Boubou Hama

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Boubou Hama
Fonctions
Sénateur de la Communauté
-
Maire de Niamey
-
Président
Parti progressiste nigérien
-
Député
Biographie
Naissance
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Fonéko Tédjo (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Sépulture
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
Partis politiques
Membre de
Distinction

Grand prix littéraire d'Afrique noire (1970)

Prix Léopold Sédar Senghor (1970)
Titres honorifiques
Grande Croix du Mérite avec étoile et écharpe (Allemagne, 1969)

Officier des ordre des arts et des lettres (France, 1962)

Grand officier de la Légion d’honneur (France, 1961)

Boubou Hama (1906 - ) est un poète, philosophe, historien, homme de lettres et homme politique nigérien qui fut Président de l'Assemblée nationale du Niger de 1958 à 1974 et joua un rôle majeur dans la vie culturelle de son pays. Il fut également membre du comité scientifique de l'Histoire général de l'Afrique de l'UNESCO (1971-1978). Il participa à la mise en place du projet et présida en juin 1969 la réunion fondatrice d'experts intitulée Meeting of Experts on the Measures to be taken for Drafting and Publishing a General History of Africa, au cours de laquelle furent définis les principes méthodologiques et l'organisation de la rédaction de l'ouvrage.

Biographie

Né à Fonéko, petit village songhaï à l’ouest du Niger qu'il évoquera dans ses livres, il étudie d'abord à l'école préparatoire de Téra (Niger) de 1916 à 1918 puis à l'école primaire régionale de Dori, commune anciennement située en Haute-Volta et annexée à la Colonie du Niger lors du partage de la Haute Volta entre la Côte d'Ivoire, le Soudan français (Mali) et le Niger. Puis Boubou Hama est envoyé à l'école élémentaire supérieure (Classes de 6e et de 5e) de Ouagadougou afin de préparer le concours d'entrée à la célèbre École normale William-Ponty de Dakar à laquelle il est admis en 1926.

En 1929 il devient le premier instituteur nigérien. Il est d'abord affecté à l'école régionale de Niamey avant d'être affecté à l'école élémentaire de Tillabéri (1935). Il s'intéresse alors aux questions foncières et prend conscience des difficultés des populations paysannes à faire valoir leurs droits face à l'administration coloniale. Son engagement auprès des paysans lui vaut d'être muté à Niamey (1938) avant dêtre muté à l'école régionale de Dori (1945) par le gouverneur Toby qui n'approuve pas le contenu des enseignements dispensés par Boubou Hama.

En 1933, il rencontre à Tillabéri le Docteur Jean Boulnois (Un médecin des troupes coloniales déjà auteur d'ouvrages sur les coutumes et croyances dravidiennes de l'Inde) avec lequel il publiera plus tard L'Empire de Gao. (1954, aux éditions Maisonneuve), une œuvre publiée par une maison d'édition scientifique qui propulse Boubou Hama dans le cercle des chercheurs d'envergure universitaire. Il participe aux activités du Rassemblement démocratique africain (RDA) créé en .

En 1956, il participe aux côtés de d'Alioune Diop, Aimé Césaire, Léoplold Sédar Senghor, Cheikh Anta Diop, Frantz Fanon, James Baldwin et Amadou Hampâté Ba au premier Congrès des écrivains et artistes noirs à la Sorbonne.

En il accède à la présidence de l'Assemblée nationale et travaille en concertation avec Hamani Diori, le président. Il préside le Parti progressiste nigérien (PPN), une branche du RDA jusqu'au coup d'État d'. Il est alors retenu prisonnier à Agadès puis à Niamey.

Membre de nombreuses organisations scientifiques et littéraires, il laisse une œuvre considérable sur la culture africaine. Il obtient le Grand prix littéraire d'Afrique noire en 1970 pour Kotia-Nima et le prix Léopold Sédar Senghor pour Essai d'analyse de l'éducation africaine. En compagnie d'Andrée Clair, il écrit aussi des contes pour les jeunes.

Œuvres littéraires

Livres d'Histoires

Romans

Essais

Contes et livres jeunesse

En collaboration avec Andrée Clair :

Manuels scolaires

Anthologie - Littérature orale

Ouvrages collectifs de l'UNESCO

Ouvrages collectifs divers

Œuvres cinématographiques

Film sélectionné en compétition officielle - Festival de Cannes, 1976 et Cannes Classics, 2017.

Œuvres théâtrales

Patrimoine et héritage

Musée National Boubou Hama

Musée National Boubou Hama

En 2008, le musée est renommé Musée National Boubou Hama (MNBH) selon la loi n°2008-11 du 30 avril 2008.

Le département des Manuscrits Arabes et Ajami (MARA)

Le département des Manuscrits Arabes et Ajami (MARA) de l'Université Abdou Moumouni de Niamey porte le nom de Boubou Hama.

Le prix littéraire Boubou Hama

Crée en 1989 par le ministère de la Culture du Niger, sous l'impulsion d'Inoussa Ousseïni, le Prix Boubou Hama visait à honorer la mémoire de Boubou Hama tout en encourageant la production littéraire nationale. Il a récompensé des oeuvres majeures comme Sarraounia d'Aboulaye Mamani.

Le renommage d'une rue de Niamey

En janvier 2025, l'avenue François-Mitterrand y devient l'avenue Boubou-Hama.

L'année Boubou Hama

L'arrêté ministérielle 012/MCA/C du 14/02/2026 désigne l'année 2006, Année Boubou Hama pour célébrer le centenaire de sa naissance.

Adaptation

Théâtre

Cinéma d'animation

Ouvrages consacrés à Boubou Hama

Notes et références

  1. ↑ Amzat Boukari-Yabara, Africa unite ! une histoire du panafricanisme, la Découverte, coll. « La Découverte-poche », (ISBN 978-2-7071-9640-8)
  2. ↑ Grand prix littéraire de l'Afrique noire. Liste des lauréats, [lire en ligne], consulté le 14 avril 2016
  3. ↑ « BABATOU (LES TROIS CONSEILS) », sur Festival de Cannes (consulté le )
  4. 1 2 Boubou Hama: un homme de culture nigérien: le séminaire de mars 1989, [Nyamey], L'Harmattan, coll. « Collection Etudes africaines (Harmattan (Firm)) », (ISBN 978-2-296-02407-6)
  5. ↑ « 26 ans après sa mort. Boubou Hama, un monument », Le Républicain (Niger), 31 janvier 2008

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes