| Naissance |
Chalon-sur-Saône (France) |
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| Décès |
(à 86 ans) Toulouse (France) |
| Nationalité | Français |
| Domaines | Astronomie, mathématiques, physique |
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| Institutions | UAI, Bureau international de l'heure, |
| Diplôme |
Faculté des sciences de Paris École normale supérieure |
| Renommé pour | Mécanique céleste, satellites de Saturne |
| Distinctions |
Médaille Bruce Académie des sciences Grand officier de la Légion d'honneur |
Édouard-Benjamin Baillaud, né le à Chalon-sur-Saône et mort le à Toulouse, est un astronome français.
Benjamin Baillaud fait ses études à l'École normale supérieure qu'il intègre en 1866. Après son agrégation de mathématiques obtenue en 1869, il devient, en 1872, élève-astronome à l'observatoire de Paris, puis soutient une thèse de doctorat à la faculté des sciences de Paris en 1876. En 1878, il prend la direction de l'observatoire de Toulouse qu'il réorganise et développe fortement. Il engage notamment l'observatoire dans le projet Carte du Ciel en 1887. Il se spécialise dans la mécanique céleste, en particulier le mouvement des satellites de Saturne.
En 1901, l'observatoire de Toulouse choisit d'implanter une station astronomique au sommet du pic du Midi dans les Pyrénées. Le choix n'est pas le fruit du hasard. Au sommet du pic du Midi, un établissement scientifique existe depuis 1878, date au cours de laquelle débutent les travaux de construction d'un observatoire à 2 877 mètres. Le projet est mené par le général Champion de Nansouty, l'ingénieur Célestin-Xavier Vaussenat et la Société Ramond. L'observatoire du Pic du Midi, initialement consacré à la météorologie s'ouvre à toutes les sciences et en particulier l'astronomie. Rapidement la qualité du site est connue des astronomes.
Parallèlement celle du site de la colline de Jolimont est perturbée par les brumes de la Garonne et les fumées de la ville. Bref, pour le directeur de l'observatoire de Toulouse, il apparaît urgent de trouver un nouveau site pour y installer des instruments. Après avoir mené une prospection de lieux idoines, Benjamin Baillaud opte pour le pic du Midi. En 1906 et 1907, il fait construire une coupole au sommet du pic du Midi et y fait monter (22 caisses de 350 à 700 kg) un télescope équatorial de 6 mètres de foyer.
En 1908, il devient directeur de l'observatoire de Paris. Parallèlement, il est élu membre de l'Académie des sciences le (section d'astronomie) et devient membre du Bureau des longitudes. À l'observatoire, il relance le projet Carte du Ciel en organisant une conférence animée par des chanteurs de l'opéra de Paris et fournie en vin par le directeur de l'observatoire de Bordeaux. Bien que le gouvernement français soit d'accord pour financer le projet, il devient clair que les objectifs fixés sont irréalistes. De 1909 à 1911, il est président de la Société astronomique de France.
Benjamin Baillaud œuvre également activement pour la standardisation de l'heure. Il participe à la création du Bureau international de l'heure en 1913, et en devient le président.
Il devient en 1919 le président fondateur de l'Union astronomique internationale et reçoit la médaille Bruce en 1923. Il prend sa retraite de l'observatoire de Paris en 1926.
Deux de ses enfants seront eux-mêmes astronomes : Jules Baillaud (1876-1960) – qui sera directeur de l'observatoire du Pic du Midi de 1937 à 1947 – et René Baillaud (1885-1977). Ce dernier est connu pour son paraboloïde, tel que défini par le Larousse du XXe siècle (1932, p. 361) : « Appareil employé dans le tir au son de l'artillerie de défense contre aéronefs pour déterminer la position d'un avion non visible dont on entend le bruit du moteur ». René Baillaud fut directeur de l'observatoire de Besançon.