Breton et Foi sont frère et sœur en Bretagne |
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Le Bleun-Brug (Fleur de bruyère) est une association créée en 1905 par l’abbé Perrot, qui défendait la langue et les traditions bretonnes.
Le Bleun-Brug (« fleur de bruyère ») est créé en 1905 par l'abbé Perrot .
À l'occasion du 23e congrès annuel du Bleun-Brug, des uniformes pour des « scouts bretons » dessinés par Xavier de Langlais et Herry Caouissin sont présentés.
En 1938, le président de cette association est Raymond Delaporte.
Les 29 et , une grande fête du Bleun-Brug est organisée à Tréguier, à l'occasion du cinquième centenaire de la mort du duc Jean V de Bretagne, dont le règne fut présenté comme l'apogée de la prospérité bretonne. Cette fête eut une tonalité nettement pro-vichyssoise.
Le président du Bleun-Brug, James Bouillé, est emprisonné en 1945 et meurt en 1946. Son successeur, le docteur Jean Libéral, dirige le groupe jusqu’en 1948, mais sa maladie le contraint à quitter la Bretagne.
C'est en 1948 pour que soit publié le premier numéro de la nouvelle revue Kroaz Breiz, qui prend le titre de Bleun-Brug en 1951.
Les personnalités dirigeantes du nouveau Bleun-Brug sont persuadées qu’il faut rompre avec les positions autonomistes de Perrot. Le principal auteur de ce revirement est le chanoine Vincent Favé, aumônier général du mouvement, ancien sous-directeur des œuvres du diocèse, curé de Lesneven puis de Saint Pol-de-Léon, ensuite vicaire général en 1956 et enfin évêque auxiliaire. Favé cherche à convaincre sa hiérarchie du caractère non autonomiste du Bleun-Brug.
Les dirigeants discutent de rattacher le Bleun-Brug à l’Action catholique, c’est-à-dire lui faire perdre son autonomie. La direction des œuvres diocésaines de Quimper exprime après la guerre des réserves sur la relance du Bleun-Brug, en estimant qu’il risque de faire tort aux mouvements d’Action catholique. En 1950, Favé, qui fut responsable de la JAC avant la guerre, propose un compromis à l’évêque de Quimper et Léon, Mgr Fauvel : les deux organisations resteraient séparées, mais il faut renforcer le contrôle du clergé sur le Bleun-Brug.
Malgré la présence de Pierre Mocaër et Xavier de Langlais comme vice-présidents en 1948, le Bleun-Brug souffre d'un manque de cadres, mais retrouve rapidement l’appui des notables régionalistes.
Le mouvement est soutenu par Hervé Budes de Guébriant et est sous la direction de l'abbé Vincent Favé, aumônier de la JAC. Lors du discours d'ouverture, à Saint-Pol-de-Léon, de Guébriand veut réhabiliter son vieil ami Jean-Marie Perrot. Le congrès suivant à Locronan est placé sous le signe du Barzaz-Breiz ; il annonça la résurrection de l'abbaye de Landévennec, foyer de chrétienté celtique, projet pour lequel l'abbé Perrot avait tant lutté. Au cours des cérémonies de Saint-Pol-de-Léon, qui réunissent des milliers de personnes les 4, 5 et , le retour des moines à Landévennec est annoncé. L'apogée du Bleun-Brug est le congrès de 1955 à Landivisiau qui réunit 60 000 participants.
Le Bleun-Brug est successivement présidé par Visant Seité et Bernard de Parades, directeur artistique, qui lance les grands jeux scéniques de plein air. Le chanoine Mévellec succédera en 1959 comme aumônier général au chanoine Falc'hun, qui avait lui-même remplacé en 1956 le chanoine Favé. L'organisation poursuivra son action pour la « restauration chrétienne de la Bretagne avec ses richesses culturelles, artistiques, folkloriques et spirituelles, sous le signe de la Croix celtique » : congrès, cours de breton, concours scolaires et choraux, journées d'amitié, université d'été abordant les problèmes d'enseignement du breton et de l'histoire, et de l'actualité bretonne.
Le mouvement se laïcise progressivement, mais décline rapidement : sa dernière fête est organisée en 1979 à Plougastel-Daoulas.
L'association valorise les traditions bretonnes - du théâtre au chant, des savoir-faire à la langue - et à travers elles, redonner un élan à une foi chrétienne.

La revue Kroaz Breiz succède de 1948 à 1950 à la revue Feiz ha Breiz, puis change de nom pour s’appeler Bleun-Brug (1951-1984) quand elle commence à publier des articles en français. Le premier directeur fut l’abbé Laurent Bleunven, remplacé en 1960 par le chanoine François Mevellec. Elle devient progressivement une revue bilingue breton-français.
Le nom de Cahiers du Bleun-Brug fut repris en 1970 par la génération montante de l'association Bleun-Brug, issue de 1968, pour en faire « le véhicule trimestriel de nos réflexions sur les différents aspects de l'actualité politique, économique et culturelle en Bretagne ».