| Boghni | ||||
Vue générale sur Boghni | ||||
| Noms | ||||
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| Nom arabe | بوغني | |||
| Nom amazigh | ⴱⵓⵖⵏⵉ | |||
| Nom kabyle | Vuɣni/Buɣni | |||
| Administration | ||||
| Pays | ||||
| Région | Kabylie | |||
| Wilaya | Tizi Ouzou | |||
| Daïra | Boghni | |||
| Chef-lieu | Boghni | |||
| Président de l'APC Mandat |
Mohammed Belhadj 2021-2026 |
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| Code postal | 15003 | |||
| Code ONS | 1540 | |||
| Démographie | ||||
| Population | 31 263 hab. (2008) | |||
| Densité | 607 hab./km2 | |||
| Géographie | ||||
| Coordonnées | 36° 32′ 37″ nord, 3° 57′ 08″ est | |||
| Altitude | 249 m |
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| Superficie | 51,5 km2 | |||
| Localisation | ||||
Localisation de la commune dans la wilaya de Tizi-Ouzou. | ||||
| Géolocalisation sur la carte : Algérie
Géolocalisation sur la carte : Algérie
Géolocalisation sur la carte : Algérie (nord)
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| modifier |
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Boghni (en kabyle : Vuɣni ou Buɣni, en tifinagh : ⴱⵓⵖⵏⵉ ; en arabe : بوغني) est une commune de la wilaya de Tizi Ouzou, dans la région de Kabylie, en Algérie. Chef-lieu de la daïra de Boghni, qui regroupe les communes de Boghni, Assi Youcef, Bounouh et Mechtras, elle est située à environ 38 km au sud-ouest de Tizi Ouzou, au pied du massif du Djurdjura.
Le nom de la localité se transcrit Vuɣni ou Buɣni en kabyle. En raison de l'ancienne forteresse ottomane qui la domine, elle est également désignée sous le nom de « Bordj Boghni ».
La commune de Boghni est située dans la partie sud-ouest de la wilaya de Tizi Ouzou, au pied du versant nord du massif du Djurdjura. Elle se trouve à environ 38 km au sud-ouest de Tizi Ouzou, à 15 km à l'ouest d'Ouadhia et à 13 km à l'est de Draâ El Mizan.
Outre la ville de Boghni, la commune est composée, à sa création en 1984 dans ses limites actuelles, de 26 localités :
Boghni tire une part de son importance historique de l'ancien bordj (fort) ottoman établi dans la vallée de l'oued Boghni. Édifié au début du XVIIIe siècle et attribué au caïd Ali Khodja, il compte parmi les principales forteresses élevées par les Ottomans en Kabylie,. Doté de quatre bastions, il servait à surveiller les voies de communication et à asseoir l'autorité du pouvoir d'Alger sur les populations kabyles.
La forteresse fut au cœur des affrontements entre les tribus kabyles et le pouvoir ottoman. Le 16 juillet 1756, une révolte aboutit à la prise et à la destruction du fort, à la mort de son caïd et à l'expulsion de la garnison. Le bordj fut ultérieurement reconstruit, un accord conclu en 1823 entre le bey et les tribus autorisant son rétablissement. Le site figure parmi les principaux éléments du patrimoine historique de la commune.

Sous la colonisation française, Boghni est rattaché en 1876 à la commune mixte de Draâ El Mizan, dans l'arrondissement de Palestro (département d'Alger). La localité, établie au pied du Djurdjura, est progressivement dotée d'équipements administratifs et scolaires ainsi que d'une gare desservie par le réseau ferré régional. Devenue commune de plein exercice, elle est rattachée en 1958 au nouveau département de Tizi-Ouzou.
Boghni constituait le terminus de la ligne de chemin de fer reliant Dellys à Boghni, longue de 67 km et à voie de 1 055 mm. Destinée à désenclaver l'arrière-pays kabyle et à dynamiser le port de Dellys, elle desservait notamment Mirabeau (aujourd'hui Draâ Ben Khedda), où elle rejoignait la ligne de Tizi Ouzou. Son exploitation fut confiée aux Chemins de fer sur routes d'Algérie (CFRA). Mise en service le , elle fut fermée en 1949.
La région de Boghni est étroitement liée au déclenchement de la guerre d'Algérie. Ali Zamoum (1933-2004), natif de Boghni, participe à la reproduction et à la diffusion de la Proclamation du 1er novembre 1954 : le texte, remis par Krim Belkacem à la fin d'octobre 1954, est ronéotypé dans le village voisin d'Ighil Imoula. Condamné à mort puis emprisonné plusieurs années, il exerce après l'indépendance diverses responsabilités administratives, dont celle de préfet de Tizi Ouzou, et publie ses mémoires, Tamurt Imazighen. Mémoires d'un survivant 1940-1962 (1993). Son frère, Si Salah (Mohamed Zamoum), est colonel de l'Armée de libération nationale et chef par intérim de la Wilaya IV.
L'agriculture est une activité importante de la commune, l'élevage y occupant une place majeure : le cheptel est composé de bovins, de chèvres et de moutons. Le village d'Aït Mendès est réputé pour ses fromages (tomme, fromage de chèvre…). Un tissu de petites et moyennes entreprises s'est développé dans la commune, notamment dans la fabrication d'articles scolaires, de boissons, de produits alimentaires, d'articles en plastique et dans l'imprimerie.
La commune constitue l'une des portes d'accès au versant nord du Djurdjura. Son principal site touristique est la station climatique de Tala Guilef, située en altitude dans le massif, dans un environnement forestier de cédraies. L'hôtel El Arz, principal établissement de la station, endommagé et fermé durant la décennie 1990, a rouvert en janvier 2024 après une opération de réhabilitation.
La daïra de Boghni dispose d'un établissement public hospitalier (EPH) d'une capacité de 200 lits et d'une polyclinique. Une clinique médico-chirurgicale multidisciplinaire y a également ouvert ses portes en .