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Bernard René Guinot, né le à Livarot et mort le à Melun, est un astronome français. Il est connu pour ses contributions à la création du Temps Atomique International (TAI) et du système de référence géodésique utilisé dans la navigation par satellite,.
Bernard Guinot naît le à Livarot,. Il est le fils de René Guinot, un chimiste, et de Suzanne Daumur. Il étudie au lycée de Saint-Cloud, à l'École nationale de la marine marchande et à la Faculté des sciences de Paris, il est Docteur ès sciences.
De 1945 à 1952, Bernard Guinot occupe un poste d'officier au sein des Messageries Maritimes. En 1952, il devient astronome à l'Observatoire de Paris, où il travaille avec André Danjon sur les applications et les développements ultérieurs de l'astrolabe prismatique de Danjon, ,,. Ces applications portent notamment sur la détermination précise des mouvements polaires et des variations de la rotation terrestre. En 1958, grâce à une thèse consacrée aux applications de l'astrolabe de Danjon, Guinot obtient son doctorat à l'Université de Paris,. Il continue à exercer ses fonctions d'astronome à l'Observatoire de Paris jusqu'en 1990. De 1984 à 1992, il occupe le poste de physicien principal, puis celui de consultant, au Bureau international des poids et mesures (BIPM).
Bernard Guinot est membre de plusieurs commissions de l'Union astronomique internationale (UAI) et, de 1961 à 1967, il préside la Commission 19 de l'UAI, consacrée à la rotation de la Terre. Il est président de plusieurs organismes : le Conseil scientifique du service international du mouvement du pôle de 1962 à 1970, la Fédération des services d'astronomie et de géophysique de 1970 à 1972 et le Bureau des longitudes de 1984 à 1986.
Le , succédant à Nicolas Stoyko, Bernard Guinot devient directeur du Bureau International de l'Heure (BIH) et occupe ce poste jusqu'à la dissolution du BIH en 1988. De 1975 à 1979, il est directeur du Laboratoire primaire du temps et des fréquences (LPTF).
En 1979, dans l'article Problèmes fondamentaux de la cinématique de la rotation de la Terre, Bernard Guinot propose l'utilisation d'une nouvelle origine équatoriale, l'« origine non rotative » (ONR), pour définir l'angle de rotation de la Terre (ART) par rapport à l'inclinaison axiale de la Terre comme base du temps universel,. Il apporte d'importantes contributions à la recherche sur la mesure du temps, à la coopération internationale en matière d'établissement de normes pour la mesure du temps, ainsi qu'à l'organisation de réseaux de mesure des variations de la rotation terrestre. Il est l'un des principaux organisateurs de la métrologie mondiale du temps, des réseaux de comparaison du temps (notamment par satellite) et de la diffusion du temps auprès de divers utilisateurs. Il mène des recherches sur la fiabilité des échelles de temps atomiques qui utilisent des réseaux d'horloges. Avec ses collègues, il travaille sur plusieurs expériences spatiales, notamment la détermination de la position du pôle terrestre grâce au suivi Doppler de satellites artificiels. Il participe à des travaux de recherche visant à déterminer les vitesses radiales de Mercure, à l'étude des mouvements dans l'atmosphère de Vénus par des méthodes spectroscopiques, et à mesurer le temps nécessaire à une impulsion lumineuse réfléchie pour effectuer un aller-retour entre la Terre et la Lune.
Le , Bernard Guinot épouse Claudine Caillet. Le couple a trois enfants.
Bernard Guinot meurt le à Melun.
Bernard Guinot reçoit la Médaille de bronze du CNRS en 1959. L'Académie des sciences lui décerne le prix Feycinet en 1959, le prix Deslandres en 1974 et le prix du CEA en 1991. Il reçoit le Prix Janssen de la Société astronomique de France en 1989 et le Prix Émile Girardeau de l'Académie de marine en 1991. En 1997, il est honoré de la médaille du service distingué PTTI de l'Institut de navigation et de la médaille d'or Tompion de la Worshipful Company of Clockmakers. En 1999, il reçoit le prix Rabi de l'Institute of Electrical and Electronics Engineers (IEEE) . Bernard Guinot est élu membre correspondant de l'Académie des sciences en 1983 et devient membre de l'Academia Europaea en 1988. Il est fait chevalier de l'ordre national du Mérite et officier des Palmes académiques.