| Breuvannes-en-Bassigny | |||||
L'église Saint-Remy à Breuvannes. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Grand Est | ||||
| Département | Haute-Marne | ||||
| Arrondissement | Chaumont | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Meuse Rognon | ||||
| Maire Mandat |
Sylvie Parot 2020-2026 |
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| Code postal | 52240 | ||||
| Code commune | 52074 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Les Breuvannais | ||||
| Population municipale |
632 hab. (2023 |
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| Densité | 13 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 05′ 40″ nord, 5° 36′ 34″ est | ||||
| Altitude | Min. 325 m Max. 336 m |
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| Superficie | 48,55 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Poissons | ||||
| Législatives | Première circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Haute-Marne
Géolocalisation sur la carte : Grand Est
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| modifier |
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Breuvannes-en-Bassigny est une commune française située dans le département de la Haute-Marne, en région Grand Est.
| Audeloncourt | Levécourt, Germainvilliers | Blevaincourt | ||
| Clefmont | N | Romain-aux-Bois | ||
| O Breuvannes-en-Bassigny E | ||||
| S | ||||
| Bassoncourt | Merrey | Parnoy-en-Bassigny |
Breuvannes-en-Bassigny se situe sur la façade est de la Haute-Marne, à 3 km de la limite des Vosges. À 45 km de la préfecture Chaumont, ce petit village d'environ 600 habitants voit sa démographie diminuer à la fin du XIXe siècle.
La commune est dans le bassin versant de la Meuse au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par la Meuse, le ruisseau le Flambart, la Vieille Riviere, le ruisseau de Follot, le ruisseau de l'Arlembouchet, le ruisseau des Roises, la Fosse Derriere le Bois, la Vieille, le ruisseau des Noues et,.
La Meuse traverse la commune dans sa partie ouest. Elle prend sa source au Châtelet-sur-Meuse, et se jette dans la mer du Nord après un cours long d'approximativement 950 kilomètres traversant la France, la Belgique et les Pays-Bas.
Le ruisseau Flambart, d'une longueur de 18 km, prend sa source dans la commune de Lamarche et se jette dans la Meuse à Audeloncourt, après avoir traversé quatre communes.

Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : l'étang de Morimond, d'une superficie totale de 9,5 ha (1,4 ha sur la commune),.
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 945 mm, avec 12,9 jours de précipitations en janvier et 9,3 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Val-de-Meuse à 13 km à vol d'oiseau, est de 9,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 917,4 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 39,5 °C, atteinte le ; la température minimale est de −25 °C, atteinte le .
Au , Breuvannes-en-Bassigny est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes,.
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (78,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (78,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (57,6 %), terres arables (20,8 %), forêts (18,1 %), zones urbanisées (2,2 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,1 %), eaux continentales (0,2 %). L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).

Le nom de la localité est attesté sous les formes Boverounes en 1122, qu'on peut lire *Beveronnes ; Bevrona en 1178 ; Bevrenna en 1197.
D'après le gaulois beber (« castor ») et suffixe -onna, variante féminine du gaulois onno « cours d'eau » qui a dû designer le Flambart.
Bassigny est une micro-région naturelle qui couvre le nord-est de l'arrondissement de Langres et une grande partie de l'est de l'arrondissement de Chaumont, lesquels forment la partie méridionale du département de la Haute-Marne en région Grand Est.
Dès le XIIᵉ siècle, Breuvannes apparaît dans des documents anciens sous diverses formes latines. Au XIᵉ siècle, la seigneurie passe du comte de Clefmont à la puissante famille des Choiseul, qui marquera durablement l’histoire locale. Le village se situe alors dans une zone frontalière complexe : entre Champagne, Lorraine et Duché de Bar, ce qui lui confère une importance stratégique.
Les moines de l’abbaye cistercienne de Morimond, l’une des quatre filles de Clairvaux, possèdent également des terres et exploitations autour de Breuvannes. Les « Gouttes » et Fraucourt sont notamment des granges agricoles dépendantes de l’abbaye, témoignant du rôle économique majeur des ordres religieux.
Tout au long du Moyen Âge, Breuvannes se développe comme un bourg rural structuré autour de son église et de son artisanat.
À partir du XVIIe siècle, Breuvannes connaît un véritable âge d’or artisanal. Le village devient l’un des plus importants centres de fondeurs de cloches du Nord-Est de la France. Ces artisans, appelés saintiers, produisent des cloches destinées à des églises dans toute la France et même à l’étranger.
On recense alors, dans Breuvannes et les villages qui lui seront ultérieurement associés (Colombey-lès-Choiseul et Meuvy), près de 200 fondeurs de cloches. La fonderie campanaire demande une grande maîtrise technique : géométrie du moule, alliages, acoustique… Les familles de fondeurs transmettent ce savoir-faire de génération en génération.
La famille Bollée, célèbre lignée de fondeurs, est l’une des plus emblématiques. Plusieurs de ses membres naissent ou travaillent à Breuvannes aux XVIIIe et XIXe siècles. Une demi-cloche déposée sur l’école du village rappelle encore aujourd’hui cette dynastie.
Jusqu’en 1790, Breuvannes relevait historiquement de la Lorraine, bien que sa situation frontalière l’ait longtemps placée entre plusieurs territoires d’influence. La Révolution modifie profondément l’organisation administrative : Breuvannes intègre alors le nouveau département de la Haute-Marne.
Durant le XIXᵉ siècle, l’activité des fondeurs décline progressivement. La mécanisation, l’évolution des techniques et la concurrence d’ateliers plus grands conduisent peu à peu à la fin de l’ère campanaire locale. Toutefois, certaines familles perpétuent encore la tradition, faisant de Breuvannes l’un des derniers villages du Bassigny à garder ce savoir-faire vivant au début du XXᵉ siècle.
Le XXᵉ siècle apporte de profondes transformations administratives. Le 1ᵉʳ , Breuvannes fusionne avec Colombey-lès-Choiseul et Meuvy pour former la commune associée de Breuvannes-en-Bassigny. Cette fusion regroupe l’histoire et le patrimoine de trois anciennes paroisses aux caractères complémentaires.
Plusieurs édifices religieux témoignent encore de ce passé :
l’église Saint-Remy de Breuvannes, dont certaines parties remontent au XIIᵉ siècle ;
l’église Saint-Martin de Colombey-lès-Choiseul, avec une façade Renaissance ;
l’église Saint-Georges de Meuvy, d’origine ancienne.
Croix de chemin, retables, boiseries et ferronneries rappellent la richesse artistique et religieuse de la région.
L’identité de Breuvannes-en-Bassigny s’est construite autour de trois grands axes :
sa position de village-frontière, longtemps partagé entre influences lorraines et champenoises ;
son héritage monastique, notamment lié à l’abbaye de Morimond ;
son extraordinaire tradition campanaire, qui a fait du village un centre artisanal unique en France pendant plusieurs siècles.
Ce passé riche confère à Breuvannes-en-Bassigny une place singulière dans l’histoire du Bassigny et de la Haute-Marne.


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008.
En 2023, la commune comptait 632 habitants, en évolution de −6,78 % par rapport à 2017 (Haute-Marne : −4,16 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Les armes de Breuvannes-en-Bassigny se blasonnent ainsi : parti : au 1) d'azur semé de croisettes recroisetées au pied fiché d'or au bar du même brochant en pal sur le tout, au 2) d'azur à la bande d'argent côtoyée de deux doubles cotices potencées et contre potencées d'or ; le tout sommé d’un chef de sinople chargé d'une vache arrêtée d'argent colletée et clarinée du même, accostée de deux cloches d'or. |


À l'époque romaine, l'écart de Meuvy, au bord de la Meuse, est nommé Mosa et sert de relais sur la voie romaine Langres-Metz.
L'église est dédiée à saint Georges. Elle est construite par les habitants sous la direction de leur curé à la fin du XVIe siècle et début du XVIIe siècle. Le clocher tors est constitué d'une tour carrée que surmonte une flèche de quarante mètres en forme d'arc. Le clocher de 50 mètres de l'époque est tombé à cause de sa hauteur. Il est reconstruit, mais brûle dans les années 1800. Il est à nouveau reconstruit[Quand ?] sous sa forme actuelle.
Ce village est situé à 3,5 km de Breuvannes en direction de Fresnoy-en-Bassigny.