En 2011, Adsav adhère à l'association KAD-CPB (Kelc'h An Dael - Cercle du Parlement breton) pour la restitution et/ou création d'un parlement breton moderne. Des membres d'Adsav participent à la manifestation contre le squat d'une maison à Rennes et organisent le une manifestation pour la fermeture de la mosquée Sunna de Brest.
En 2015, le parti organise une manifestation anti-migrants. Ces actions sont condamnés par différents syndicats.
Se définissant à sa création comme la «droite nationaliste», Adsav est un mouvement d'extrême droite,,, terme qu'il récuse. Proche des positions du Voorpost, et de la Ligue du Nord, Adsav fréquente des partis indépendantistes de la droite nationaliste et populiste de différentes nations européennes.
Le groupe établit un lien entre les attentats de 2015 en France et l'accueil de réfugiés; il vise notamment les «logements vides» qui seraient réquisitionnés «pour les clandestins». La même année, le parti organise une manifestation contre le trafic de drogue. Cette manifestation est contestée par groupe libertaire Lochu.
Pour Adsav, les Bretons sont «victimes d'une occupation mentale». Son principal message est donc: «Breton maître chez toi». Le parti est l'auteur d'affiches xénophobes, racistes ou contre l'Islam sur le thème de la lutte contre «le noircissement de la Bretagne», en représentant une «marée noire» accolée à une mosquée. Il dit lutter contre «le métissage des peuples et des cultures».
Roland de la Morinière (membre d'Adsav) devient en 2005 président de l'association Unvaniezh Koad Kev, association dont le but est de perpétuer le souvenir de l'Abbé Perrot.
Le livre La France rebelle écrit en 2001 et publié en 2002, lui attribuait quelques dizaines de militants pour l'année 2001, soit moins d'un an après la création du parti. En , la commémoration annuelle de la bataille de Ballon ne rassemble que 30 participants bien que le groupe dise compter 800 sympathisants.
En 2016, les effectifs d'Adsav sont redescendus en dessous de 50 membres, le parti n'est plus considéré comme actif.
Publications
L'organisation publiait un magazine trimestriel War Raok («En avant» en breton).
Liens internationaux
Adsav utilise le même triskèle jaune que le drapeau du PNB.
Affaire judiciaire
En 2019, Ronan Le Gall —président du parti— est condamné à une amende de 500 € pour non-dépôt dans les délais des comptes d’un parti politique.
Polémiques
En 2015, Adsav participe à un rassemblement à Pontivy contre l’immigration et les réfugiés. Cette participation est condamné par la FSU, la CFDT, la CGT, FO, UNSA, et le syndicat Solidaires.
Georges Cadiou, EMSAV, Dictionnaire critique, historique et biographique: Le mouvement breton de A à Z du XIXesiècle à nos jours, Spézet, Coop Breizh, , 439p. (ISBN978-2-84346-587-1), p.11
Jean-Paul Gautier, Les extrêmes droites en France: De 1945 à nos jours, Paris, Syllepse, , 528p. (ISBN978-2-84950-547-2), p.459-461