Benjamin Dolingher commença par être ouvrier avant de faire des études de philosophie et de lettres à l'Université dans son pays d'origine, puis il devint employé, professeur, journaliste, conseiller littéraire et théâtral, et écrivain.
Dolingher s'intéressa très tôt au théâtre. Il écrivit plusieurs pièces: Un Mois de confort (1960), Là où passe un homme (1963), (en collaboration, jouées en Roumanie), La passion des vitamines (1966), (jouée en Roumanie), Arthrose et pied-de-biche (1990). Sous le pseudonyme de B. Gher-Doline, il publia un roman, Le président est fou.
Son œuvre littéraire est très varié. Il écrivit de la poésie, Fou à rimer (1983), Vers'Eau (1987), ainsi que des nouvelles: Le Droit d'être idiote (1975), Le bistrot des fantômes (1980), Portraits à l'eau de pluie (1984), Les Damnés du rire (1985), La peau dans la tête (1989), Mon père cannibale et autres histoires débridées, (2005), Le Testament à répétition (2007). En 2015 parut son dernier recueil de nouvelles, Ces maudits biscuits..., Dix-huit nouvelles déjantées.
En 1993, il traduisit du roumainPages bizarres d'Urmuz, et en écrivit la préface, « Gare aux… trois points d'Urmuz".
Benjamin Dolingher fut collaborateur régulier de ph+arts, le magazine suisse des arts, où paraissent ses nouvelles et ses critiques littéraires. Il a collaboré occasionnellement au journal littéraire Le Persil.
Il reçut deux prix littéraires: le Prix de l'Académie «Lutèce», Paris, pour Le Droit d'être idiot, le Prix de l'Académie Européenne des Arts pour La Peau dans la tête.
Regards sur l'œuvre
Pierre Hugli est l'auteur de la préface de la première œuvre en français de Benjamin Dolingher, Le Droit d'être idiot (extraits):
« […] la belle langue grecque donnait au mot « idiot » (idios, idiotès) le sens de « particulier », « propre ». C'était le domaine de la personnalité intime, j'ajoute de l'originalité, de l'authenticité. Là, en harmonie avec sa vie profonde, on put bien se moquer de ce que purent penser les autres. Cependant ces autres commencèrent sournoisement à s'intéresser à l'individu en question. L'enfer collectif naissait. […] « Idiot » a commencé à tourner de sens […] Benjamin Dolingher dégusta toutes les formes de l'avilissement de la pensée dans son pays natal. Dégagé aujourd'hui des chaînes liant les hommes dans la caverne collectiviste, il aspira à la lumière de l'idiotie. […] »
Notes et références
1234WEB Cultur@ctif, Notice biographique, Benjamin Dolingher
12WEB BCU Bibliothèque Cantonale et Universitaire - Lausanne, Écrivains vaudois, Benjamin Dolingher
↑WEB Éditions du Héron, page Auteur, Benjamin Dolingher
↑Benjamin Dolingher, Le Testament à répétition, extraits de la Préface de Pierre Hugli, p.14, 15, coll. Nouvelles, Éditions du Héron, Lausanne, 2007, tirée de la préface-article pour la première œuvre en français de Benjamin Dolingher, Le Droit d'être idiot, Éd. Eurêka, Lausanne, 1975
Publications
Prose
Le Sauvetage du Trésor, 1962 (publié en Roumanie)
Le Droit d'être idiot, Éd. Eurêka, Lausanne, 1975 (Prix de l'Académie «Lutèce», Paris)
Un Mois de confort, (en collaboration, joué en Roumanie), 1960
Là où passe un homme, (en collaboration, joué en Roumanie), 1963
La Passion des vitamines, 1966 (joué en Roumanie)
Le profond mystère de la stupidité, 1976
Arthrose et pied-de-biche, 1990
Cinéma
L'Affaire Delanoë, scénario et dialogues (en collaboration, disponible en cassettes)
Sous le pseudonyme B. Gher-Doline
Le Président est fou, roman d'aventure, Éd. La Cité, Lausanne, 1987
Traductions
Pages bizarres d'Urmuz, trad. du roumain par Benjamin Dolhinger, Précédé de «Gare aux… trois points» d'Urmuz, par Benjamin Dolingher, Éd. L'Âge d'homme, Coll. «Le bruit du temps», Lausanne, 1993