et le ministère canadien des Affaires étrangères réprimande l'ambassadeur,.
Après la fin de l'occupation indonésienne en 1999, Bella Galhos retourne au Timor oriental pour travailler pour la Mission des Nations unies au Timor oriental. Elle étudie la psychologie à l'université d'Hawaï et adhère au Parti de libération du peuple. En 2012, Galhos est devenue conseillère auprès du président Taur Matan Ruak pour les affaires de la société civile. Elle est retournée travailler à la présidence après l'élection de José Ramos Horta.

Galhos fonde le Village Vert de Leublora à Maubisse, ainsi qu'une école environnementale à but non lucratif en souvenir de sa mère enseignante. Elle inclut une coopérative agricole biologique féminine et un restaurant bio. Le projet vise à promouvoir l'égalité des droits des femmes et la sensibilisation à l'environnement dans la société timoraise,,. Elle donne des conférences TED Dili sur des sujets tels que la violence à l'égard des femmes, la violence familiale dont elle est la première à parler dans le cadre de son engagement féministe au Timor oriental,,.
Galhos est une militante pour les droits LGBT au Timor oriental,. Lors de la marche des fiertés de la Coalition pour la diversité et l'action en 2016, la première du genre au Timor oriental, elle est devenue la première femme du pays à faire publiquement son coming out bisexuel. En 2017, elle co-organise la première Marche des Fiertés à Dili, qui rassemble 500 personnes. Avec sa collègue militante et experte en développement, Iram Saeed, elle fonde l'organisation LGBTQ Arcoiris (qui signifie « arc-en-ciel » en portugais). En 2024, elles se sont mariées en Australie.