
Un bras-mort,,, est la partie relictuelle d'un ancien méandre ou d'une tresse qui ont été isolés d'un cours d'eau ou d'un delta. Selon son âge, la saison et le contexte météorologique, il peut être encore en eau ou asséché. Les processus d'érosion et de sédimentation y diffèrent fortement de ce qu'ils sont dans le cours d'eau originel. Ce sont des zones humides, riches en biodiversité.
Les bras-morts peuvent être à sec ou en eau, toute l'année ou périodiquement. Ils sont parfois brutalement mais brièvement inondés lors des crues, ou au contraire se comportent comme des cours d'eau alimentés par la nappe phréatique, quand le substrat (sol) est perméable.À long terme, ils tendent à se combler, mais après un certain temps, et à plusieurs reprises, ils peuvent à nouveau être occupés par le fleuve au gré de ses errements et du stade successionnel.[réf. souhaitée]
On les caractérise par exemple géomorphologiquement par leur longueur, profondeur, niveau d'envasement ou d'atterrissement, éloignement du fleuve ou de la rivière, leur superficie en eau et ses variations, la fréquence des connexions avec le cours d'eau ou la nappe phréatique, la largeur du chenal quand il existe, sa salinité, son âge, sa faune ou flore spécifique, degré d'artificialisation (ou de naturalité), etc.[réf. souhaitée]

Quand ils n'ont pas été comblés, pollués ou transformés en terrain de dépôt recevant des boues de curage polluées, ce sont des milieux généralement riches en biodiversité ou à forte productivité biologique qui contribuent à enrichir les écosystèmes fluviaux. Ils peuvent jouer le rôle de gué pour les espèces de zones humides, dans un réseau écologique local et global (pour les oiseaux d'eau migrateurs notamment). Ce sont souvent des réservoirs d'espèces pionnières.[réf. souhaitée]

Depuis 500 ans au moins, hormis dans les forêts tropicales et les zones éloignées des activités humaines, les méandres et bras morts tendent à disparaître, au profit d'axes navigables et canalisés dont les fonctions écologiques sont très dégradées. C'est le cas par exemple pour le Rhin et le Rhône qu'on tente aujourd'hui de renaturer pour en améliorer la qualité de l'eau.[réf. souhaitée]
Les propriétés de sédimentations sont différentes dans le bras-mort que dans le reste du cours d'eau dont il est issu. Dans les bras-morts, le taux de sédimentation est très faible. Les sédiments sont du matériel argileux finement laminé, introduit pendant les crues, et de la matière organique, mais peu de dépots sableux.
La sédimentation des bras morts peut ainsi être utile dans la recherche en paléoenvironnement.
Plusieurs aménagements anthropiques peuvent être réalisés sur les bras morts.
Une remise en eau du bras mort, en le reconnectant à la rivière, peut être réalisée avec pour but un élargissement du lit mineur d'un cours d'eau ayant été déjà fortement anthropisé. En France, ce type d'aménagement a été réalisé sur la Marne, près de Chaumont.