| Titre original | The Breakfast Club |
|---|---|
| Réalisation | John Hughes |
| Scénario | John Hughes |
| Acteurs principaux |
Judd Nelson Molly Ringwald Emilio Estevez Anthony Michael Hall Ally Sheedy |
| Sociétés de production |
A&M Films Channel Productions |
| Pays de production |
|
| Genre | comédie dramatique |
| Durée | 97 minutes |
| Sortie | 1985 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Breakfast Club (The Breakfast Club) est un teen-movie et une comédie-dramatique américaine réalisée par John Hughes et sortie en 1985.
Le film raconte l'histoire de la journée de retenue de cinq adolescents issus de milieux sociaux et de groupes différents du lycée Shermer, dans la banlieue de Chicago, sous la direction de leur proviseur, l'autoritaire Richard Vernon. Mettant en scène Emilio Estevez, Paul Gleason, Anthony Michael Hall, Judd Nelson, Molly Ringwald et Ally Sheedy, Breakfast Club est considéré comme un des films culte de la comédie dramatique américaine des années 1980.
Hughes écrit le scénario en 1982 et tourne le film au printemps 1984. Présenté en première à Los Angeles le 7 février et sorti en salles par Universal Pictures le , le film est un succès commercial et critique. Il rapporte 51,5 millions de dollars pour un budget d'un million de dollars, et est acclamé par les critiques qui le considèrent comme l'une des œuvres les plus mémorables et les plus reconnues de Hughes.
En 2016, le film est sélectionné par la National Film Registry de la Bibliothèque du Congrès pour y être conservé, comme étant « culturellement, historiquement ou esthétiquement important ». Le film a été également considéré comme l’un des meilleurs films des années 1980 et l’un des meilleurs films pour adolescents de tous les temps.
Le samedi , cinq étudiants du lycée Shermer, en banlieue de Chicago, dans l'Illinois, se présentent pour une journée entière de retenue. S'ils se connaissent tous de vue, ils ne sont pas amis les uns avec les autres et proviennent de milieux sociaux et de groupes différents : le surdoué maladroit Brian Johnson, le sportif Andrew Clark, la solitaire Allison Reynolds, la populaire Claire Standish et le délinquant John Bender. Ils se réunissent à la bibliothèque de l'école et rencontrent leur directeur adjoint Richard Vernon, qui leur interdit de parler ou de quitter leur siège et leur confie à chacun un devoir : écrire une dissertation de mille mots sur le sujet « Qui pensez-vous être ? » et expliquer pourquoi il/elle est en retenue.
Bender se montre immédiatement désagréable, ignorant les règles et passant son temps à contrarier et provoquer les autres. Il fait semblant d'uriner sur le sol, suggère qu'il séquestre et viole Claire avec Andrew avant de mettre en doute la virilité et l'athlétisme de ce dernier, et casse finalement la porte de la bibliothèque pour qu'elle ne puisse pas rester ouverte, empêchant Vernon de surveiller les adolescents depuis son bureau. Le directeur adjoint finit par accorder au délinquant huit semaines de retenue supplémentaires. Pendant la pause de midi, Bender se moque ouvertement de la vie de famille de Brian, racontant sa relation avec son père, qui le maltraite verbalement et physiquement. Hors de lui, Brian se ferme au groupe, s'asseyant seul et refusant de leur adresser à nouveau la parole. Il ne les rejoint que plus tard dans le film.
Alors que Vernon fouille les dossiers personnels des professeurs, il est surpris par Carl, le concierge, qui exige de l'argent en échange de son silence. Les deux hommes prennent ensuite le temps de discuter tous les deux. Vernon confie avoir peur de l'avenir du pays à cause du comportement de la nouvelle génération, ajoutant que les enfants ont changé depuis qu'il a commencé à enseigner, devenant plus arrogants, plus agressifs et plus irrespectueux. Carl rétorque que c'est Vernon qui a évolué et qu'il se soucie trop de ce que les élèves pensent de lui, mais que les enfants n'ont pas changé depuis la génération précédente.
Le groupe de lycéens parvient à s'enfuir de la bibliothèque, se rendant au casier de Bender, où ce dernier récupère une petite réserve de cannabis. En revenant à la bibliothèque, ils croisent Vernon et se cachent. Pour éviter que ses camarades ne soient pris, Bender décide de se sacrifier : il cache sa drogue dans le caleçon de Brian et part chanter à tue-tête dans un couloir pour attirer le proviseur. Attrapé, il est enfermé dans un débarras en guise de punition par Vernon. Ce dernier le provoque et lui propose même de le frapper en promettant de ne pas se défendre. Mais l'adolescent comprend que Vernon souhaite être frappé pour pouvoir prétendre avoir été agressé sans motif, la parole d'un proviseur de lycée valant plus que celle d'un adolescent délinquant, et il refuse silencieusement sa proposition. Lorsque Vernon part, Bender parvient à s'échapper en se glissant dans les panneaux du faux plafond et à retourner dans la bibliothèque, où les autres le cachent à Vernon.
Les étudiants passent ensuite leur temps à se disputer, à écouter de la musique et à fumer de la marijuana, s'ouvrant progressivement sur leur vie familiale et les raisons de leur détention. Malgré leurs différences, ils se rendent compte qu’ils sont tous confrontés à des problèmes similaires. Andrew et Allison se lient d’amitié à cause de leurs relations complexes avec leurs parents tandis que Brian et Claire ont tous les deux honte d'être encore vierges. En outre, ils ont tous une relation difficile avec leurs parents et ont tous peur de reproduire les erreurs de leurs aînés en grandissant. Même si le groupe soupçonne que ses nouvelles amitiés prendront fin une fois la retenue achevée et qu'ils ne s'adresseront probablement plus jamais la parole, ils admettent qu'ils se regarderont désormais différemment. Ils s'avouent enfin la raison de leur retenue.
Bender est avec sa mère victime de multiples violences physiques de la part de son père. Il a été envoyé en retenue pour avoir déclenché une fausse alarme incendie. Claire subit la pression intense de ses camarades du fait de sa popularité, et est utilisée par ses parents (qui se disputent sans arrêt) pour se faire souffrir mutuellement. Elle a séché les cours pour faire du shopping avec ses amies. Brian subit beaucoup de pression scolaire de la part de ses parents pour obtenir de bonnes notes. Après avoir obtenu une mauvaise note en cours de travaux manuels, il a envisagé de se suicider et a apporté à l'école un pistolet de détresse qu'il a caché dans son casier, mais un coup parti tout seul a provoqué un petit incendie. Andrew est depuis toujours influencé par la culture sportive et intimidé par son père tyrannique pour réussir. Pour tenter de gagner l'approbation de ses coéquipiers et de son père, il a agressé un autre lycéen dans le vestiaire du gymnase, le frappant et collant ses fesses ensemble avec du ruban adhésif avant de filmer la scène. Si les blessures ne sont pas graves, elles sont en revanche très humiliantes pour la victime. Enfin, Allison, quant à elle, ne fournit pas de détails sur sa faute : menteuse compulsive, volant constamment des choses à utiliser si jamais elle s'enfuyait de chez elle pour échapper à ses parents négligents, elle s'est présentée en retenue parce qu'elle n'a rien de mieux à faire le samedi.
Avec ces secrets, les comportements de chacun des adolescents évoluent, le changement le plus flagrant venant de Bender, qui devient plus sympathique. Le groupe convainc Brian de terminer la dissertation demandée par Vernon au nom de tous. Claire maquille Allison, ce qui suscite l'intérêt d'Andrew, et Bender retourne dans le débarras, accompagnée par Claire, qui l'embrasse. À la fin de la retenue, alors que les étudiants se séparent, Allison et Andrew s'embrassent, et elle arrache le patch du championnat d'État de sa veste pour le garder, tandis que Claire offre à Bender une de ses boucles d'oreilles en diamant.
Le film se clôt sur la lecture, en voix seule, de la réponse laissée par Brian à M Vernon :
« M. Vernon, nous acceptons d'avoir sacrifié tout un samedi en retenue puisque vous pensez que nous avons fait quelque chose de mal. Mais nous trouvons absurde le sujet de dissertation que vous nous avez donné : "Qui pensez-vous être ?". Vous nous voyez comme vous voulez bien nous voir. Nous, nous avons trouvé une définition très simple : chacun de nous est à la fois un surdoué, un athlète, une détraquée, une fille à papa et un délinquant. Ça vous va ?
Signé : Breakfast Club. »
Les cinq personnages principaux (les adolescents en retenue), correspondent chacun à un stéréotype précis :
On compte également deux personnages récurrents :
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John Hughes écrit le scénario du film en seulement deux jours, en . Lors de ses recherches pour le casting, il trouve la photo de Molly Ringwald et décide d'écrire un film dont elle sera l'unique protagoniste : il s'agit de Seize Bougies pour Sam, qui est rapidement accepté par un studio car il s'éloigne peu des formules classiques de l'époque. Il commence immédiatement à travailler sur le scénario d'un autre film, Pretty in Pink, dont Ringwald sera à nouveau l'actrice principale : ce film est tourné après Breakfast Club. Molly Ringwald commente en 2018 qu'à l'époque, il s'agit des premiers films s'abîmant dans la vie quotidienne d'une lycéenne : le point de vue féminin est très peu représenté, celui du lycée dans sa monotonie quotidienne encore moins.
La production du film commence en , avec un petit budget de seulement un million de dollars. Seize Bougies pour Sam doit sortir au cinéma deux mois plus tard, Hughes est donc encore parfaitement inconnu dans le milieu du cinéma.
Comme dans beaucoup de ses films, John Hughes place le récit dans la ville fictive de Shermer, en Illinois, une banlieue de Chicago très similaire à Northbrook où il a grandi.
Molly Ringwald et Anthony Michael Hall incarnent respectivement Claire et Brian. Ils étaient déjà présents dans le précédent long métrage de John Hughes, Seize Bougies pour Sam (1984). Molly Ringwald devait initialement incarner Allison, mais elle préféra le rôle de Claire. Par ailleurs, Jodie Foster et Brooke Shields ont été envisagés pour les rôles de Claire et Allison. Laura Dern ou encore Robin Wright ont également auditionné.
Au départ, plusieurs acteurs ont été pressentis pour jouer le rôle de John Bender « le délinquant », notamment Nicolas Cage, John Cusack, Jim Carrey et même Emilio Estevez, qui incarne finalement « l'athlète » Andrew Clark. Pour le rôle d'Andrew, John Hughes avait par ailleurs imaginé Michael J. Fox, Jim Carrey, Tom Cruise, Matthew Broderick ou encore Rob Lowe.
Rick Moranis avait initialement été choisi pour le rôle du concierge Carl Reed. L'acteur voulait retravailler le personnage en lui donnant notamment un accent russe et en jouant avec ses clés avec une connotation sexuelle. Malgré l'accord de John Hughes, cela déplaît au producteur Ned Tanen. John Kapelos est finalement choisi pour le remplacer.
Mercedes Hall et Mary Christian, qui interprètent respectivement la mère et la sœur de Brian, ont les mêmes liens de parenté avec l'interprète de Brian, Anthony Michael Hall.
Le tournage a lieu principalement dans la Maine North High School (en) à Des Plaines dans l'Illinois.
Pendant le tournage, Judd Nelson frôle le renvoi pour deux raisons. La plus connue est son harcèlement constant de Molly Ringwald, qu'il explique par sa volonté de travailler son personnage en dehors des scènes de tournage. La seconde est qu'il bouge trop malgré les instructions des metteurs en scène, ce qui le fait souvent sortir du cadre. Il est finalement pris à partie par les quatre autres acteurs principaux du film et se modère assez pour pouvoir terminer le tournage.
Lors de la scène où Allison fait tomber ses pellicules comme de la neige sur son dessin, ce sont des flocons de pomme de terre qui sont utilisés.
Dans la scène où Carl et Vernon se disputent, Kapelos reçoit l'instruction de couper Gleason et de lui demander de lui prêter cinquante dollars au lieu de dire ses répliques. Kapelos, irrité par la demande impromptue, se met en colère, et la scène est insérée au montage pour que cette colère non feinte suive la réplique de Carl.
Dans une scène, des mères de famille sont en pleine séance d'aérobic très intense, mais la scène est finalement coupée parce que trop sexualisante. Dans une autre scène, une enseignante nage seins nus dans la piscine du lycée tandis que le proviseur, Richard Vernon, l'épie. La première version du scénario n'inclut pas cette scène, et Molly Ringwald exige sa suppression lorsqu'elle découvre une version du scénario qui la contient : Hughes obtempère.
Sorti le aux États-Unis, Breakfast Club occupe la troisième place du box-office lors de son premier weekend à l'affiche avec 5 107 599 $, derrière Le Flic de Beverly Hills et Witness, sorti le même jour que Breakfast Club. Le long-métrage occupe la troisième place la semaine suivante en ayant engrangé 11 216 490 $ depuis sa sortie. Il reprend la troisième place du box-office en quatrième semaine après avoir brièvement chuté en quatrième position la semaine précédente. Le film est largement rentabilisé puisque avec près de 46 000 000 $ de recettes en fin d'exploitation, alors que le film a été tourné avec un budget de 1 000 000 $.
| Week-end | Rang | Recettes | Cumul | Nombre de salles |
no 1 du box-office hebdo. | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | du au | 3 | 5 107 599 $ | 5 107 599 $ | 1 071 | Le Flic de Beverly Hills |
| 2 | du au | 3 | 4 263 383 $ | 10 176 115 $ | 1 118 | |
| 3 | du au | 4 | 3 622 950 $ | 14 839 440 $ | 1 074 | |
| 4 | du au | 3 | 3 298 436 $ | 19 149 143 $ | 1 006 | Witness |
| 5 | du au | 3 | 3 318 400 $ | 23 587 186 $ | 1 037 | Le Flic de Beverly Hills |
| 6 | du au | 8 | 2 412 857 $ | 27 057 980 $ | 904 | Vendredi 13, chapitre V : Une nouvelle terreur |
| 7 | du au | 13 | 1 528 300 $ | 29 302 418 $ | 580 | Police Academy 2 |
| 8 | du au | 12 | 1 675 040 $ | 31 655 496 $ | 722 | |
| 9 | du au | 12 | 1 675 040 $ | 31 655 496 $ | 631 | |
| 10 | du au | 13 | 1 012 648 $ | 34 881 362 $ | 559 | |
En France, le film ne prend que la septième place du box-office parisien avec 19 039 entrées en première semaine d'exploitation, la seule dans le top 15 hebdomadaire. En fin d'exploitation, il termine son exploitation parisienne avec plus de 50 000 entrées. Sur l'ensemble du territoire français, le film démarre à la onzième place avec 33 118 entrées, avant de chuter la semaine suivante avec plus de 19 000 entrées, portant le total à 52 280 entrées.
| Semaine | Rang | Entrées | Cumul | no 1 du box-office hebdo. | |
|---|---|---|---|---|---|
| 1 | du au | 11 | 33 118 | 33 118 | Dangereusement vôtre |
| 2 | du au | 25 | 19 162 | 52 280 | |
Malgré une carrière discrète dans les salles françaises (les chiffres de fin d'exploitation ne sont pas connus), Breakfast Club reste à l'affiche presque cinq mois, notamment au George V, sur les Champs-Élysées, à Paris. Entre 2017 et 2024, le film totalise 54 419 entrées avec les reprises en salles.
Le film reçoit des critiques globalement positives. Sur l'agrégateur américain Rotten Tomatoes, il récolte 88% d'opinions favorables pour 60 critiques et une note moyenne de 7,7⁄10. Sur Metacritic, il obtient une note moyenne de 62⁄100 pour 11 critiques.
Lycéen, John Singleton critique le film pour la gazette de son école. Plus tard, il dit que, malgré ses personnages très stéréotypés, il a trouvé le film sincère et n'a pas eu de mal à s'identifier aux héros, parce qu'au-delà d'être blancs, ce sont des adolescents qui tentent de devenir adultes. Il dit aussi que le film est l'une des influences majeures qui ont nourri son propre travail.
En 2016, le film entre au National Film Registry de la Bibliothèque du Congrès.
MTV Movie & TV Awards 2005 : prix spécial du Silver Bucket of Excellence pour Anthony Michael Hall, Molly Ringwald et Ally Sheedy
Breakfast Club est considéré a posteriori comme la quintessence du film d’adolescents, mais également comme une satire des maux de la société américaine des années 1980 : glorification de la réussite et rejet de la différence. John Hughes réalise une comédie accessible à tous selon les règles du teen movie mais en les transformant au service d’un propos plus sérieux.
Sur le mode du huis clos et des règles du théâtre classique (unité de lieu, de temps et d’action), Breakfast Club façonne son récit de manière surprenante, voire atypique, et la comédie d'abord suggérée à travers ses personnages prédéfinis dans sa première partie (le bad boy, l'intello, la fille populaire…) laisse place à un drame adolescent qui outrepasse ces éléments de surface pour en déceler le sens et les contingences, qu'il s'agisse des styles vestimentaires, des comportements ou des statuts sociaux.
John Hughes évoque dans Breakfast Club des thèmes qui étaient généralement absents des teen movies. Il s’agit du premier film hollywoodien destiné aux adolescents à évoquer de manière non déguisée leur sexualité. La célèbre réplique d’Allison à propos de la perte de la virginité reflète le puritanisme américain : « C'est à double tranchant. Soit tu l'as fait et tu es une traînée. Soit tu ne l'as pas fait et tu es coincée. On ne peut pas s'en sortir. Tu voudrais, mais tu ne peux pas. Et quand tu l'as fait, tu aurais préféré le contraire. »
L'histoire suit cinq jeunes gens blancs issus des classes moyennes se plaignant de la pression sociale et de leurs parents : elle a été critiquée par certaines personnes comme étant un exemple de privilège de cette démographie et cela même si le personnage de Bender est vraisemblablement issu d'un milieu social défavorisé et violent. À l’époque du film, plus de 80 % de la population de l’Illinois, où le film est tourné, est blanche.
Alors que de nombreuses personnes issues de minorités donnent un rôle important au film dans leur vie, le film ne présente que des personnes blanches et hétérosexuelles, ce que Molly Ringwald fait remarquer en 2018. Une personne noire et homosexuelle explique avoir pu se retrouver dans le film parce que « en tant que gamin à Cincinnati dans les années 1980, le film montrait qu'il y avait d'autres personnes comme moi qui avaient du mal à définir leur identité, qui se sentaient déplacées dans la construction sociale d'un lycée, et qui devaient gérer les défis des idéaux et de la pression familiale ».
Hughes lui-même parle de ce choix de classe sociale dans une interview pour Seventeen. Il y dit qu'il préfère écrire sur ce qu'il connaît et qu'il serait très mal à l'aise s'il devait écrire sur quelque chose qui ne fait pas partie de son univers.
Dans le film, le personnage de Bender harcèle sexuellement Claire. Il la sexualise énormément, et quand elle le rejette, il la méprise ouvertement, la qualifiant de pathétique et de petite princesse. Claire fait de son mieux pour l'ignorer. À la fin du film, Claire et Bender s'embrassent. En 2018, Molly Ringwald affirme que cet arc du scénario est particulièrement problématique et gâche au moins partiellement le film. Elle ajoute cependant qu'à l'époque du tournage, il n'est pas vraiment choquant.
Pour les trente ans du film, en 2015, il ressort au cinéma aux États-Unis et est réédité en DVD et en Blu-Ray.
Les films populaires du genre teen movies (films pour adolescents) à l'époque étaient beaucoup plus sensationnalistes et incluaient de nombreuses scènes à caractère sexuel. Dans Seize Bougies pour Sam, Hughes s'éloigne déjà de ce schéma pour proposer une comédie romantique avec peu d'action mais des personnages très travaillés ; l'histoire reste dynamique et se veut drôle. The Breakfast Club va plus loin dans ce changement, proposant cette fois un film très statique, où les émotions ont beaucoup plus de place que les actions.
Dans les années suivantes, la tendance générale suit celle de The Breakfast Club, avec la sortie de Rose bonbon, Stand by Me, Et si on le gardait ? ou encore Le Cercle des poètes disparus.
Il a été un temps envisagé de donner une suite au film qui se situerait environ 10 ans après pour montrer ce que sont devenus les cinq personnages principaux, mais les relations sont tendues entre le réalisateur et Judd Nelson, et Molly Ringwald préfère s'orienter après cela vers des films plus adultes.
De nombreux films, séries télévisées ou romans font références à Breakfast Club :