Bermond Cornut

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Bermond Cornut
Biographie
Naissance Inconnue
Lieu inconnu
Décès
Lieu inconnu. Probablement Aix-en-Provence
Évêque de l'Église catholique
Archevêque d'Aix-en-Provence
Après le –
Évêque de Fréjus
fin 1206 – Après le
Autres fonctions
Fonction religieuse

.html (en) Notice sur catholic-hierarchy.org

Bermond Cornut, parfois Bernard Cornu, mort le , est un ecclésiastique provençal qui est successivement chanoine (en 1185), prévôt (en 1202) du chapitre cathédral de Saint-Sauveur à Aix-en-Provence, évêque de Fréjus, puis archevêque d'Aix-en-Provence.

Biographie

Évêque de Fréjus

Bermond (parfois Bernard) Cornut ou Bernard Cornu, devient évêque de Fréjus après la mort de l'évêque Raimond de Capella qui survient le et prend possession de ce siège avant la fin de l'année.

Archevêque d'Aix-en-Provence

Bermond Cornut accède au siège archiépiscopal d'Aix-en-Provence au moment même où les légats du pape Innocent III outrepassent les instructions de celui-ci dans leur affrontement avec Raymond VI de Toulouse et ses alliés, et provoquent un retournement du pontife dont l'opinion est habilement travaillée par la diplomatie de Pierre II d'Aragon, du roi de France, Philippe-Auguste, et du comte de Toulouse. Le , le pape ordonne à son légat Arnaud Amaury, archevêque de Narbonne, d'assembler un concile qui sera chargé d'examiner les plaintes du comte de Toulouse, marquis de Provence et comte de Melgueil. Le pape prescrit à Simon de Montfort de restituer aux vassaux du roi d'Aragon les biens dont ils ont été dépouillés et de rendre hommage à ce souverain pour la vicomté de Carcassonne.

Les légats, Arnaud Amaury, Hugues Raymond, évêque de Riez, et le chanoine de Gênes Thédise, et Simon de Montfort ne veulent pas perdre les bénéfices de la croisade et cherchent appui auprès des prélats languedociens qu'ils réunissent à Lavaur dès le , et provençaux qui participent au concile régional d'Orange le , tandis que Gervais de Chichester entreprend de prêcher à nouveau contre les Cathares. Les résolutions qui émanent de ces assemblées utilisent un vocabulaire terrible.

« Si la perfide ville de Toulouse n'est pas retranchée de l'hydre de l'hérésie dont elle est le membre le plus putride, il est à craindre que le venin du monstre n'infecte de nouveau les lieux circonvoisins déjà purifiés , et que ce que vous avez réédifié par de grands travaux et des dépenses énormes, ne retombe dans un chaos plus profond que celui dont vous venez a peine de le retirer. Nous vous prions donc en toute humilité , en fléchissant les genoux et en versant des larmes abondantes , qu'imitateur du zèle de Phinéas, vous preniez en main le glaive de la justice, et que cette cité perverse, dont les crimes égalent ceux de Sodome et de Gomorrhe, soit radicalement exterminée avec toutes les ordures et les souillures qui se sont accumulées sous le ventre gonflé de venin de la vipère »

Références et notes

Références

  1. ↑ Chevalier 1898, p. 4.
  2. ↑ Félix Reynaud, La commanderie de l'Hôpital de Saint-Jean de Jérusalem, de Rhodes et de Malte à Manosque (XIIe siècle - 1789), Société d'études des Hautes-Alpes, , 248 p., p. 37.
  3. ↑ Espitalier 1898, p. 37.  [lire en ligne]
  4. 1 2 Schmidt 1849, p. 254.
  5. ↑ O'Shea 2014  [lire en ligne]
  6. ↑ Calmet 1767, p. 53.  [lire en ligne]
  7. ↑ Schmidt 1849, p. 256.

Notes

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes