| Naissance | |
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| Décès | |
| Nom de naissance |
Pierre Joseph Albert Victor Denis |
| Pseudonyme |
Per Denez |
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activités | |
| Langue d'écriture |
Breton |
| Conjoint |
Marcelle Stéphan (d) (de à ) |
| Enfant |
Gwendal Denis (d) |
| A travaillé pour | |
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| Distinctions | Liste détaillée Honorary doctor of the University of Wales () Ordre de l'Hermine () Prix international Raymond-Lulle (d) () Croix de Saint-Georges () Docteur honoris causa de l'université nationale d'Irlande à Galway Imram |
Pierre Denis, dit Per Denez, est un linguiste, lexicographe, professeur d'université et écrivain français de langue bretonne né à Rennes le et mort le à Romillé.
Per Denez est le nom de plume de Pierre Denis.
Il naît le à Rennes.
Il fait ses études au collège Saint-Martin de Rennes. Il est élevé seul par sa mère, couturière à Rennes, ville où le breton n'est pas parlé. Il l'apprend donc par lui-même à partir de l'âge de 13 ans et, plus tard en fréquentant les milieux militants pour la Bretagne pendant ses études universitaires à Rennes, pendant la Seconde Guerre mondiale. Il commence à publier à cette époque ses premières nouvelles en breton dans le journal collaborationniste Arvor.
Il enseigne l'anglais d'abord à Quimper, mais, selon Bernard Le Nail, en raison de ses engagements bretons, il est ensuite « exilé » à Périgueux.
Il écrit des articles dans Vents d'ouest.
Il réalise en 1954 une étude sur le gaélique écossais.
En 1957, avec Guy Étienne et Jean Desbordes, il est à l'origine de la reprise de la revue Ar Vro qui, de support politique soutenant le Mouvement pour l'organisation de la Bretagne, devient une revue d'études qui jouera un rôle important dans la théorisation des luttes politiques pour la Bretagne dans les années 1970 et la diffusion de la poésie en breton.
En 1959, il adhère au Mouvement pour l'organisation de la Bretagne.
Il défend une thèse de troisième cycle en 1968, Enquête sur le breton de Douarnenez.
En 1972, il publie le livre Brezhoneg buan hag aes (« Le breton facilement et rapidement »), une méthode de langue.
En 1977, il soutient sa thèse d’État, Étude structurale d’un parler breton (Douarnenez).
Dans la revue Hor Yezh, Pêr Denez publie de nombreux articles concernant la phonologie, la syntaxe, le vocabulaire, la dialectologie du breton.
En 1981, grâce à son action, la licence de breton est créée,.
Entre 1986 et 1991, il réédite plusieurs textes jugés racistes et antisémites par Françoise Morvan.
En 1990, il quitte son poste de maître de conférences à la section Breton et langues celtiques de l'Université de Rennes 2.
Il fait en 1995 une présentation intitulée La Bretagne et la mer - affiches 1890-1950.
Il est ancien président de la fédération des associations de langue bretonne, Kuzul ar Brezhoneg.
Il est membre du comité d'honneur de la Maison internationale des poètes et des écrivains de Saint-Malo.
Il meurt le à Romillé.
Les obsèques de Per Denez ont lieu à Rennes à l'église Saint-Melaine.
Ses travaux sur l'orthographe du breton provoquent de vives débats, certains de ses pairs lui reprochant d'avoir simplifié l'orthographe du breton.
Il défend le standard orthographique peurunvan des anciens textes en breton, dans un but pédagogique, et à l'intention des jeunes générations. Cela lui vaut d'être en conflit avec ceux qui préfèrent appliquer les méthodes universitaires et conserver les orthographes anciennes. C'est notamment le cas avec Françoise Morvan qui déclare dans une interview que Per Denez « n’a pas admis [qu'elle] publie les carnets en breton de Luzel en respectant leur orthographe. Il a résilié sa direction de recherches pour mettre en chantier une édition concurrente, entièrement réécrite dans l’orthographe " surunifiée " pour laquelle il milite depuis l’Occupation allemande. ».
« En 1944-1945 la Bretagne a connu une persécution comme elle n’en avait pas connu depuis la Chouannerie… Combien d’étudiants, à Rennes, allant se promener au Thabor, savent qu’ont été fusillés là, dans le Trou de l’Enfer, des nationalistes bretons, et qu’ils marchent sur une terre sanctifiée par leur sang ? Combien vont fleurir, de temps en temps, la tombe de Léon Jasson, qui fut si heureux de mourir pour la Bretagne ?… Ou celle de Guy Vissault de Coëtlogon qui répondit, quand il fut condamné à mort : “C’est un honneur, Messieurs”, et qui refusa de tendre la main pour demander pitié ? Les Irlandais sont fiers de leurs martyrs, de leurs “traîtres” : les Bretons, avec le même goût pour les fêtes de mort, restent frappés d’un sort honteux : ils n’ont pas encore rejeté de leurs esprits le poids des mensonges français. »
— Pierre Denis, article de 1961, paru dans la revue Preder (cité par Michel Denis)
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